LOUIS DUBOST

Editions Le bruit des autres

« Quand Papa est revenu, les gens ont tendu leur verre en direction de l’urne qu’il tenait dans ses mains et ont dit tous ensemble : « à la tienne »
On était très émus, mais personne n’a pleuré, c’était comme une sorte de fête.

 En fin d’après-midi, toute la famille s’est réunie dans le jardin de Papy.
Papa a versé la moitié du contenu de l’urne dans le bac à compost, puis a mélangé, comme ça Papy retrouvera bientôt son jardin.
Et l’autre moitié, elle est au milieu des fleurs dans le coffre de la voiture, on l’emmène dans le cimetière de Bourgogne pour la répandre sur la tombe de Pépé, le père de Papy.

En sortant du jardin, et je suis sûr de n’avoir pas la berlue, j’ai bien remarqué qu’un merle moqueur très sagement se tapait une fraise, et, quelle audace, pas la plus moche !

Sacré Papy !"



"Et après?
... pourquoi le cacher, j'espère un retour à l'écriture (donner une suite à "L'Ile d'elle" qui date de ... 1989!), exercice que je n'ai guère pratiqué à cause des priorités antérieures. Des chroniques pour des revues [...], la publication bientôt de deux livres (le premier est paru) dont un premier roman, un petit polar, intitulé "La Demoiselle aux lumas", à paraître en mars aux éditions Nykta (B.P. 64, 04300 Forcalquier > 6 €) et des poèmes sûrement car cela n'amuse plus ma muse d'attendre que je reprenne la plume!"


Hommage à Louis Dubost

 

L'IDEE BLEUE


Marché de la Poésie
Rochefort-sur-Loire
juillet 2009

"Fin 2009...l'aventure éditoriale commencée il y a 35 ans se termine!"

 




"La passion et la patience d'un «bricoleur du livre», Louis Dubost poète lui-même s'effaçant devant les autres, qui a commencé avec une machine à écrire et un duplicateur à encre (de 1974 à 1983)..."

"De toute façon, ce n'est pas à mon âge qu'on troque les valeurs qui ont orienté une existence. «Créer, c'est résister» disait G. Deleuze. Je m'en tiens là. "
Louis Dubost


 


Une libellule
posée sur mon chapeau
je marche

Taneda Santoka


Louis Dubost à la Cité Scolaire F.R de Chateaubriand
Jeudi 7 juin 2007

Les Editions L'Idée Bleue
85310 Chaillé-sous-les-ormeaux

http://lideebleue.unblog.fr/
http://www.aspoesie.fr/idee-bleue/



Louis Dubost

Festival Plumes Rebelles Rennes

décembre 2005

 

Au hasard de mes lectures, je rencontre chez les poètes qu'édite Louis Dubost, des poèmes qui lui sont dédiés...

"Cette naissance à l'âge adulte, que nous repoussons tous les jours un peu plus, cette amitié entre auteur et éditeur, entre artisans de l'ouvrage, cette attente du soleil d'au bout du tunnel, cette plage où nous irons voir les oiseaux, mourir avec eux, liant de vie et d'écriture, sceau de liberté. Et que demeure le jeu."
(Robert Piccamiglio- après la fureur)

 

...et que demeure le jeu!



GOERGES L. GODEAU
C'est comme ça

DES GENS TRANQUILLES
Ils ont pris rendez-vous huit jours à l'avance,
ils sont arrivés à l'heure et nous avons fait con-
naissance. Ils ne se sont pas plaints du voyage, ils
ne nous ont pas assaillis de questions, on leur
avait dit de venir, ils sont venus, ils nous
voyaient, rien ne semblait les décevoir.
Au cours du thé, des gâteaux, nous avons parlé
des enfants, des études, de la société et pour finir,
de la poésie, notre lien. Quand le soleil descendit,
ils se souvinrent du long chemin qu'ils avaient à
faire et se levèrent comme à regret. Nous les sui-
vîmes jusqu'à la voiture. Ils nous saluèrent une
seconde fois, sourirent et disparurent dans le vil-
lage. Nous fîmes quelques pas dans le pré.
Ce qui restait de jour était bloqué.


à Georges Mounin à Marie-Jo et Louis Dubost


Jean-Pierre Georges.
Où être bien

à Louis Dubost

ARBRES ORÉE SENS


C'est exact je ne suis pas un écrivain
trop peu de mots trop volatil
pas assez de sève, d'assise!
- Oui par cette chaleur je reprendrais
volontiers de cet acacia boule -
Je suis en fait comme ces peupliers
ou ... ces ormeaux cher Louis !
gros consommateur de vent.

Sur la route de Chaillé, 20.8.81

 


LOUIS DUBOST
L'évidence qui passe
suivi de L'île d'elle

La mémoire apprivoisée efface de nos lèvres le laisser-aller des grammaires mortes. Le silence étrangle les ratures rétives. Toute (auto)biographie se donne les gants d'un tueur bien raisonnable.

Les livres sont des îles où les mots prennent leur temps. Ils jouent tantôt aux dés avec la tristesse, tantôt à chat perché avec les yeux grands ouverts.

 

On construit des musiques de sable. On rencontre l'eau salée d'un regard qui défenestre sa révolte. On cherche sous une robe des caches sûres. On ne se sent de nulle part.

 

Juin 2000


"Puiser
Sans s'épuiser
geste
de source
ou de langage"