roger lahu


« PEU ME CHAUT »

j’ai toujours beaucoup aimé cette  expression de vieille langue
et le verbe « chaloir » 
Dans mon  fort dépenaillé dictionnaire d’ancien français de Grandsaignes d’Hauterive (« agrégé de l’Université » )  on trouve à l’entrée de ce verbe cette  merveilleuse  citation de la Chanson de Roland :
« Ne li chalt sire de quel mort nus murions »
« Peu me chaut » c’est dire en quelque sorte « ça ne me fait ni froid ni chaud »
peu m’importe
je m’en fiche
je m’en fous
je m’en tamponne le coquillard
je m’en bats les couilles
rien à branler
il est à noter qu’il existe « sur la Toile » un  pitoyable blog « RAB » « rien à branler » (« blog des branleurs » est il précisé)
mais si l’on tape PMC (pour « peu me chaut ») le premier site qu’indique msieur glougleuh est :

PMC lingerie jour et nuit. Collections Filco et P'tit béguin ...
PMC Lingerie, sous-vêtement pour l'homme, la femme et l'enfant. Lingerie de jour et de nuit Filco.

moins coquins , quelques lignes plus bas , on trouve aussi

PMC HomePage
Laboratoire de Physique de la Matière Condensée. English website. Laboratoire mixte de l'Ecole Polytechnique et du CNRS (UMR 7643) ...

Private military company - Wikipedia, the free encyclopedia
private military company (PMC) also provides staff and services of military and sometimes security natures. The hiring of professional soldiers is a ...

mais de tout cela, PMC , je veux dire “peu me chaut” , « branleurs » ou polytechniciens soldats professionnels ou froufroutantes créatures :

« Ne li chalt sire de quel mort nus murions »

CANTIQUE DES QUANTIQUES ou chanson paillarde ?

« D'après la théorie quantique appliquée aux gaz, au-dessous d'une certaine température critique, un gaz de bosons (particules de spin entier, telles l'atome de sodium ou le photon) enfermé dans une boîte se condense en un état quantique « géant », une sorte de superatome macroscopique nommé condensat de Bose-Einstein : les particules s'accumulent toutes dans le même état quantique fondamental, c'est-à-dire l'état d'énergie la plus basse »
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-le-superphoton-est-ne-26248.php

je ne comprends bien évidemment un traitre mot de l’énoncé ci-dessus , mais j’éprouve une satisfaction textuelle intense à le lire . Je dérive plaisamment de ses mots  à d’autres : « gaz de bosons » devenant « pets de bisons » (d’autant plus que je relis la série des Winitou de Karl May) « spin entier » devenant  « grosse bite » etc etc . C’est , qu’en réalité , il m’intimide énormément cet énoncé , alors je me rassure en me gaussant .  (j’imagine le « superatome macroscopique » en tenue moulante noire avec un grand Q – comme « quantique » bien sur ! – dans le dos !)
et cette question : pourquoi bon nombre de photos scientifiques ressemblent-elles autant à des hallucinations de mecs sous LSD ?

à vraiment dire

si vous le dites
je le dirai
me prêtez vous vos mots ?

les miens sont les mêmes
piètres bibelots d’inanité sonore
mais je voudrais essayer les vôtres

pour entendre
dans leur creux
le bruit que fait la mer

une mer
si flasque et  peu tempétuée
qu’on dirait une mare à grenouilles

où je croasserais
croap croap croap
pour « tout vous dire »

06/12/2010 19:29


"Je bois donc je suis."

"Le guide du vin pour le philosophe "

Editions Continuum


« Le soir je revenais chez moi et me consacrais à la lecture et l’écriture, raconte Avicenne. Si je me sentais assoupi ou affaibli, j’allais prendre une coupe de vin pour retrouver des forces, puis retournais à ma lecture. ».Philosophe de l’esthétique, le Britannique Roger Scruton propose un pas de plus. Amoureux de la France et de ses terroirs, il pense que le vin, s’il accompagne fort bien la nourriture, « accompagne encore mieux la réflexion ». Pour lui, la brume légère créée par un bon vin peut faciliter et même améliorer la qualité de la pensée. Bien maîtrisé, un vin du terroir est par excellence la voie du « connais-toi toi-même ».
(extrait du numero de novembre de la remarquable revue « BOOKS »)

un soir d’hiver banal  « Le Monde » dans ce soir :
moratoire
rétablir la confiance
contre-sommet
classification respectueuse

et dans mon vrai dehors
ça neige à pleins flocons

« le pape se plie au jeu des questions »
(France Inter )
« une distance par rapport à l’acte d’être pape »
(France Inter)
« opération de communication pour redresser son image ? »
(France Inter)
« jeux de questions réponses qui montent qui montent qui montent »
(France Inter)
« vous avez le buzz sur le préservatif … l’éditeur est aux anges »
(France Inter)

 

et dans mon vrai dehors
« ça » neige encore

ça va glisser demain
matin
devrais-je confesser
toutes mes fautes
(notamment de « frappe »)
avant d’aller au turbin ?

PS
« le pape sait qu’il n’est pas éternel »
(France Inter)


Nous vivons un âge des ténèbres numérique. Nous avons toujours les tablettes de pierre avec les premiers livres écrits il y a 4 000 ans, comme l’épopée de Gilgamesh. Mais c’est difficile de trouver une version originale de PacMan. C’est une idée terrifiante et peu de gens ont l’air de réaliser ce qui est en train de se passer. Nous sommes en train de perdre notre passé récent très rapidement. Avant votre arrivée, j’étais en train d’écouter un rock’n’roll des années 60. Un morceau simple, mais il serait impossible aujourd’hui de refaire ce son si particulier. Il ne s’agit pas seulement d’une manière de jouer : certains instruments sont désormais rares, les amplis et micros utilisés sont difficiles à trouver, et même la platine pour l’écouter n’existe plus. Ce morceau devient aussi difficile à recréer que de la musique du XIIe siècle.
Brian ENO 
INTERVIEW | 15 novembre 2010 sur Libé

j’aime énormément cette expression « âge des ténèbres numériques »
j’aime énormément  l’idée qu’on puisse lire l’épopée de  Gilgamesh et ne pas trouver la version originale de Pac Man
j’ai encore mes vieux vinyls mais j’hésite désormais sur l’orthographe : « vynils » ou « vinyls » ? mais je n’ai plus la « platine » tourne-disques  nécéssaire pour les faire tourner (et –ah ! – entendre les petits crachotements que faisaient les « rayures » sur les « galettes » )
j’aime énormément le « rapprochement » entre un rock&roll des années 60 et la musique que XIIeme siecle
(en écoutant une chanteuse de jazz   japonaise, du XXI eme siecle qui chante "Oh Shenandoah" (also called simply "Shenandoah", or "Across the Wide Missouri") is a traditional American folk song of uncertain origin, dating at least to the early 19th century. The song is number 324 in the Roud Folk Song Index,)

 

résumé de l’épopée de Gilgamesh (trouvée où ? sur le Net évidemment !) !

Gilgamesh, de la ville d'Uruk, est dur et intransigeant. À la demande de ses sujets, la déesse Aruru lui confectionne avec de l’argile un double hirsute mais bon, Enkidu, qu’il rencontre en duel. Au terme du combat, tous deux comprennent leur complémentarité et s’allient pour accomplir de grands exploits. Mais Enkidu meurt et Gilgamesh, au comble de la tristesse, part à la recherche du secret de l’immortalité auprès d’Uta-Napishtim, qui lui fait l’étrange récit d’un déluge. Au moment de partir il lui révèle l’existence d’une plante de jouvence.
À peine Gilgamesh a-t-il pu se procurer la plante qu’il se la fait dérober par un serpent et comprend qu’il n’est pas dans la nature de l’homme de vivre immortel. Une telle quête est vaine et l’on doit profiter des plaisirs qu’offre la vie présente.

 

début : « un âge des ténèbres numériques »
fin « les plaisirs qu’offre la vie présente »

 

à nous de choisir ?


AUTUMN LEAVES

J’aime l’automne . Mais plus que tout m’émeuvent profondément , me « parlent »,  les derniers jours de cette saison .
Les arbres en ces instants plus ou moins rapides selon les années ,  se dépouillent  de leur somptueux caparaçon d’or de pourpre et de vermeil  et peu à peu redeviennent vieilles rosses  squelettiques, piètres haridelles  efflanquées  , sombres épouvantails osseux .
Cette métamorphose me fascine .  J’ai l’impression qu’après  avoir été spectateur extasié d’un grand opéra  flamboyant  je me retrouve soudain dans les coulisses , les loges et que, sans aucune pudeur, les artistes se dépouillent  sous mes yeux de leurs costumes  clinquants , se démaquillent , ôtent leurs perruques tarabiscotées , se mettent nus en ricanant : « Regardez regardez bien ! ce n’était qu’illusion ! tout était faux ! voila qui nous sommes vraiment ! » et j’entends même qu’ils précisent en ricanant :  «…  et qui vous serez ! » .
Oui  vraiment , la fin de l’automne a quelque chose d’une « vanité » baroque , d’un « memento mori »  végétal .
« Autumn » leaves » : en anglais « leaves »  signifie « feuilles » au pluriel mais c’est aussi « to leave »  « quitter , abandonner » , on pourrait  comprendre alors « l’automne abandonne … » . Quoi ? ses oripeaux royaux , sa couronne , son royaume ?  Il lâche prise , il « laisse tomber »  .  Fin de partie .  titre célèbre de Samuel Becket , comme celui-ci aussi , moins connu :
« Pour en finir et autres foirades »

Pierre de Ronsard – derniers vers

Je n'ay plus que les os, un Schelette je semble,
Decharné, denervé, demusclé, depoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé,
Je n'ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son filz deux grans maistres ensemble,
Ne me sçauroient guerir, leur mestier m'a trompé,
Adieu plaisant soleil, mon oeil est estoupé,
Mon corps s'en va descendre où tout se desassemble.

Quel amy me voyant en ce point despouillé
Ne remporte au logis un oeil triste et mouillé,
Me consolant au lict et me baisant la face,

En essuiant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu chers compaignons, adieu mes chers amis,
Je m'en vay le premier vous preparer la place.

 

 

Chassignet, Jean-Baptiste (1571? - 1635)

Nous n’entrons point d’un pas plus avant en la vie
Que nous n’entrons d’un pas plus avant en la mort,
Nostre vivre n’est rien qu’une eternelle mort,
Et plus croissent nos jours, plus decroit nostre vie :

Quiconque aura vescu la moitié de sa vie,
Aura pareillement la moitié de sa mort,
Comme non usitee on deteste la mort
Et la mort est commune autant comme la vie :

Le temps passé est mort, et le futur n’est pas,
Le present vit, et chet de la vie au trespas
Et le futur aura une fin tout semblable.

Le temps passé n’est plus, l’autre encore n’est pas,
Et le present languit entre vie et trespas,
Bref la mort et la vie en tout tems est semblable.

PRODUIT DU TERROIR ?

04/11/2010 19:06:44 je jette un noeil (mais étant de nature précautionneuse je fais semblant : pas envie de finir borgne ! ) sur Le Monde.fr pour «m’informer »
et que vois-je ?
on avait eu droit aux bébés planqués dans les congélos
maintenant c’est des « ovocytes »
ah dediou de chez dediou ! me pensè-je ,  on retourne à l’ère glaciaire !
y en a qui mettent au congèle leurs plus ou moins vraies/fausses couches , d’autres qui accouchent d’ovocytes congelés , et d’autres encore qui se font congeler post-mortem « au cas où » on pourrait les décongeler et vivants dans quelques siecles ou millénaires !
tout ça alors que l’hiver arrive et que bientôt on va « se les cailler » !
Mais, ah ah oh oh  , que vois je « en plus » : capture d’écran ci jointe :  sur la page de l’article du Monde consacré aux ovomaltynes congelés une pub charcutière pour les « produits du terroir »
et …. j’éclate de rire !

autre capture d’écran : on a chipé des « bibelots » chez  Tapie . Et si c’ étaient les ovomaltocynes congelées de sa dame ? ou ses paillettes spermatiques congelées itou ?
            Ah non ! oh les voleurs ! si vous avez piqué « ça » passez les immédiatement au micro-onde : faut pas qu’il se reproduise ce mec !

POÈME À L’HEURE  D’ÉTÉ

30/10/2010 19:23:29

ce poème est écrit « à l’heure d’été »
si je l’écrivais demain
il serait écrit « à l’heure d’hiver »

la nuit est déjà tombée
il pleut

demain la nuit tombera
il ne pleuvra peut être pas

en fait  si
il devrait pleuvoir
si on en croit les infos météo « en temps réel »

demain soir je pourrai  donc écrire
un poème « à l’heure d’hiver »
et dire :

la nuit est tombée
il pleut

mais je n’écouterai pas
à « ce » moment
the legendary Marvin Pontiac
comme  « maintenant »

 

La souris et le papillon
Ça pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine
C’était seulement une « coïncidence » : la souris était au pied d’un vieux mur et en levant la tête j’ai vu le papillon .
Autant  l’image de la bestiole écrasée ne m’a posé  aucun problème « visuel » , autant cet étrange papillon  m’a troublé . Rien ne collait : la lourdeur de la pierre taillée en lieu et place de la légèreté , la noirceur moussue en lieu et place des couleurs  vives , la fixité morte en lieu et place de l’envol éphémère . Quelle idée d’avoir ainsi  « bloqué » un papillon sur un mur ?
Un peu plus tard , en pleine forêt,  mon regard fut arrêté par une ancienne borne , fort incongrue désormais , mais dont la présence  « arrêtée » parmi les feuilles mortes m’a beaucoup satisfait : je me suis arrêté à ses côtés le temps  - perdu ? retrouvé ? – de me rouler un clope et de le fumer tranquillement .

ce qu’on voit
ce qui attire fugacement notre œil
pourquoi le voit-on ?

un rien suffirait
pour qu’on ne voie pas
ce qu’on voit

pour que « ça nous échappe »
pour qu’on ne l’ait jamais vu
« ça » précisément

ce qu’on voit
peut-être
nous a choisis

mercredi 27 octobre 2010


lundi 25 octobre
Quel rapport entre l’album “Sticky fingers” des Stones (un de leurs meilleurs)  et l’église  romane de mon village ?

« Dead flowers »

Hier revenant d’une longue promenade par monts et par vaux je suis passé à côté de l’église , totalement à l’écart du village , isolée au milieu des pâtures , « dans un écrin bucolique » comme disent les présentateurs du jeu des 1000 euros . J’ai été surpris de constater qu’il y avait quatre voitures garées à proximité : quatre voitures c’est carrément un embouteillage dans mon ici & bas même ! Et puis je me suis souvenu d’un coup que c’était bientôt la Toussaint et j’ai alors compris que les gens venaient « fleurir » leurs tombes .

En longeant le mur du cimetière mon regard a été capté par un petit enclos : s’y retrouvaient jetées en vrac les fleurs (vraies ou fausses) qui jusqu’alors agrémentaient les pierres tombales et qu’on venait de remplacer . « Dead flowers » ai-je pensé illico et la chanson des Stones m’est aussitôt revenue à l’oreille interne .

 Send me dead flowers by the U.S. Mail
Say it with dead flowers in my wedding
And I won't forget to put roses on your grave
No, I won't forget to put roses on your grave

Ca m’a fait sourire de chantonner un air des  Stones à côté des  vieilles pierres romanes  de l’église .

Plus tard je me suis rappelé avoir jadis bidouillé la pochette de « Sticky Fingers » , j’ai eu de la peine à retrouver ce bidouillage , et  quelle n’a pas été ma surprise de découvrir qu’il y avait  là aussi des fleurs !

Tout cela ne présente bien évidemment strictement intérêt (ni général ni particulier) , mais , allez savoir pourquoi , ces petites juxtapositions aléatoires que nous réserve la Zexistence ont le don de me combler d’une aise précieuse, fugaces moments de « satisfaction » !

pour réécouter DEAD FLOWERS  c’est ICI


(en écoutant le BO très hot de « Kansas city » d’Altman)

ET ENCORE UN POÈME BIEN RATÉ !
« Moten Swing »
pourquoi
écrire simplement
« Moten swing »
ne suffirait pas
comme poème
un dimanche soir d’octobre

sans « en » rajouter

trop tard :
c’est déjà fait

10/10/10

note :  ce poème est « open source » , quiconque peut le réemployer en remplaçant à sa guise – et selon ses goüts musicaux – « Moten Swing » par « Actus Tragicus » , « Sympathy for the devil » , « Quelqu’un m’a dit » , voire « Viens Poupoule »

tentative de poème heideggerien pour essayer de voir ce que « ça » donne d’écrire un poème
en la présence des dieux et atteint par la proximité essentielle des choses.

est-ce qu’ « à force » de le dire
ça va – comment dire ? – « venir » ?
« arriver » ?

quoi « ça » ? quoi « le » ?
nulle idée
juste  essai de  « parole »
un  truc façon gri-gri
pour tester l’efficace de dire

et alors ? ça « donne » quoi ?

que dalle !

mais nulle déception :
« c’était   écrit »
que « ça »
rate

(faut avoir vraiment la foi pour que
« ça » marche)

 ce jour d’hui il a bien plu
« à seaux »

04/10/2010

Hölderlin est pour Heidegger le poète par excellence parce qu'il réfléchit sur l'essence de la poésie et voit dans la poésie le verbe révélateur de l'être. Heidegger interprète les vers : « Mais à nous il revient, sous les orages du dieu O poètes, de tenir à tête découverte. » (Comme au jour de Fête).
La poésie n'est pas le reflet de la sensibilité du poète, elle n'est pas la traduction d'une époque. Le poète se tient « sous les orages du dieu » : il affronte la puissance de l'être, il est appelé par le dieu et en répercute les signes. Il va « tendre au peuple le don céleste » (Hölderlin). Le poète nomme les choses et par son dire, les fait accéder à l'être. « C'est seulement lorsque le poète dit la parole essentielle que l'étant se trouve par cette nomination nommé à ce qu'il est, et est ainsi connu comme étant. La poésie est fondation de l'être par la parole. » commente Heidegger. La poésie fonde l'être que le langage non-poétique masque.
Hölderlin (En bleu adorable) « Riche en mérite mais poétiquement pourtant, l'homme habite sur cette terre. ». L'homme est riche en mérite par son activité, mais c'est fondamentalement par la poésie qu'il entre en contact avec l'être. Par la poésie l'homme se tient « en la présence des dieux et est atteint par la proximité essentielle des choses. » commente Heidegger. Le commentaire tend toujours à rapporter le sens de la poésie à la philosophie de Heidegger sans tenir compte de la poésie elle-même. Certes, Heidegger explique bien qu'il ne veut pas être un critique littéraire, mais dans ce cas, en quoi est-il nécessaire de faire appel à des œuvres pour illustrer ses thèses philosophiques ? Si l'œuvre est porteuse d'une philosophie, c'est tout autant la philosophie qui est appelée à prendre un forme artistique, poétique, pour Heidegger.

http://www.lettres-et-arts.net/arts/116-iv_heidegger_et_les_%C5%93uvres

 

UNE FONTAINE DE JOUVENCE NEURONALE ? Actualités | 23/09/2010 |
Une molécule aurait la capacité de stimuler la production de nouveaux neurones et de restaurer les capacités cognitives altérées par le vieillissement.
La molécule P7C3 bloquerait une cascade de réactions biochimiques faisant intervenir les mitochondries (les organites qui fabriquent l'énergie des cellules) et provoquant la mort des neurones. Il s'agirait par conséquent d'une substance s'opposant à la mort programmée des neurones, ou apoptose, parfois qualifiée de suicide cellulaire.
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-une-fontaine-de-jouvence-neuronale-25819.php

 

à la vache ! (mais les essais n’ont été faits que sur les souris) (pas sur les vaches) (« ah la vache ! » est une formule exclamative) : qu’apprends-je ? nous sommes tous atteints d’apoptose  ! tous apoptosés !
y avait la ménopause  , on savait .
et l’andropause  aussi (bien qu’il y ait contestation lexicale : « Le terme « andropause » est critiqué car implique une dichotomie (le patient est en andropause ou ne l'est pas) ce qui ne reflète pas la réalité. Le terme « hypogonadisme » est ainsi préféré par plusieurs sociétés savantes »
(mais moi je préfère être lexicalement « andropausé » plutôt qu’hypogonadismé » - à l’oreille ça fait moins mal , non ?) . Mais là , pour le coup , y a égalité sexuelle ,  mâle ou femelle on est tous « apoptosés » !

et est-ce un effet de mon « apoptosisation » accélérée si ce jour d’hui c’est cette « information » qui a capté l’attention des quelques neurones qui me restent ?

poème avant que les mots manquent
(mais ça ne sera pas grave quand … )

ah le régal
calme calme le régal
que c’est un ciel  en début
de soir septembre
la couleur   stonewashed jean
d’un début de soir en  septembre
en écoutant « old man »
de Neil Young
I've been first and last
Look at how the time goes past.

et le ciel couleur  stonewashed jean
d’un début de soir
en septembre
se contrefout
des premières dernières places
et du Temps

il est a été sera
ciel d’un début de soir
en septembre
même quand les mots ne se diront plus
les mots « soir » « septembre »
ni même « ciel »

ça sera encore plus calme
peut être
sans les mots ?


mercredi 14 septembre
Allez va ! je l’avoue ! je pratique (oh honte !) le coucou-blogging !

Le coucou gris parasite les nids des autres espèces. La femelle dépose ses oeufs dans les nids des autres oiseaux
eh oui !
Le Coucou gris coucoue, coucoule
et je fais de même
mais chez les autres
Cuculus canorus
Ordre : Cuculiformes
Famille : Cuculidés
j’ai la flegme de me faire un nid en propre  ni même en « nue propriété »
je squatte
ici  http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/
ou là http://certainsjours.hautetfort.com/
là aussi http://lestextesminimaux.blogspot.com/
mais surtout ICI MÊME en ces « lieux dits » mon nid de prédilection  (eau &  gaz à tous les étages)


ch’us un ROM du blog ! j’itinère ! pas moyen de me sédentariser !
vous pouvez me dénoncer
comme ça je toucherai 300 neuros de prime de « retour » 
et comme je reviendrai il faudra encore m’expulser
RAAAh lovely ! comme au Monopoly : « vous passez par la case départ vous encaissez etc etc »

à croire que Sarko , Brice et Besson n’ont jamais joué au Monopoly !

en fond « sonore » : « eau et gaz à tous les étages » version reggae Gainsbarre  (plus Rom que lui tu meurs)
http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/gainsbourg



mardi 7 septembre
AUJOURD’HUI
j’ai « fait grève »

Définitions de grève, nom féminin

¤ 

Cessation volontaire et collective du travail par des salariés afin de défendre des intérêts communs. Droit de grève. Grève licite, illicite. Grève illimitée. Un ordre de grève. Journée, mouvement de grève. Usine en grève. Faire la grève. Soutenir une grève. Briseur de grève.


*

Arrêt volontaire d’une activité par une personne, un groupe qui veut attirer l’attention sur une situation, sur ses revendications. Une grève de la faim. Une grève de l’impôt. Grève des étudiants, des détenus. Grève de solidarité.

¤ 

Terrain plat situé au bord de la mer ou au bord d’un cours d’eau. Marcher sur la grève.

 

AUJOURD’HUI
Je ne suis pas allé au bord d’une mer quelconque ni d’un cours d’eau encore plus quelconque
parce qu’AUJOURD’HUI
du matin au soir il a plu
à verse  à seaux à donf
que d’eau que d’eau que d’eau
DANS QUELQUES JOURS
j’irai aux champignons
parce qu’il devrait y avoir une bonne poussée si le temps se réchauffe un peu

 

début septembre ce n’est plus le TEMPS DES CERISES
mais celui
DES CHAMPIGNONS

 c’est très bon les champignons
autant que les cerises
mais on ne peut pas faire de clafoutis aux champignons

PS mais j’ai appris AUJOURD’HUI que les cafards vont peut être sauver l’humanité

samedi 4 septembre 2010


MA TABLE

ma table de mes lois mais lesquelles ?
ma table de mes travaux  d’automne j’y épluche mes fruits
ma table multiple où je ne fais jamais d’additions
ma table  aux pieds fort malhabiles
ma table vieille sioux parcheminée
ma table  à lire l’été dehors (à lire quoi ? l’été ? les dehors ?)
ma table de je ne sais quel bois mais peu nous importe à elle et moi

juste une table
mais  très juste
« en tant que »
table

lundi 30 août
UNE ÉPOQUE DE « DÉCLIN » POUR LA POÉSIE ET LE CINÉMA ?

DÉCLIN, subst. masc.
Action de décliner (cf. décliner1); résultat de cette action.
A.− [Avec une idée de déviation, à propos de choses, notamment d'astres, de phénomènes cycliques de la nature] Fait d'arriver progressivement au terme de son cours après avoir atteint son apogée. Déclin de l'été. Cloche de l'angélus qui semble pleurer le déclin du jour mourant (Barrès, Cahiers, t. 4, 1905-06, p. 117) :
1. ... un jeune homme (...) s'échappait tous les matins (...) pour assister au lever du soleil (...). Il le voyait renaître, et renaissait avec lui; comme cette large fleur jaunissante, ornement de nos parterres, qui le soir ferme son calice, et le r'ouvre le lendemain aux premiers rayons de l'astre qu'elle semble suivre dans son cours. Guèbre par instinct, il en suivait religieusement la marche jusqu'à son déclin.
Dusaulx, Voyage à Barège, t. 1, 1796, p. 340.

GUÈBRE, adj. et subst.
Adepte, d'origine persane, de la religion de Zoroastre. Synon. parsi. Instituer un commerce de lettres par quoi le sérail, (...) les intrigues des sultanes et les caprices des danseuses, les Guèbres, (...) les rêves du harem, (...) les observations politiques s'entre-croisent, c'était donner le spectacle d'un esprit dans sa pleine vivacité (Valéry, Variété II, 1929, p. 70) :
Les Guebres établis à Surate conservent précieusement dans un temple, remarquable par sa simplicité, le feu sacré dont Zoroastre enseigna le culte à leurs pères.
Dupuis, Orig. cultes, 1796, p. 21.

 

tiens ? je me sens assez « guèbre » ce soir !

ciel d’encre l’orage
arrive d’ouest
mais sur la « carrière » de sable blanc
une cavalière blonde
et tout de blanc vêtue
tourne et saute
sur un beau cheval noir
sans d’autres soucis
que son tournoiement
et ses sauts
par-dessus les obstacles
qu’elle s’est choisis

ses cheveux libres
sur le plomb
du ciel

étincelles
d’or

22/08/2010 18:54


vendredi 20 août
"suppression des niches fiscales"

"Ils veulent tous affirmer qu'ils sont vivants, mais pas un seul n’est capable d’en apporter la preuve » JEAN-PIERRE MARTINET
L'ombre des forêts

très bonne remarque ! remarquable remarque ! à premiere lecture
parce qu’à seconde lecture quelque chose «pêche » dans le raisonnement
puisque « raisonnement » il y a (le « connecteur logique » - d’opposition – « mais »-  en est la marque textuelle)
pourquoi « prouver » quelquechose qu’on affirme ?
sans « preuve » une affirmation est-elle fausse ?
exemple : « ce matin je fus réveillé  à 6H30  et tonitruamment par un fuckin coup de tonnerre , me suis levé , ai fait couler le café , ai allumé la radio , ai entendu  le « bulletin météo » : « beau fixe sur toute la France excepté quelques orages dans l’extreme sud est »
suis allé regardé dans mon dehors qui  n’est pas du tout dans un quelconque « extreme sud-est » : brumes très  épaisses sur les « monts » de mes alentours , pluie assez soutenue, ciel plus que grisou  et pétarade continue des éclairs ! »
quelqu’un devait manquer de « preuves » , non ?
le « monsieur météo » de la radio
ou moi !
j’ai survécu à cette matinée de fin novembre au milieu d’aout
et ce soir le ciel est tout bleu le soleil « brille »
et je ne vais surtout pas chercher des « preuves »  en consultant la météo

 

suis-je vivant ?
en ai-je une « preuve » ?

à la bonne vôtre ! (de preuve / de vie / et de santé)




« avec quelques misérables effets personnels  sur un coin de trottoir »

France inter info de 19h samedi 14 août 2010
une journaliste à propos de ROMS expulsés
et je me dis que c’est le sort commun
« frère humains … » comme disait Villon
ne laissons nous jamais autre chose
que « quelques misérables effets personnels »

quand nous sommes tôt ou tard « expulsés »
de ce monde ?

entre temps  il y a ce qu’on appelle « la vie »
la vie qu’on vit
enseveli sous des « coulées de boue »
ou au soleil couchant
d’un mont de bourgogne
ou au 67 eme étage d’un immeuble new-yorkais
avec vue sur « ground zero »

mais « quelques misérables effets personnels »
ce sera notre seule  « trace »

 vite oubliée

sous la  « coulée de boue »
du Temps

 

Les poètes ne sont pas du tout des hommes d’expérience, peu d’entre eux entrent vraiment dans la vie intérieure pour voir exactement ce qui s’y passe. Ça, c’est leur métier, mais très peu acceptent le défi de leur métier. Les grands poètes sont très rares, très peu disent des choses qui illuminent. Beaucoup se plaignent, souffrent, parlent de leur amour perdu, de leur amour trouvé

Leonard Cohen  dans les Inrocks

jeudi 12 août
NAME DROPPING  POEM

la boîte de « bonbons sève de pin  LA VOSGIENNE »
« suc des Vosges »
« ingrédients d’origine natuelle »

me sert de cendrier
pour mes roulées
de « Fleur de pays »
« mélange N°1 coupe fine »
BLOND
« american blend »

papier OCB noir
« natural arabic gum
finest quality »

avec  SLIM filtres/ filters/tips
les 14 sommets vosgiens de plus de 1 300 m sont :

je n’irai sans doute jamais
au haut de ces monts
parce que je fume trop

« Ces monts  apparaissent en contre-coup de l'effondrement rhénan, preuve d'une gigantesque faille active parmi d'autres qui fracturent l'Europe il y a soixante-cinq millions d'années au début du Tertiaire. La pression de l'orogenèse alpine née de la poussée de la plaque africaine sous la plaque européenne n'est qu'une des grandes causes de la reprise des mouvements tectoniques »
lire ça me donne envie
de m’en rouler
une
et de laisser ma tectonique  de mes plaques
se débrouiller avec ses embrouilles orogénétiques alpines

et ses « fractures »

tournetourteausols
tournemissilesolsol
tournesolsrossini

Les tournesols de Van Rorogh

 

http://www.youtube.com/watch?v=qZ3l8r2wgtg

 

lundi 9 août


 

 

ah quelle tambouille la vie
qu’on vit jours
après jours
et nuits afférentes
une jolie  jeune luthière
précède une vieille amie
qu’un crabe mord vicieusement
la lune funambule sur le fil du téléphone
et les chevaux hénissent avant l’orage
ta fille coud un « petit haut »
dans le tissu d’une ample jupe
de sa grand mere morte
et son amieJulie cueille des plantes le long des chemins
en disant « goutez monsieur c’est vraiment bon »
et le très vieux Pierrot va bientôt « rentrer » à l’hosto
pour se faire enlever des trucs malpropres
dans son anatomie
et le père de Dom la plus belle indienne à tresses brunes
que tu aies vue
vient de mourir
et tu as cherché via « michelin.fr » le chemin le plus court
pour aller au lieu de l’enterrement
et la voix de Nathalie Marchant
s’ajoute à toutes ces voix de chanteuses
qui te comblent de tu ne sais quelle aise
et il a enfin vraiment plu
pluie fine et dense pendant des heures
qui  a merveilleusement « ravigoré»
un mot que ta morte mère employait volontiers –
 fleurs  légumes arbustes arbres (tout le tralala végétal
qui t’environne plaisamment)

zavaient soif
toi aussi
comme toujours

de tout ça
y compris …

dimanche 25 juillet 2010