ELICE MENG

 

« UN CONCERT D’OISEAUX »
 

ziques   avec  birds pour une convalescente

par UtamaRoro

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pour Elice






"Au plus profond de notre être,
l'obscurité
ne demande que la lueur
d'une lampe torche,
pour nous apparaître peuplée
d'étranges silhouettes.

Finalement familières, ces ombres,
qu'ont-elles à dire
de nos espoirs encavernés,
de nos solitudes communautaires,
de nos ailes envolées?"

Elice Meng


 




 

PLUMES ET DEPLUMES

Au FORT DE SAINT-PERE (35)

 

 

 




Grabuge sous les plumiers
par Gwénola Morizur

...Noir sur blanc, gris, un rien de rouge.
Parce qu’avec elle on ne s’embarrasse pas des fioritures, je me déleste avant d’entrer.
Merci de / laisser / votre / superflu / devant / la / porte

J’inspire, j’expire, j’entre.

Elice et ses plumes
Elice et ses zoziaux
Elice ses envolées...




...Plumus, plumeaux, plumiers,
on est tout proche de l’écriture...


...Et nous y voilà.
Les englués.
Pris au piège du pétrole.
J’inspire, j’expire. Re.
Rien à faire.
Alors je courbe l’échine devant le vol déchirant de celui-ci, en proie à la bêtise humaine, et ses battements de /rien/ dans un ultime sursaut de vie.
Il était une fois des plumes déplumées, des plumes tristes.
De ces plumes d’oiseaux délaissés,  les bedonnants, les boiteux, les mal-fichus, qui, tant bien que mal, continuent d’avancer.
Elice ne nous les épargne pas...



"...Car finalement c’est toute l’espèce humaine qui se donne rendez-vous dans cette immense volière.
Et ça pépie, ça cause, ça piaille.
Ca revendique la condition des espèces, ça dit la tendresse, la révolte, l’humour, et enfin ce sursaut de résistance, de pas-question-d’abandonner, face à ce monde qui oublie souvent jusqu’à l’essentiel :
la vie. "





LIONEL BOURG
Le Chemin des écluses

suivi de Gueules de fort

Les toiles d'EIice Meng, rageuses, apaisantes n'empêche, travaillées à vifs coups de couteau dont la lame gratte, coupe, tranche, incise ou souligne au gré des visages une bouche, un rictus, une paupière, ces toiles noires, dont les traits se détachent sur l'ocre jaune d'une couche elle-même éraflée, scarifiée, rendent ainsi justice à ces personnages longtemps exclus de la mémoire commune.
Elles les montrent.
Les délivrent de l'ombre où ils étaient ensevelis. De sorte que m'en allant, quittant ce fort où, plus que je ne l'avais cru, devant ces trognes, ces faciès et ces crânes hirsutes, je m'étais attardé, j'ai pensé qu'il s'en faut parfois d'assez peu pour qu'une vie bascule et devienne pareille à celle de ces emmurés d'autrefois, qui gravaient le salpêtre ou la pierre, le plâtre, le ciment, confiant à la curiosité posthume les noms d'une femme aimée, d'un camarade ou de quelques étoiles, d'un enfant, un très jeune enfant dont, dans l'obscurité, et parmi les reliefs des jours consumés à attendre, ils se souvenaient : peindre, écrire, après tout, ne recèlent au mieux que cette vérité.

Sur remue.net



café CORTINA, 1é, rue du Docteur Francis Joly. 35000 RENNES 02 99 30 30 91


Exposition au Fort de St-Père ~ Mai 2007

"Gueules de Fort" C’est une histoire d’hommes, une histoire de gueules, de celles qui ont bâti un fort, qui ont lutté, qui en sont mortes, des françaises, des allemandes, celles des soldats, des prisonniers, et puis celles des hommes d’aujourd’hui, qui rebâtissent et réaniment, l’histoire de celles qui ont subi les autres hommes, qui ont mené les autres hommes, de celles que ces murs ont gardé en mémoire, que ces murs ont aussi oublié, que je recrache en traits noirs sur fond de terre.

Tenter de recracher en cernes noirs sur fond de terre cette longue histoire d’hommes et de gueules…


Gueules de Fort (Lionel Bourg)

Le site du Fort St-Père




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"Et l'invisible est rouge et bleu."
Valérie Rouzeau - Ce n'est pas le printemps.