VALERIE ROUZEAU

VALERIE ROUZEAU
Vrouz

Du vent me danse la tête
Je do do dodeline
Traverse une rue un fleuve
Une mauvaise passe une crise
Rien jamais ni personne
Ne me porte aussi bien
Que l'air assez remué
Qui me remue assez
Me chavire la caboche
La cervelle envolée
D'aptère qui va à pied
Sans gâcher le hasard
Difficile à mirer
D'un seul frisson de flaque.


« Bonne qu’à ça ou rien
Je ne sais pas nager pas danser pas conduire
De voiture même petite
Pas coudre pas compter pas me battre pas baiser
Je ne sais pas non plus manger ni cuisiner
(Vais me faire cuire un œuf)
Quant à boire c’est déboires
Mourir impossible présentement »


VALERIE ROUZEAU
Quand je me deux

Trouvé dans une flaque d'eau de quoi infiniment
Passio passionnément longuement spéculer
Rien de spectaculaire une feuille rongée au fond
Rouge dessus la boue noire et ma tête telle une trogne
Réfléchie tel un arbre découpé sur le ciel
A la surface de l'eau de la flache spéculaire

Ma tête qui comprenait le vent les cumulus
L' œil coulant au soleil suspendu sans rayons
Pareil qu'une lune toute rouge qu'une peine très ancienne
fonde
Et encore autre chose depuis cette morte feuille
Une vieille main sur mon front rayé une main d'aïeule
Cette vieille sempiternelle main-là par temps de chien

L'asile est lunatique comme la pluie et l'amour
Tout passe par la fenêtre un chat un philosophe
Un unidentified flying object un jour
Un jour une nuit un jour que le téléphone sonne
Par la fenêtre sonne par la fenêtre dégage
Assez légèrement pour cueillir ce nuage.

 


Jeudi 5 février 2009. Le Triangle. Rennes

Valérie Rouzeau, E.Vo-Dinh et P. Parrau
Un galop infatigable

« Le temps d'une soirée, j'ai souhaité que Valérie Rouleau, elle-même poétesse et traductrice, donne voix à certains poèmes du recueil Ariel de Sylvia Plath, tandis que la danse improvisée se fait l'écho de cette œuvre sensible ».E. Vo-Dinh

« Svlvia Plath expérimente la veine confessionnelle tendant à transformer le chaos en des vers rigoureusement articulés, l'état dépressif et les bouleversements psychiques en œuvres d'art immédiatement reconnaissables comme telles ».

 

Un autre texte de Sylvia Plath publié par Laura sur Jardin d'ombres


Papa

Tu ne me vas pas, tu ne me vas plus,
Soulier noir dans quoi j'ai vécu
Comme un pied depuis trente ans,
Blanche et démunie dans la crainte
De respirer et d'éternuer.

Papa il a fallu que je te tue.
Tu es mort sans m'en laisser le temps ­
Marbre plein, tonnes de Dieu,
Statue de malheur à l'orteil gris
Aussi gros q'un phoque de Frisco

Et la tête dans cet Atlantique d'épouvante
Où se déverse un vert morveux dans le bleu
Des eaux du Nauset merveilleux.
Je priais que l'on te repêChe de ton trou.

Ariel, Sylvia Plath, traduction de Valérie Rouzeau



VALERIE ROUZEAU
Mange-Matin

Allant vers

Dans une flaque où tomba ma main
Etourdie j'ai bien vu soudain
Ma solitude à l'envers

Illustrations Valérie Linder
juin 2008

 

L'idée bleue


Jeudi 12 juin

VALERIE ROUZEAU
Poète en résidence de Printemps 2008

19h30 Jardin Villa Beauséjour à Rennes
Carte Blanche à Jacques Demarcq



Un p'tit coucou à la maman de Valérie!




le rouge-gorge

hic tic tic, tsiiih, tsirlip
tsit, tsirrilitsit
( dixit)
si suis cide
en tic pas tic
et patate cuite
(sic)

j'y pige que couic, oui
lyricuicuite encore l'irrite
(sec)
si j'loustique mon esthictic
blanc, olive, brique
ou si tricote éclictic
de l'artistic élastique
hélas
elle tique critique
acide ... oh si
je m'interrouge et me soulcie
comment ça s'ixplique
(sex)
me gourre de rôle, sans goutte
cours-je rose, reste une gourde
voilà le hic
alors : me gorge de rouge
(hic)
qu'sang, nez, patte &
tic! tic! tic! tic! tic! tic! tic! tic! tic!
(tic)


 

Mercredi 7 mai: 19h30 Villa Beauséjour, Rennes

 


Nolwenn Euzen "présente"... Valérie Rouzeau:

"Aussi curieux que cela puisse sembler, la première fois que j’ai lu Valérie, la première fois que j’ai lu Pas revoir, composé au tambour battant de sa sensibilité langagière, cette lecture m’a mise mal à l’aise.  Je venais d’un monde où la souffrance se ouate dans son silence et où aimer réveille un mot qu’on préfère taire. Il m’a fallu opter pour l’énergie sentimentale qui active la poésie de Valérie, opter contre la limite, elle-même affective, qui m’en retenait l’adhésion.

Or cet effort à non pas seulement lire une poésie, mais consentir à ce qu’elle puisse bouger notre disposition, cette instabilité qu’introduit le texte dans notre expérience, c’est précisément une force du texte lyrique. Je voulais dire par là que la profondeur et l’aptitude à la vraie vie qu’on connaît pas ailleurs sans en prendre le parti, ce monde profond et grave de générosité sans soupçon emprunte davantage dans la poésie de Valérie au solide du vivant qu’au fluide de l’après-vie. Davantage au cœur concret qu’à l’abstraction de son élan.

Après ma conciliation avec Pas revoir, j’étais mûre pour lire Va où et ses autres ouvrages : Récipient d’air, Kekszakalu, Apothicaria.

Il faut absolument dire aussi qu’être poète pour Valérie ne s’entend pas sans une large part de son énergie disponible aux autres et autres poètes. C’est une infatigable et talentueuse traductrice de la poésie de langue anglaise. On pourra lire Sylvia Plath, William Carlos Williams et d’autres écritures dont elle assure le rivage dans notre langue. Un travail de traduction est d’ailleurs en cours ici même. Valérie a quatre mains : 2 pour la poésie et 2 pour la traduction. "






VALERIE ROUZEAU
Apothicaria

A Alvaro de Campos
Avec toute ma gratitude à l'ami Olivier Bourdelier qui m'anagramma mon nom oie rêve à l'azur

Maintenant je regarde les samares tomber des arbres en tourbillonnant
Tomber aussi joliment ce n'est pas donné à tout le monde
Chez Robert j'ai trouvé les samares mais pas de monstres
ni d'encombrants
Je me souviens de ce bouquet d'anémones
J'avais cru que le cœur de mon amant était dedans
La croix verte de la pharmacie clignote en plein jour
énormément
Robert n'est qu'un ami et mon amant m'oublie

4ème trimestre 2007

 


VALERIE ROUZEAU
Ce n'est pas le printemps

"Et l'invisible est rouge et bleu."

 

 

juin 2007


VALERIE ROUZEAU
Récipients d'air

Je suis toujours enfant, je dessine avec soin de longs chemins
de fer, et des bateaux dansant
(J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans)
Mon beau navire ô ma mémoire
Il y a aussi un coucou en bois
Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches
(Mais l'espérance est une toute petite fille ... )

 

illustration de Vincent Vergone
Avril 2005


VALERIE ROUZEAU
Pas revoir

Ne plus tenir debout quelquefois tu disais.
Depuis quoi j'ai rêvé que je te relevais que je te relevais et que tu retombais.
Dans la pièce la plus froide tu te serais cassé.
Quand bien même je t'aurais mis debout et tenu aux épaules et parlé à l'oreille apporté des lilas ça n'aurait pas marché.
D'ailleurs je t'ai pleuré dessus ça ne t'a pas remué ni quand j'ai pris ta main dans mes mains bonnes à rien ni rien.
Tu te serais cassé.
Trêve d'éternité.

Photographie d'Eric Sautou
avril 2003


VALERIE ROUZEAU
NEIGE RIEN

Dehors

Un mot sans savoir où on est trop
Yeux feuilles vin rouges
Sentiment serrement dans sa cage
Etoiles: décrochez-moi ça

 

 

pour Antoine Emaz


VALERIE ROUZEAU
Va où?

...Je sens leur solitude parmi les pigeons qui ne volent plus
jamais et mes coups de pieds
je sens ma solitude jusqu'aux ailes de mon nez

 

 

Dessin de Michel Nedjar
février 2003

 

Jean-Pascal Dubost, Monstres morts

VALÉRIE ROUZEAU

Au pif là, à quelques encablures et demi de Garde Dieu quête un clodo qui sillonne dur la rue sous un double lainage l'été comme l'hiver à col roulé, qui sent le musc de couche et la parole soliloque et logogriphe décolle, à peine, et lourdement, des bras d'oiseau de mazout dans sa demande de pardon bonjour qui te croise n'auriez pas vous pourriez me dépanner d'une; petite; pièce; mais sans le moindre or en poche fouillant tu es désolé que l'oiseau a pris le large sur place -

UN MYSTERE :
être atteint plein coeur par un poème

Apothicaria de Valérie ROUZEAU

Roger Lahu


Ce mystère : pourquoi et comment un poème vous atteint-il ? Plein coeur ! vous ébranle, vous bouleverse, vient perturber soudainement l’intranquille tranquilité de vos jours ordinaires ?

Peut être, qui sait ? , est une « simple question » d’humeur, de moment ? d’adéquation parfaite à un moment donné, précis, entre ce qui se dit dans le poème et « là vous en êtes » pile à cet instant là. « Là », c'est-à-dire cet embrouillaminis confus de sensations, de perceptions, de manques, de désirs, de soifs, de fatigues etc.

Peut-être, par exemple, cela compte-t-il beaucoup, le fait que vous lisiez le poème un matin de novembre, froid et lumineux, après avoir charrié en deux voyages, jusqu’à la déchetterie du village voisin (la lumière était merveilleuse sur les vignes des coteaux alentours) des tas de feuilles et de branchages déjà pourrissants. Peut être cela compte-t-il aussi que dans quelques jours ce sera votre anniversaire et que, sans que ça vous ennuie vraiment, ça vous trouble quand même assez ces ans qui s’entassent et pourrissent .

Alors vous ouvrez le livre (vous l’avez trouvé dans votre boite à lettres). Vous notez d’entrée qu’il est dédié à Alvaro de Campos, un de vos poètes de chevet depuis des lustres. Vous lisez « j’ai mis mon coeur aux encombrants dessous un bouquet d’anémones » et vous avez en tête l’odeur pénétrante des déchets végétaux que vous venez de transporter dans votre vieille bagnole, odeur à la fois mortuaire et délicieuses (surtout qu’il y avait des lavandes). … « Mais je n’ai pas jeté ma vie ».

Un ton, d’emblée est donné, une petite musique joue son air. Saudade un peu ironique , blues un peu moqueur . Et puis, d’un coup (vous êtes toujours à la première page, aux premiers vers), un mot vous saute à la figure : « métaphysique » : mot rare dans un poème (et le plus souvent mal venu, comme tous les « grands mots » quand ils se trouvent dans un poème). Ce mot là ravive le souvenir : mais oui ! bien sur ! « Apothicaria » (le titre vous a un peu intrigué) / « Tabacaria » le célébrissime « Bureau de tabac » d’Alvaro/Fernando Pessoa. Et les vers vous reviennent facilement (vous n’en savez « par coeur » que très peu, mais ceux là oui) :

« Mange des chocolats fillette
Mange donc des chocolats
Écoute il n’y a pas de métaphysique au monde à part le chocolat »

Et un peu plus loin (là vous avez repris le livre parce que vous avez oublié un peu la suite, c’est normal, « c’est l’âge ») :
« Je fais tout tomber par terre, comme j’y ai fait tomber ma vie »

Le « mais je n’ai pas jeté ma vie » de Valérie Rouzeau prend tout son sens, ou un autre. Dans « Tabacaria » Pessoa regardait par sa fenêtre, la rue dehors et la devanture d’un bureau de tabac et les clients qui entraient sortaient et il laissait divaguer ses pensées – moroses – en fumant des cigarettes. Valérie Rouzeau, elle, est dehors, dans la rue, « passante », elle s’arrête devant une vitrine d’une pharmacie (peut être est ce sa destination, cette pharmacie) . Il y a une femme nue dans la vitrine, et une femme qui entre « avec deux fesses » et une qui sort « avec deux seins » et, mutine triste, Valérie Rouzeau note, un peu triste, « je ne sais plus ni l’endroit ni l’envers des choses ». Et, là, sur le boulevard, devant la pharmacie, il y a des feuilles qui tombent des arbres : « tombent joliment ce qui n’est pas donné à tout le monde « (toujours cette pointe de folâtrerie narquoise). Mais en fait ce ne sont pas des feuilles qui tombent, mais des « samares » (qui reviendront en leitmotiv voltigeant tout le long du poème). Elles te laissent perplexe ces « samares » (et ton esprit divague d’un coup vers Samarra et sa mosquée d’or, c’est loin). Tu vas vérifier dans le Grand Robert (en souriant un peu parce que ce vers : « chez Robert j’ai trouvé des samares mais pas de monstres ni d’encombrants », tu te demandes si il ne « parle » pas de ce Robert là ? le petit ? le grand ? ou est-ce un vrai « ami » comme le redit Valérie plusieurs fois,) :

ÉTYM. 1798; du lat. samara ou samera « graine d'orme ». Bot. Fruit* sec indéhiscent akène, à péricarpe prolongé en aile membraneuse favorisant la dissémination. | Samares du frêne, de l'orme.

Ah l’avalanche ! un peu comme ce voletis de papillon qui déclenche une tornade à l’autre bout du monde ! mais oui mais oui ! Ces petits feuilles-graines de l’enfance, qu’on jetait en l’air et qui retombaient en virevoltant, on les appelait des « hélicoptères » ! Ah c’est loin, c’est dans l’enfance, et quand plus loin dans le poème tu vas lire « enfance anachronique/les beaux jours lessivés » ou « c’est ma petite enfance je n’y reviendrai pas », tu réagiras d’autant plus fortement que tu y auras effectué un aller-retour express en « hélicoptères-indéhiscent-akène » !) .

Et tu auras noté aussi « en passant » (avec un plaisir malicieux) que l’étymologie latine de ces samares t’emportait aussi sur des ailes au dessus de la Mosquée d’or. Mais Samarra c’est loin, il faut un avion pour s’y rendre, un hélicoptère n’y suffit pas (envie alors d’écrire après Segalen : « Samarra Samarra je n’irai jamais à Samarra »).

Et, l’avion, oh ! , il est soudain là, dans le poème et dedans il y a un amant qui est parti, qui a oublié (« il m’aime pas du tout »). L’enfance enfouie/enfuie (à tire d’ailes vers la grande déchetterie du temps ?), l’amant envolé, tu comprends, tu « comprends bien », que devant la pharmacie, Valérie sourit gris, fait front mais peine à : « on ne va pas finir sur une boite de xanax ». Alors, forcément, elle rêve, elle aussi, d’envols : « doubles samares ailés / j’en ai dans les cheveux j’en ai dans les pensées ». Et aussi :

« Oie rêve à l’azur
Oie rêve à l’azur Oie rêve à l’azur
Je voudrais plutôt un emportement du temps »

Et tu te souviens de la seconde dédicace du livre : « « avec toute ma gratitude à l’ami Olivier Bourdelier qui m’anagramma mon nom oie rêve à l’azur » Et tu te demandes en même temps (certaines dérives mentales sont impossibles à contrôler – nulle « tour de contrôle » ni aiguilleur du ciel dans ces cas là) si les oies sauvages dans leurs périples survolent parfois la Mosquée d’Or de Samarra .

Mais on s’empêtre toujours dans nos désirs d’envols et d’azur (remember l’albatros de Charly B) . Pessoa dans Bureau de Tabac l’écrit bien : « la chanson de l’Infini » ne résonne que « dans un poulailler » ou « au fond d’un puits obstrué » . Rien d’étonnant alors à ce que les vols d’oies sauvagement rêveuses , ne ramènent Valérie Rouzeau à « des troupeaux d’oiseaux entiers » qui se reflétaient dans les « lessiveuses de mémé » . « L’enfance blême » (comme une morte ?) reprend ses droits d’ainesse (et plombe assez les envols). Mais la poète n’a pas dit son dernier mot ou plutôt résiste, en jouant, avec les mots : la lessiveuse « de mémé » entraine à sa suite la blanchisseuse de Pessoa. Celui-ci se demandait:

« Si j’épousais la fille de ma blanchisseuse/peut-être serai-je heureux ? » (Ah les sempiternels faux envols conditionnels !!!) Valérie Rouzeau goguenarde qu’elle aussi, peut être, serait heureuse si elle épousait « le fils de » la blanchisseuse avant de constater , mordante :

« je n’ai pas de blanchisseuse
C’est assez fade le vermicelle
»

(et là tu penses – oies libres et sauvages et fades vermicelles petit-bourgeois s’entremêlant – à la chanson de Brassens)

D’envols, donc, point ! Et les ailleurs sont …. Loin ! bien loin de « Saint Ouen Seine Saint Denis Avenue Gabriel Peri ». Bien que !!!

A qui sait regarder attentivement est donné de voir « des éléphants d’Afrique » ou des « holothuries » dans « les crasses des pots d’échappement ». Ou bien encore « un camion (qui) passe un tronc de baobab avec les racines dans sa benne ».

N’empêche qu’il faut rentrer , il se met à pleuvoir (« entre les encombrants je zigzague sous la pluie » ) (ce «zigzag » là me plait , je ne sais pourquoi , il me rassure , il y a quelque chose de preste , d’énergique , de virevoltant ) . Et voila la fin du poème :

« Il y a mon nom sur une boite aux lettres c’est ici ».

Ce n’est pas vraiment un happy end. Ton coeur de lecteur se serre un peu. Mais vite tu « zigzagues » aussi à ton tour : « un poème ça n’est pas un film amerlo grand public eh benêt » te tances tu ! Et, oui, tu sens que c’est ça, « le nom » « la boites aux lettres » « ici » : c’est le livre, c’est le poème ! Au terme de son errance bluesy sous la pluie et parmi les encombrants (de la vie et du coeur) (mais with the little help des samares et des oies sauvages) Valérie Rouzeau est rentrée chez elle : « ici », dans le poème achevé (ou plutôt qu’il allait falloir écrire). Envie de laisser Pessoa ajouter (derniers vers de Tabacaria) : « … et l’Univers s’est reconstruit pour moi, sans idéal ni espérance et le patron du Tabac a souri ». Alors ? Ai-je été clair ? Ai-je su expliquer pourquoi et comment un poème peut vous atteindre plein coeur ? Comment vous pouvez vous sentir si proche d’un poème qu’à chaque fois ses mots faisaient mouche ? Non, bien évidemment ! Mais est-ce possible ? Essayez donc pour voir ! Chiche ? En attendant , lisez absolument « Apothicaria » de Valérie Rouzeau (et relisez « Bureau de Tabac » d’Alvaro de Campos)

Ce texte est paru dans le N° 77 de la revue LIQUEUR 44

 


mercredi 31 janvier 2007

Au Triangle à Rennes

"dans la lune"

en complicité avec Valérie Rouzeau, Bernard Bretonnière et Christiane Veschambre



Dans la Lune

revue de poésie 100% décarêmélisée

"Dans la Lune", revue trimestrielle de poésie contemporaine, a pour ambition de donner aux enfants, et aux plus grands, le goût de la poésie d'aujourd'hui. La ligne éditoriale est confiée à Valérie Rouzeau, en résidence au Centre de Créations pour l'Enfance de Tinqueux, et la conception graphique à Nicolas Boulard, artiste multimédia en résidence à l'Espace Culture Multimédia du Centre. Ils réuniront chaque trimestre autour d'eux de nouveaux poètes et un plasticien pour construire ensemble un nouveau numéro et partager avec le plus grand nombre la passion qui les anime.

"Dans la lune est née d’une pensée, comme nous en discutions, pour les enfants des écoles qu’aujourd’hui encore en 2004 on assomme trop souvent avec des récitations aussi bêtes qu’insipides et cependant redoutables : ces écoliers-là ne liront jamais de poésie plus tard, définitivement rebutés par la pratique scolaire dont ils ne savent pas qu’elle n’a pour ainsi dire rien à voir avec l’art qui nous bouleverse, nous émeut, nous grandit. Dans la lune s’adresse aux gaillards et gaillardes de cinq à cent dix-sept ans : pas mollir !
Chaque saison :
un voyage « à la ronde » ;
« des mots de nos histoires » avec le poète Bernard Bretonnière, notre lexicographe officiel ;
les « originalunes », poèmes inédits ;
les songes et pensées d’un « poète dans la vie » ;
les trouvailles d’Eric Dussert « d’hier pour aujourd’hui », critique et historien de la littérature, notre archéologue officiel
et enfin des « morceaux de choix » recueillis parmi des chefs-d’œuvre trop souvent oubliés ou méconnus.
Et ce n’est qu’un début !"
Valérie Rouzeau


http://www.danslalune.org



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