ROGER LAHU
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ROGER LAHU & ERIC DEJAEGER
Contre tous chacaux
A tribute to Bob Morane

"L'antique locomotive cacochyme qui avait dû connaître l'époque de l'Empire anglais des Indes tirait en ahanant cinq wagons tout aussi anciens sur les contreforts de l'Himalaya. Le paysage que les voyageurs avaient le temps d'observer était d'une beauté renversante : des forêts remplies d'arbres en vrai bois, des plantations de plantes, un ciel bleu comme un ciel bleu. Toute la magie des Indes !
— Dites, commandant, ce tacot polyarthritique va tellement lentement qu'on ne sait même pas si on avance ou si on recule ! On a déjà croisé douze fois le même vieux zigoto enturbanné sur sa vache : je crois qu'il nous double et qu'il nous attend un peu ensuite ! On est pas prêts d'arriver chez votre copain mahajara à cette allure.
— Rajah, Bill, Maharajah, pas jara ! "

La page Roger Lahu sur Lieux-dits


ROGER LAHU
Petit traité de l'art délicat d'écaler les oeufs durs

"Soir d'automne orageux, ciel dans des gris très sombres et des noirs profonds et dans une trouée plus claire une demi-lune parfaitement écalée. Chapeau l'écaleur de cette demi-lune, beau boulot ! Puis plus rien qu'un conglomérat charbonneux de nuages de plus en plus noirs."


ROGER LAHU & HOZAN KEBO
Théorie et pratique du haïku raté
tome 1
chauffeur où nous emmènes-tu?

"big jim harrison n'avait qu'un oeil
mais un sacré bon coup
de cet oeil là

(99,9% des poètes semblent avoir un glaucome
à angle ouvert ou fermé ou congénital
ou les trois à la fois)

(merde! où j'ai mis mes lunettes?) "

 

 


"quand ils disent "c'est poétique"
traduire
"on s'fait chier"

(faux-culs
mal torchés!)
"


ROGER LAHU
Petit traité du noir sans motocyclette
(saus une in extremis)

couverture Marie Bateau-Lahu

sombre.
il fait sombre, très, dans mes alentours
alentours potentiels puisqu'en réalité je n'y vois rien. ne
fais que deviner. ce qu'il y. dans les dits alentours.
mais le vrai problème c'est que je ne devrais pas être là.
en être là.
j'y suis pourtant. espérant - non, mal dit, je n'espère rien -
ne pas y rester. ou en rester, là.
je suis extrêmement fatigué à bout. au-delà même d'un
quelconque bout. je me tâte façon de toucher le vide. le
vide, tactilement, ça n'est ni doux ni rêche ni pelucheux ni
soyeux.
sombreux ? est-ce que tactilement on peut sentir ça, une
sensation sombreuse ?
et si oui, est ce que ça vous piquotte ?
une lame d'acier plantée droit net et sans bavures (mais
avec saignements) quelque part dans ce que, par habitude
langagière, vous nommez votre « corps », ça ne piquotte
pas. je vous l'assure.
ça vous assombrit les alentours.
d'ailleurs, rideau (de velours noir ?), j'y vois plus rien. que
dalle macache wallouh.
m'ont toujours fait marrer avec leur lumière blanche au
bout du tunnel ! connards ! pigeons !

ch'us mort.
y a pas photo.
ou alors photo en noir et noir.
crois avoir vu que le manche du couteau était noir de chez
noir.
même que le mot « bakélite » m'est venu à l'esprit ;
et que j'ai pensé au professeur tournesol.
juste avant de mourir c'est con, de n'avoir que ça, comme
flash pré mortem, le professeur tournesol,
et j'ai entendu un bruit bizarre, comme
un ronchonnonflement (un peu dark vador sous son masque)

et me suis demandé : « on entend encore ? quand on est
mort ?
mais peut être que ça n'est pas du tout une lame d'acier
(immense, la lame, et tranchante ; un bowie knife
terrifique, ça te scalpe un peau rouge - les autres couleurs
itou - sans effort. qu'est ce que ça faisait le bruit d'un
scalp qu'on scalpait ?)
peut-être n'est ce que le tout petit bâtonnet d'une sucette
chupa chups ?
tu la suçotais tranquillos, c'était un jour d'hiver, une fin de
jour, ça gelait dur, tu rentrais du boulot, de l'école en fait,
tu glisses, et zyouuuup le bâtonnet de la sucette chupa
chups te rentre pile poil dans le globe oculaire, t'y vois
plus rien, tu t'écroules, tu râles, tu saignes comme un
goret pré-boudin purée pommes, t'es mort ?

ça aurait bien pu se passer comme ça.
non ?

Roroman


ROGER LAHU
AZERTYUIOPécédaire

Poésie N comme Néant bien sur
" de toute évidence "
" A 'xiste pas "
(gratitude à Jean Tardieu)

" Je veux dire, la poésie. Ça ne fait pas grand-chose et c'est ça en fait un putain de néant. »
Extrait de: Juliana Spahr, David Buuck. " Une armée d'amants. "

 

mais aussi Poésie P comme Péloponnèse
la citation de " une armée d'amants "
m'est parvenue depuis là bas
via un jeune pote vagabondant
et écrivant des poèmes vagabondants
dans la réalité (parfois grise et pluvieuse)
du vrai monde aux alentours

j'annule à cause de lui
poésie N comme néant
c'était une grosse erreur :

« a 'xiste » !


ROGER LAHU
Sérénades
Gravure Jacky Essirard

Combien de fois ai-je écrit ces mots :
« la lumière du soir par la fenêtre d'ouest » ?
en sachant à chaque mot que j'écrivais
que j'étais impuissant
à dire ce que je voulais « dire par là »

je sais bien ce que je veux « dire par là »
en écrivant ces mots
« la lumière du soir par la fenêtre d'ouest »
mais je ne le dis pas
ne réussirai jamais à le dire

ça n'est pas grave
et ne m'empêche pas d'écrire
encore et encore
« la lumière du soir par la fenêtre d'ouest »

comme un mantra d'hommage


ROGER LAHU
easy writer

agitation véhémente

tant qu'à faire
pourquoi pas ne pas
ne rien

juste attendre
que "ça" se passe
s'évapore

s'éloigne l'envie de faire
ce qu'on ne sait pas quoi
avoir à faire

regarder "tomber" le jour
et une petite pluie très fine
peut suffire

et même si "ça" ne suffit pas
quoi faire de plus
suffisant

écrire un poème?
pourquoi pas tant qu'à faire:
moindre mal et peu d'effort

allons-y...


ROGER LAHU
Poèmes à servir chaud

Art poétique

un poème c'est...enfin....c'était.....
ça a été....même en automne.....
c'est ce qui rest.... en hiver...
quand tout est tombé...a été
oublié...enfin...
peut-être
ou quelque chose comme ça
"de cet ordre"
enfin...c'est pas sûr....

il ne neige pas



HOZAN KEBO
Poème($) d'essence($)
et d'existence($)

répondez s'il vous plaît

la question m'intrigue:

comment existez-vous
quand vous existez?

par hasard?
par inadvertance?
ou bien même par pure inattention?
tous les jours vous (ou d'autres) (mais vous aussi)
me demandez:
"ça" va?

et tous les jours "ça"
me pose
un sacré problème
existentiel

je leur réponds (à vous aussi)
"on y fait aller"

pourquoi me regardez-vous
à chaque fois
d'un drôle d'oeil?


ROGER LAHU
On dirait que ça serait la mer

on hésiterait un peu quand même
on sentirait bien
que c'est osé
"la mer" on murmurerait
et nos murmures hésitants
désordonnés
ça ferait comme un clapotis
très doux


HOZAN KEBO's
Last Show

Adaptation française Roger Lahu

"moi, dit Hozan, je me pendrai à un tout petit bambou!"

 



Jean-Cristophe Belleveaux, Roger Lahu et Bernard Bretonnière
Marché de la Poésie. Juillet 2007



Roger Lahu, Jacky Essirard
Poeme Cambouis

...outre la R11 GTL j'ai conservé aussi deux trois vieux bleus
de travail
je ne les mets que pour de vrais labeurs

pas pour écrire des poèmes
avec le mot « cambouis» dedans

Le mot cambouis dans un poème c'
est toujours forcément un faux semblant
qui ne tache ni la page ni ne sent
cette odeur particulière
qu'est l'odeur du cambouis

Ce poème ne sent rien
ni la sueur
ni les pieds
ni le cambouis

et ça me navre infIniment ...


Roger Lahu
Des pas dans la neige
(sans neige)

(à jcb )

Sur un papier japon
épais et fibreux
avec un pinceau
et de l'encre très très noire

écrire hâtivement
(je vois le geste à [aire)
ces mots:
« journée de merde»

et attendre
que ça fasse un effet
quelconque

le temps que l'encre soit bue
il y aurait
un peu d'espoir


 

Editions Potentille
Couverture: dessin-collage de Marie Bateau-Lahu



Editions Wigwam

ROGER LAHU
"It doesn't stop..."


depuis des jours le ciel roule
insolemment
ses épaules bleu cru
au-dessus de l'ardoise
grise et mince et piètre
des toits voisins

l'ardoise
j'ai pris son parti
sans hésitation
je parie sur son opiniâtre
résistance
je mise tout ce que je ne possède pas

le ciel et son bleu et ses coups d'été vainqueur
il ne fera jamais le poids
il ne tiendra jamais

la distance

je le sais bien
qu'on gagnera par jet d'éponge
pluvieuse d'automne
l'ardoise et moi

sans en tirer gloriole

c'était un combat gagné
d'avance

le ciel bleu cru des étés
c'est qu'un rouleur
de fausses mécaniques

 

ERREUR DE SAISONS

donnez-moi une ombre
une ombre très lasse
et qui stagnerait en lourde paresse d'ombre

un coup net d'un rasoir
de lumière
comme une saute d'espoir
ou sursaut d'agonie

et elle saignerait

et ça serait un soir
de vieil automne
pourrissant

et il n'y aurait rien
à redire

même la pure clameur bleue
de ce soir d'été
n'y peut rien

ça saignera

un 16 juin

Roger Lahu. "It doesn't stop..."
Editions Wigwam


vendredi 9 mars 2007

Lecture-rencontre
organisée par la Maison de la Poésie de Rennes

Péniche spectacle
Quai Saint-Cyr. Rennes





UN DIMANCHE SOIR

Il reste un peu de riz aux légumes avec du poisson
Mais ça va faire juste pour deux
Tu veux que je t’ouvre une boite de chili

« Oui » ,  j’ai dit

Mais un peu plus tard elle a dit
J’ai décongelé quelques gambas pour aller avec le riz

Ah ah tu te le bichonnes ton riz
J’ai dit

Et puis un peu plus tard encore
La poêle où le riz aux légumes avec poisson
Et gambas (décongelées à la vapeur )
(avec plein d’algues dans l’eau)
(l’eau qui faisait la vapeur adéquate)

Un peu plus tard donc
Devant la poêlée débordante

Dis tu crois pas qu’il y en a assez pour deux
J’ai demandé

T’es sur elle a dit
En soulevant le couvercle
Peut être bien mais alors je vais décongeler encore
Quelques gambas
Ça sera prêt dans un quart d’heure

« No problem » je me suis pensé
Un quart d’heure ça suffit plus que  largement
Pour écrire un poème
Avec du riz aux légumes
Et du poisson
Et des gambas décongelées
A la vapeur
Avec des algues
Dans l’eau

Mais un poème ne peut pas s’achever sur le mot « eau »

Je rajoute donc  cette précision tandis que des gambas se  rajoutent  dans le reste de riz aux légumes avec poisson :

Je bois un verre de vin rouge
En cet instant précisément

En me disant  presque honteux que non décidément
Ça n’est pas comme ça qu’on doit écrire un poème
« C’est chaud »
Ce poème est donc terminé j’y suis pour rien dans cette fin
Mais elle me convient : un poème doit toujours être chaud servi !
 04/03/2007 19:41:14





 

ROGER LAHU - JACKY ESSIRARD
Les advenus

L'atelier de Villemorge

 

 

 

" J'entendis des paroles dans le noir. Elles avaient la gravité des situations périlleuses au coeur de la nuit entre personnages d'importance"

Henri Michaux -
- La marche dans le tunnel

 

 


ce qui est advenu

ni sang ni sève
longtemps que toutes les poches d'eau
ont été crevées
ni lymphe ni suintements

tous les sucs ont giclé
et les biles les jus les pus
tous les spermes

plus rien de l'humide
en eux:
pleurs ou paroles
baves désirs

plus de moiteurs
plus d'effusions
de chairs rouges

 

 

 


écharnés vifs
du sec et du silence
du cuir aussi
racorni squameux
et de l'écorce
et puis de l'os de l'os

ça tient par ligatures
et par empalements
ils ont leurs propres piloris
ils tiennent bon
ils tiennent bon

et même ils vont proliférer
ils prolifèrent déjà
par cassures
par bris
par excroissances aiguës ...

 


paroles des advenus

nous avons conscience
(cela - déjà - vous trouble)
nous avons conscience
de la médiocrité de votre regard
sur notre peau excoriée
de votre mesquine affliction
devant les contorsions torturées de nos membres
les brisures de nos os
nous avons conscience
de votre impuissance flagrante
à penser
cet impensable:
nous ne sommes pas des vôtres

grands moribonds
si sûrs de vos yeux
vous puez la chair

atrocement ...

 


...vous êtes si lents
que vous nous croyez immobiles

arrachez vos paupières
voyez:

nous sommes pures vibrations
de lumière noire
explosion de ténèbres
coup de grisou dans vos mines abandonnées

 


la poésie au noir

ce qui advient dans le poème au noir
est vrai

comme le bec jaune d'un merle
crochant un ver:
un éclair de mort-vie
sans liesse

 


" La face humaine telle qu'elle se cherche encore avec deux yeux un nez une bouche et les deux cavités auriculaires qui répondent aux trous des orbites comme quatre ouvertures du caveau de la mort prochaine"
Antonin Artaud
(préface pour une exposition de ses dessins)

 

ROGER LAHU
LE DECOR DE L'ENVERS
carnet d'aventures
d'La-Théorie-D'la-Poésie

Faire d'une abstraction, Théorie d'La Poésie, un personnage réel (en "petite mémé vacillante "), à dessein de.se gaber sur le ton de l'ironie badine de la poésie ("la poésie est faite partouze ", J.- P. Verheggen), et par là faire accroire au lecteur l'égard mesuré qu'on lui accorde ("Va, je ne te hais point ", Corneille), le tout pour feindre de ne pas vouloir faire ce qu'on fait néanmoins (" Je ne veux pas donner si haut los* à notre langue ..." Du Bellay), feindre de ne pas énoncer un art (anti-)poétique, Le Décor de l'envers, c'est profusément rhétorique, l'effet s'inverse, le lecteur corrige. C'est aussi le contre pied de nez d'un poète courroucé et amusé de ce que les théoriciens font de la poésie une affaire telle qu'elle semble ne plus concerner qu'une poignée d'heureux élus (iraient-ils dans le sens de la régression historique ?) Roger Lahu veut situer la poésie au niveau de tout le monde, sans non plus leurrer son monde. Le Décor de l'envers, ça ruse et ne dupe pas, ça ressemble à Roger Lahu, à la fois tintin et filou.

*Louange
Jean-Pascal Dubost
Ed. Les carnets du Dessert de Lune

Couverture: photographie de Samuel Lahu


La Théorie D'la Poésie petite mémé
vacillante
revient du spar (ouvert 7j/7)
son cabas à la main

"finalement j'aurais dû
en prendre quand même
ça va faire juste
avec ce qui reste"

"elle était pas bien belle
leur salade aujourd'hui"

pense La Théorie D'la Poésie

elle est allée se faire une permanente
hier chez Josy
(c'est sa nièce elle lui fait un prix)
alors
une goutte de pluis
l'arrête net
elle sort son plastique
et se le noue sur la tête

(de toute manière
elle n'avait pas envie de salade
aujourd'hui)



ROGER LAHU
Voyages

Je ne suis pas allé
aux Îles Fidji
où l'on accueille au cri de "Mbula"
le touriste qui débarque
dans ce qui fut jadis un repaire
de féroces cannibales

P.S. : Bounty
est le nom d'une barre chocolatée
fourrée à la noix de coco
qui englue les doigts
lorsqu'il fait chaud

 

 

éd. du pré#carré

ROGER LAHU
LES ANGUILLES

Au plus près installait une écriture: poèmes brefs arrimés au quotidien, très reconnaissables dans leur alliage d'observation et de pensée, d'humour et d'expérience. À six ans de distance, ce deuxième livre au dé bleu se présente comme une suite de suites pour poète seul, réglant les comptes avec l'enfance, la perte, la difficulté d'être, le peu de poids de la poésie tout autant que sa persistante nécessité. Les pages de ce livre sont tendues audessus du vide, et on entend parfois grincer le rire du funambule. La poésie est un risque, et non un jeu. Si, dans la vie, Roger Lahu a la politesse des clowns, il partage leur tristesse quand, le rideau tiré, reste la vie passée passante, et pas de quoi rire fou tout seul.


Antoine Emaz

Roger Lahu a un demi siècle, est père de deux enfants, roule dans une AX diesel avec 250 000 km au compteur: aucune autre certitude «établie».
Ed. Le dé bleu

Couverture: Gravure de Marie-B. Lahu.


Les anguilles.

 


m'enfonce en puits gluant de bouillies froides
comme en ventre-vase
reptation malhabile
glissade incontrôlée pour vrai dire
toboggan sombre


corps-lui tremble
dans cette sorte d'hiver-là
l'a froid jusqu'à l'os
le crâne surtout
comme une couronne
d'épines de glace

 

...les anguilles elles
elles savent
où sont les mers chaudes

et où recommencer..."

 

 

ROGER LAHU
MEPRISES DE VUE

éd. Le Chat qui tousse

 

Que faut-il voir "au juste"?

ROGER LAHU
INTIMEMENT SEPARE

Capitaine mon capitaine
Poète chauve j'arrose
Les fleurs de mon jardin,
En écoutant « Bitch » des Stones

Et ça me fait sourire
D'être chauve
D'arroser mon jardin
Et d'écouter « Bitch » des Stones
En même temps

Ca me fait sourire
gris


ROGER LAHU
AU PLUS PRES

éd. Le dé bleu

Poème d'un instant de grâce

ça va être très dur
à dire

soyons précis

temps (circonstances de) : 22h47 exactement
le 3 avril mille neuf cent quatre vingt douze

lieu (circonstances de) : Juigné les Moutiers
Cuisine. Table de la . Chaise au bout de la table.

atmosphère (circonstances d'atmosphère) : seul
Trop bu . Radio. Jazz.

la chose à dire: j'ai vu sur la chaise à ma droite
(grand côté du rectangle de la table)
une feuille de papier
et un stylo
jazz à la radio New York 1944
Art Tatum Midnight melody

et

une sensation merveilleuse
merveilleuse

de légèreté