Roger Lahu

septembre, octobre, novembre

2009


lundi 30 novembre

ah quelle pure merveille ! ah vive Nenet !
qui aurait cru qu’un jour on puisse lire cet « énoncé » :
« les suisses votent l’interdiction des minarets » ?
plus improbable que ça je ne vois pas !
si ce n’est :
« les saoudiens décident  (y a pas de votes de par chez eux) l’interdiction de la fondue au gruyère »
ou :
« Guillaume Tell est responsable de la faillite de  Dubaï »
On vit décidément une époque formidable , à chaque jour  on peut lire de l’inédit absolu !

dimanche 29 novembre

Du bon usage du poème des circonstances du poème & des sacrifices afférents 

quand & où & comment & pourquoi un poème
commence-t-il 
d’être un poème ?
je n’en ai pas la « moindre » idée
en conséquence
je m’interroge encore & encore
sur les « circonstances »
du poème à écrire

(et me demande si ce bon vieux Grévisse
n’est pas le meilleur bouquin de « poésie »  qu’on puisse lire
« in fine »
à la page 1095 de mon édition (la 9ème parue en 1969 aux éditions Duculot)
au chapitre « les propositions d’opposition (concessives)
on peut lire cette citation :
« La défense d’une cause , si bonne soit-elle, comporte des sacrifices personnels »
(Cl Vautel – Mon curé chez les riches  p.100)


samedi 28 novembre

MOI : je ne sais pas vous mais moi …

VOUS : on s’en fout !!!!!!

MOI : décidément vous êtes de tempérament bien atrabilaires .  Depuis tout petits ? faudrait voir à vous allonger sur un divan et …. faire la sieste de temps en temps !

Je disais donc , je ne sais pas vous mais moi , les chiffres je crains ! ch’us comme l’autre nazi (Goering , je crois) : quand j’entends citer des chiffres je sors … de mes  gonds ! je m’irrite ! je me courrouce ! car je sais qu’on va essayer de me bourrer le mou , de me faire avaler je ne sais quelle couleuvre , prendre je ne sais quelle lanterne pour une vessie etc etc

Ainsi , ce soir , parcourant Libé by net je lis :

Par ailleurs, huit décès supplémentaires ont été signalés depuis le bulletin de mercredi (publié jeudi), portant à 76 le nombre de personnes décédées en métropole depuis le début de l’épidémie.

C’est sensé vous fiche la pétoche ce genre d’infos ! de vous faire vous ruer illico dans un gymnase pour vous faire piquer contre la grippe du pourciau (rien que l’idée de mettre les pieds dans … un gymnase me fait fuir !) .

Je me suis alors posé cette bête question : mais au juste , combien de français passe l’arme à gauche chaque jour ? chaque jour normal , ordinaire , quotidien , un jour tout  bêta quoi !

réponse : un peu plus de 2000 !

soit 14000 par semaine , 56000 par mois !

La « pandémie » de la grippe du cochon ayant démarré il y a au moins deux mois , elle a fait 38 morts par mois (mais peut être a-t-elle commencé plus tot ? je ne m’en souviens pas )

j’ai sorti ma calculette et si j’ai appuyé sur les bonnes touches ça veut dire que la « pandémie » du cochon est responsable de 0.06% des morts mensuelles en France .

c’est bien évidemment très navrant pour les morts et leurs familles , mais toute mort navre  inévitablement  quelques personnes dans les alentours immédiats du « décédé » , non ?

Tiens , chiffres contre chiffres : On estime que la peste noire a tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ vingt-cinq millions de victimes. Cette épidémie eut des conséquences durables sur la civilisation européenne, d'autant qu'après cette première vague, la maladie refit ensuite régulièrement son apparition dans les différents pays touchés : entre 1353 et 1355 en France, et entre 1360 et 1369 en Angleterre, notamment.

Mince ! je tousse !


A Valérie

pas un jour sans
 regarder
longuement lentement
le ciel qui m’alentoure
aube   embrumée  jour de « plein soleil  ou gris plomb crépuscules glorieux ou piètres
qu’importe et même à la nuit « noire »
le ciel qui m’alentoure
longuement lentement
je le regarde

ça me désoiffe
                                            et m’ailleure …

24/11/2009 16:30

samedi 21 novembre

Message de ce jour sur  un blog que j’aime beaucoup  (« certains jours » de dame Frasby)
consacré à la zique de John Cage . J’avais lu avec passion jadis naguère autrefois un bouquin de ce mec intitulé « Silence » et j’ai  (quelque part mais zoù ?) son « journal » édité (jadis and son on) par Maurice Nadeau (me souviens que la typo & mise en page étaient très roneo)
Dans le « message » il y avait un « lien » (qu’est ce qu’on peut se « lier » désormais de nos jours aujourd’hui) (tendance bondage ?) : j’ai suivi (je me suis donc « lié » : ah zut &mince& crotte ! aurais –je des tendances sado-maso ?) ce dit lien et ai ouï les « sonatas et interludes » de J Cage
et .. ça m’a plu (mais il ne pleuvait pas ce jour d’hui dans mes alentours , bien au contraire , journée radieuse et d’une douceur remarquable)

 

 

en écoutant la « sonate iv » de John  Cage

ça se brise à peine sorti
de l’œuf du Silence ….
mais ça se recompose  ou ça tente de …
ça se tatonne pour s’extraire sans
trop vouloir s’en
extraire pour de bon ça
reste à comme une lisière
à force d’essayer de …
ça finit par le …
ça bruisse comme …
ça ne cesse de se briser …
coquilles vides éparses
qui cachent l’œuf …

(note visuelle)   il « pleusine »


poème du dernier geste qu’on fait le jour où on écrit le poème du dernier geste qu’on a fait ce jour

ces gestes qu’on
fait tous ces gestes tous
les jours tout
le long du long des jours tous
ces gestes sans
se rendre compte qu’on
les fait ces gestes tous
ces gestes qu’on
fait tout
le long du long des jours on
pourrait en faire
un poème le poème
des gestes qu’on
a fait ce jour là par exemple
ou un autre et le dernier
geste du poème des gestes qu’on
fait par exemple ce jour  là
précisément là
ça serait « appuyer sur la touche
r du
clavier 

Goldworthy

Vendredi 13 novembre

JE VIDE
les poches de mon blouson d’hiver
un paquet vide de chew-gum  « SMILE blancheur »
deux kleenexs usagés
un ticket de cinéma
documentaire « river and tides »
consacré  à l’œuvre  miraculeuse d’andy goldworthy
une feuille A4 pliée en quatre : des noms & prénoms
d’élèves harold clémence julie gaetan mathieu anthony lucie
« groupe soutien »  la collègue a écrit :
« diction et récitation poème du bellay »
sans préciser de quel poème il s’agit
(semaine B 2eme période jeudi de 10 à 11)
tout cela me fait sourire


les poches de mon blouson d’hiver
contiennent  un petit monde aléatoire et éphémère

il doit bien y avoir aussi
tout au fond
quelques brindilles de tabac

mais pas assez pour fumer
un calumet
en paix avec ce petit monde là
« qui m’est une province et beaucoup davantage »

que je jette
à la poubelle des oublis necessaires

 

« ce n’est pas le matériau en lui même qui m’intéresse, c’est une ouverture aux processus de la vie, à l’intérieur et autour » andy goldworthy

 

addenda   : quelques instants après avoir gribouillé les lignes ci-dessus  j’ai commencé à feuilleter  le numéro 1 de la revue GROS TEXTES nouvelle version sous-titrée « Arts et Résistances » (ce sous titre m’irrite énormément) . A la fin d’un article je tombe sur cette citation d’un certain Hans Jonas :
« Agis de façon que les effets de ton action soient pleinement compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre »
et j’ai bondi  et rectifié illico  :  « avec l’impermanence de toute vie sur terre »
et Du Bellay et Goldworthy seront sans doute d’accord avec moi !

mercredi 11 novembre

aujourd’hui j’ai remis leurs têtes
à deux adorables jeunes  très vieilles dames chinoises
elles les avaient perdues leurs têtes
ces deux antiques damoiselles
ah la la toujours la même histoire !
les jeunes dames même très vieilles et très chinoises
perdent toujours la tête
et il faut la leur remettre
en place
(à  l’une la colle puissante que j’ai employée
lui fait une sorte de petit collier
ça lui va bien je trouve)

je les aimais beaucoup sans têtes
ces chères vieilles jeunes femmes chinoises
mais leurs têtes leur vont très bien

jeudi 5 novembre

LISANT SUR PORTNAWAK : « Font chier avec leur commémoration de la chute du mur de Berlin. »


j’ai acquiescé & même plus

et presque aussitôt le mot « mur » (le « momur » ? ) m’a fait penser à un ami , Antoine Emaz, qui a écrit un « poème du mur » .

pas « Le Mur » (comme si il n’y en avait qu’un , historiquement avéré , ah ah la belle arnaque) mais « le mur » (notez bien les minuscules), ou plutôt « les murs » , usuels, quotidiens , et cependant avérés . Très .  Et dont l’alignement formerait un MUR autrement plus terrible que « Le Mur » .

mur des lassitudes quotidiennes

mur des lachetés usuelles

mur des silences ordinaires

mur –oh oui ! – des fatigues des jours (Antoine a beaucoup écrit aussi sur la fatigue des  jours)


de ce/ces mur(s)  il dit :

« Les bruits habituels ne l’éliminent pas . Le silence non plus »

« on a dû faire une erreur.

Autrement le mur ne serait pas ainsi, ou même ne serait pas du tout .

Mais comment se tromper , d’instinct ?

Il faut bien se rendre à l’évidence. »

(on peut lire ce « poème du mur » dans l’anthologie « Caisse Claire » - Points –Poésie – au Seuil)


(petit ajout immédiat)
LEMOMUR
on « commémore » la chute d’un mur
qui n’est plus qu’un mot
et si l’on rajoute la croix d’un T
la morT pointe
son museau de hyène
et son rire ironique 
 couvre tous les crissement des violoncelles
bien accordées


samedi 31 octobre

Dans un verre de 12 cl (pour un long drink) mettre de la glace. Ajouter
3/10e de marc de Bourgogne, 6/10e de cidre "Frost", 1/10e de liqueur de
violette.

voila ce que m’envoie par mail la webmastrice de ces lieux-dits
j’ai bien sur immédiatement crié au scandale (pour les plus vieux d’entre vous , remember la voix de Jojo Marchais « c’est un skkkkandâââleuh ! ») : gâchis de marc de bourgogne
et on a papoté de Robert Frost , un poète ricain totalement méconnu de par chez nous et pourtant très très bon
comme quoi tout mène à tout (et vice versa)
note : le cidre « frost » est un produit Kronembourg
citation : « Kronenbourg innove avec une nouvelle catégorie de produits baptisé Cider “on Ice” et lance une nouvelle boisson : Apple Frost.
Le lancement de cette boisson fermentée à base de pommes s’inscrit dans la stratégie de reconquête de croissance de Kronenbourg ; la bière étant appréciée pour sa fraîcheur, mais son amertume constitue souvent un frein.
note 2 : un certain John Wesley Harding a écrit et chanté une chanson intitulée : « the robert frost rag » !
quand j’ai « trouvé » ça via master Gougleuh  j’ai forcément (pour les mêmes que ci-dessus vieux d’entre vous, c’est évident) pensé à la chanson de Dylan, mais ce JW harding n’a rien à voir
note 3 : Dylan a forcément lu Robert Frost vu que c’est quelqu’un de « cultivé » (vieux mot d’autrefois)
note 4 : mais n’empêche qu’envoyer une recette de « long drink » aussi abominable relève du Tribunal Pénal si ce n’est International du moins Bourguignon !

(en photos : une pochette d’album / le « vrai » John Wesley Harding/Robert Frost  )

 

jeudi 29 octobre

MOI : dites ? vous vous souvenez du temps où on n’vait pas d’ordis ?
VOUS : ah la la ! old papy Roro va nous entonner l’air du « bon vieux temps » !
MOI : mais diantreblou pourquoi êtes vous aussi acariâtre ? à peine entrouvrè-je ma fenêtre que vous vous mettez à ronchonner ! Zavez chopé la grippe du pourciau ou quoi ?
Bon ! je disais que j’ai , comme vous , sinon vous ne liriez pas ces lignes , un « ordinateur » , un « nordi » , une « bécanne » . Depuis une douzaine  d’années , en ce qui me concerne . Je m’y suis fait . Et même plus que ça . Mais je regrette quand même le bruit que ça faisait quand on « tapait » sur les touches d’une « machine à écrire » mécanique . Ma première , je m’en souviens parfaitement , même si ça « remonte » au début des seventies , c’était une « Olympia traveller Deluxe » ! Je l’avais appelé « miss Olympia » .
Hier , pour une de ces raisons déraisonnablement lambda qui vous amènent à faire des fouilles dans le passé (dont il faut résolument « faire table rase ») j’ai cherché un texte écrit naguère , intitulé « le sutra de l’arbre » . Spontanément j’ai d’abord « enquêté » (façon Colombo) dans mes « disques durs externes » , puis dans une pile de vieux CD Rom , puis – ouaip ! jusque là !!!- dans un lot d’antiques « disquettes » . Que dalle ! Puis soudainement je me suis pensé : « eh bougre de con ! » (je me permets d’être assez familier avec moi-même) « ce texte  tu l’as sans dooute écrit avant d’avoir un ordi » (lire ci-dessus) .  J’ai donc prolongé mes fouilles (ça devenait carrément de l’archéologie) dans des piles de « dossiers » remplis de ce truc vaguement blanchâtres (mais de moins en moins avec le temps qui est passé dessus) qu’on nommait autrefois « feuilles de papier » ;
et j’ai retrouvé mon « sutra »
ah quel plaisir !
oh pas « du texte » , non non non ! mais de « voir » ces feuillets , jaunis , fripés et , ah joie ! , conchiés par des mouches taquines !
jamais une mouche ne conchiera un « dossier » archivé dans un « disque dur externe » !
et , ne me demandez pas pourquoi , je trouve ça navrant !
(mais peut être qu’un « virus » très zinformatikkk  fera ses besoins dans les dits « dossiers » et ne restera qu’un trou noir en lieu et guise des dits « fichiers » ? ah ! me voila rassuré !)

« Hier j'ai vu le bouchon doré d'une bouteille de champagne dépasser de la housse d'un ordinateur
portable.
Peut-être y avait-il aussi un ou deux paquets de gâteaux apéro.
Peut-être n'y avait-il pas d'ordinateur portable »

ai-je lu sur « Portnawak » récemment
et cela m’a provoqué , comment dire ? , une certaine bouffée de chaleur joyeuse ! andropause ? connivence ivrogne ?

cette rencontre d’un « bouchon doré de bouteille de champagne » et d’une « housse d’un ordinateur portable » est sans doute moins pataphysique que « la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie ! »

mais quand même ! mais quand même !
cependant , si un jour je voyais une machine à coudre (de marque SINGER de préférence , faut –il le préciser ? ) sortir (par éventrement ?) d’une housse d’ordi portable , alors là je m’esbaudirai !

 

vendredi 16 octobre

MOI : je suis sûr que vous y avez pensé vous aussi vu que vous zêtes  sans nul doute très intelligo …
VOUS : arrête tes flatteries ! on te connaît ! tu vas encore nous raconter des trucs sans intérêt et t’essayes de nous amadouer !
MOI :   … bon ! n’empêche que vous vous  êtes demandé : « et si moi-même personnellement je me suicidais ? vu que je ne bosse pas à France Telecom est-ce qu’on parlerait de moi ?
VOUS : ??????????????????????????????????????
MOI : finalement vous n’êtes pas si intelligo que ça ! Réfléchissez ! vous êtes un paysan de chez ploucland , perclus de dettes et qui vend son cochon moitié moins cher que ce qu’il lui coûte à élever , vous en avez marre , vous vous pendez à la poutre maitresse de votre grange , pas un « media » pour parler de votre « geste desespéré » (mais c’est aussi un peu de votre faute : qu’est ce que vous foutez au fin fond de la Creuse ? ) , est-ce que ça ne vous frusterait pas posthumément ?
du genre « ouaip ! quand un fonctionnaire des PTT s’envoie ad patres on en cause dans l’poste , mais mezigue que dalle ! et pourtant que la montagne est belle et que tout est bon dans l’cochon etc etc
NON ?

bon ! ce que j’en disais c’est pour …
c’est pourquoi « au juste » ?
peut-être pour dire que jadis naguère ma dear old et bien mourrue môman , elle bossait au PTT , pendant longtemps « au tri » , et « de nuit » , par roulements .  Elle s’était chopée de sacrées varices aux guiboles , « à la longue » , je me souviens bien de ses « ouh ! j’ai les jambes gonflées »
Ca m’impressionnait  plus qu’assez , les jambes , gonflées , de ma mother , autrefois employée des PTT .

VOUS : et c’est quoi la morale de ton histoire ?
MOI : je constate que votre langage se relache quelque peu .  quelle morale ? aucune !  j’ai bien le droit de raconter des anecdotes perso , non ? ou alors fichez à la poubelle l’œuvre intégrale de m’dame Angot ! (entre autres)
VOUS : pourquoi ? la mère de l’Angot elle bossait aussi au PTT ?
MOI : je n’en sais rien de chez rien ! je n’ai jamais lu une ligne de cette auteresse  ! aveu donc d’une mauvaise foi totale !


mercredi 14 octobre

Marrant
enfin presque , ou plutôt si
si on s’entend sur le mot « marrant »
sur ce « qu’on y met » dans et « sous » ce mot « marrant »
je viens de sortir fumer  dans mon dehors immédiat un clope
et le jour finissait
ou la nuit tombait
comme  voul’vou’l
c’était assez chouette à voir
(bien que je n’aime pas trop les « soleils couchants » )
(ça sirupe un peu trop à mon goût perso les « soleils couchants)
mais  pour une fois ça le faisait
d’autant que le ciel est bien dégagé  que ça va cailler sérieux this night
et que j’aime assez cette « atmosphère »
(sauf que le matin il faut « gratter » son pare brise  et se geler les mimines se faisant)
marrant donc disais-je
que rentrant de mon dehors immédiat
où j’étais allé me dégager les bronches en respirant l’air vivifiant et déjà froid d’un soir de fin d’automne et mon clope
j’entende sur ma sono une chanson de michael j sheehy
il a une drôle de tronche ce gars mais j’aime bien
et sa tronche et sa voix et sa zique
le titre de la song c’est « i curse the day »
ce qui veut dire « je maudis le jour »
et pourtant  rentrant dans mon dedans
(normal puisque j’étais dehors)
ça m’a semblé «  bien aller » avec
le soir couchant
ce « je maudis le jour »

mais ce que j’en dis
c’est juste
pour causer
juste rajouter ça
michael j sheehy chante aussi une chanson
dont le titre me plait infiniment plus
que tous les soleils couchants
« donkey ride straight to hell »
(je l’écoute juste maintenant)


Vendredi 9 octobre

MOI : ouh lou lou ! je me suis fait passer un sacré savon virtuel !

VOUS :   ça y est ! il recommence ! encore des menus propos anecdotiques dont on n’a rien à cirer !

MOI : ça devait être un gars de votre espèce ! un teigneux ! une soupe au lait ! je vous raconte ?

VOUS :  on peut pas t’empêcher , mais fais bref please !

MOI : ah quelle mansuétude !  Adonc , hier , en allant lire comme tous les jours le blog d’une bonne copine  (très très bon blog) , je lis des citations extraites du dernier bouquin de Quignard , et notamment cette phrase : « A quoi sert d’écrire ? à ne pas vivre mort » . Et autres trucs de cet acabit

VOUS :   C’est drolement chouette comme citation !

MOI : beurk ! donc je « poste » un « commentaire » au « billet » de la copine . Tout en nuances , for sure , vous connaissez mon style ! En gros : Quignard est un fuckin (mais j’ai pas employé ce mot , promis juré) littérateur littératurant dans la littérature comme un cochon se roule dans sa soue .  Ca n’a pas plu , mais pas du tout , à un autre « commentateur » qui m’a traité de tous les noms de tous les oiseaux (sauf « du paradis ») . Ah la vache ! qu’est ce qu’il m’a « traité » ! m’a même classé sous l’appellation générique de « Tartempion » !  de nullard de chez nullard , genre qu’a jamais lu un livre ! qui sait pas ce que c’est la « lecture » , « l’écriture » et la « littérature » !  Un ramonage à fond je vous dis !
ça m’a beaucoup plu !
j’ai de moins en moins envie de faire dans « les nuances » !
et il m’a aussi reproché  de mettre des tas de ! partout !!!!!!! comme si c’était dans mes habitudes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Remarquez , il n’a pas tort tout le temps le Quignard , il y avait aussi une autre « citation » (ce mec n’écrit que des « citations » potentielles) :  « la lecture c’est ce qui élargit » . Je suis okay  bien évidemment , mais pas « dit comme ça » !
la lecture c’est ce qui fait prendre le large , toutes voiles larguées , et tant mieux  si ça fait péter les mâts (de misaine & de nos misères usuelles)
et écrire ne « sert » à rien .
(si, peut être , à deserrer ce qui serre un peu trop   « aux entournures » ?  à donner un peu de mou aux cordes , façon de n’être pas trop strangulé ! et de respirer un chtiot peu Mieux )

VOUS : donc t’es d’accord avec Quignard finalement ?

MOI : ouaip ! mais pas comme il le dit ! na !

dimanche 4 octobre

MOI : Je viens de sortir m’en griller une !

VOUS :  beurk ! ça se sent d’ici ! puanteur du tabac-nuit-grave-à-la-santé !

MOI :  vous êtes décidément  bien râleurs ! dites le si je vous gêne !

Bon ! je m’en suis grillé une , disais-je . Et je l’ai allumée cette une-là avec une allumette . J’aime beaucoup le bruit que font les alloufs . Même si elles n’ont plus leur petit bout de nez de clown rouge phosphorique (hum que ça sentait bon) .

Des boites d’allumettes j’en ai toujours quelques unes en réserve . Ma buraliste , comme je suis un bon client , me met systématiquement trois quatre boites d’alloufs , et un stylo publicitaire , et un ou deux petits briquets publicitaires itou, dans le sac où nuisent  très gravement les deux trois cartouches de Winfield que je lui achète à la fois .

VOUS :  on atteint le degré zéro de l’écriture là ! un vieux barbu puant le tabac nous raconte ce que son dealer lui offre en cadeau bonux !

MOI : keep cool !
Geste machinal , je prends la boite d’alloufs , j’en sors une , je la gratte , l’inspire , j’attends que ça descende , j’expire  , dans la lumière merveilleuse d’un soir d’automne , et  machinalement je regarde la petite boite . Elle est toute noire , et dessus  il y a juste un mot :   INSTANT .

Ah ça , me dis-je , c’est super !

et je la regarde encore plus attentivement la petite boite d’alloufs , et je lis sur la « tranche » ,(il n’y a qu’un seul côté qui sert de grattoir , avant il y en avait deux , tout fout le camp !!!) : « NE PEUT ETRE VENDU »

Bang ! Bang ! ( réécoutez la BO de Kill Bill)  ça m’a tué ce « rapprochement » improbable :

INSTANT / NE PEUT ETRE VENDU
ah putain que ma clope avait soudain goût merveilleux dans la lumière d’un dimanche soir d’automne !

30/09/2009 19:26

un soir de septembre
tu te dis que non décidément non
on ne peut pas écrire
un poème sur des feuilles d’un vieux sureau
qui commence à jaunir (à rajaunir ? ah ah !)
et à se taveler de petits gains de vieillesse noirs
non non on ne peut pas
un 30/09/2009 à 19:29:00
écrire ce poème-là

 

VOUS : pourquoi ?
MOI :  pourquoi pas ! peut être parce que
Enlèvement de la joggeuse: le suspect passe aux aveux
ou parce que

Les militants du PS consultés pour l'«acte I, scène 1» de la rénovation

mais peut être plus surement parce que
Les poêles anti-adhésives contiennent de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), une substance qui provoquerait une baisse de la qualité du sperme, selon le réseau Environnement-Santé. http://l.liberation.fr/img/common/pi_fleches.gif
à moins que peutêtre

Budget 2010: faut-il augmenter les impôts des riches?

 

ou peut être à cause la dernière image du film que tu as regardé hier soir

question : si il y a « poème » où a-t-il commencé ? et où finit il ?


 

Samedi 26 septembre

MOI : j’ai de plus en plus fréquemment du mal …
VOUS : ah non ! il va pas nous faire chier avec ses douleurs !
MOI : mais laissez moi commencer quand même ! deplus en plus de mal , écrivais-je , à lire « de la poésie » . Livres, plaquettes , revues  me tombent assez souvent des mains ,  je n’arrive pas à « fixer » mon esprit sur ce qui se dit , ça ne me dit rien
alors que je viens de dévorer  avec un appétit  d’ogre 2500 pages des aventures du capitaine Jack Aubrey , et qu’il m’en reste encore un peu plus à lire (et j’aimerais qu’il y en ait encore plus) , sans un seul instant d’ennui ou d’inappétence !
Qu’en conclure ?  peut être que si je lisais dans un « poème » :« ils avaient ferlé les voiles basses pendant que les deux quarts étaient sur le pont, et sous cette voilure réduite elle ne souffrait pratiquement pas ; les galhaubans n’étaient plus raides comme des barres de fer et le bossoir bâbord touchait rarement la mer » 
ce poème me redonnerait appétit de poésie ?

 

vendredi 25 septembre

MOI : dites ? c’est-il l’automne de par chez vous ? quand vous regardez par vos fenêtres ?
VOUS : ce procédé , facile , qui consiste à interpeler directement le lecteur, pour créer une sorte d’effet de réelle connivence, est totalement déplacé , voire pur effet de marketing communicationnel
MOI :  ouh ! m’sieur « vous » (ou m’dame) so sorry ! j’voulais point « vous » fâcher ! c’est juste façon de prendre langue !  euh ! pas de confusion ! j’ai pas dit que je voulais  « vous » rouler une pelle ! d’autant que je ne sais pas , forcément !, qui « vous » êtes , au-delà de l’écran .  Mais « vous » n’avez pas répondu à ma question :  « automne » ou pas ?
moi, l’automne , j’aime énormément ! my favourite season . Toute ma petite smala est d’automne , femme , fille , fils et je moi-même personnellement  on est tous born entre septembre et novembre, ça crée des « liens » , avec une saison .
Tiens , je « VOUS » mets quelques « liens » avec ce début d’automne :

MOI :  dites ? des « liens hyper-texte » c’est un peu comme des fenêtres , non ?
VOUS :   (un peu plus cool après avoir écouté les ziques sus-hyper-jointées) :   on pourrait dire comme ça !
MOI : cher « vous » , je remarque que votre langage se relache !

 

Jeudi 24 septembre

bon ! je vous explique
VOUS :  on n’a pas demandé d’explications !
MOI :  bon ! je vous sens hypothétique lecteur etc mon frère  (je vous suppose un début de Kultur , vous voyez ! je vous flatte dans le sens du poil ) (d’un chat) (Caton par exemple)
VOUS : abrège mec ! abrège ! t’es long !
MOI : okay ! on va vous la faire façon SMS !

moi pas capter nénétiquement  « lieux dits » d’puis des lustres donc my great webmastricé & néammoins amye Françoise la maitresse des ces lieux elle faire une version « bis » de ses lieux dits  sous  forme d’un blog


MOI : vous y en a savoir ce que un « blog » ce y en a être ?
VOUS :  va t’faire !
MOI : oh !

Bref ( !!???) vous y en a donc savoir que sur un « blog » on y en a peut pouvoir mettre des « commentaires » . Or le dernier « message » de Françoise sur son « blog » (qui n’est pas un blog mais une version bis de son « site » pour que je  puisse lire ce qu’elle écrit sur le vrai « lieux-dits » vu que je ne « capte » plus la version en direct live (vous m’suivez ?)
or donc le dernier « message »  c’était une photo de « fenêtre »
« ah ce que merde diantre blues » me suis-je dit !
j’ai  « écrit » des tas de plein de « fenêtres » sur « lieux dits » et maintenant je suis en train (sauf qu’y a pas d’’gare dans mes alentours immédiats) de seulment les « voir »
alors j’ai mis un « commentair e » sur les « fenêtres de lieux dits (bis )
et puis ça s’est mélangé
les « commentaires »  les « fenêtres »   tout ça
et j’ai eu (j’ai  présentement ) (en direct  live) envie d’écrire
un … je cherche … un    « comment –être » ?  … ouaip ! ça le fait ! un « comment-être » ! … un truc qui  serait  un « commentaire » (sur lieux dits bis , suivez un peu merde !) et une « fenêtre » sur  « lieux dits »  (the true thing)

Bon ! ceci écrit je me retrouve dans la panade ! que  « comment-êtrer » ?

No idea ! alors je  fais dans le facile : je coupe/ colle une photo
que j’ai «postée » il y a peu sur mon propre  « blog »
un truc que j’ai vu de ma vraie fenêtre
la lune
prise en flagrant délit
de nuisance
grave
à
sa
santé

(à la vôtre !)




La page Roger Lahu sur Lieux-dits

alors j'ai demandé
si ma grand-mère par hasard
n'avait pas possédé un vieux hachoir à viande
pour faire des pâtés et des terrines
on m'a dit que si

j'ai dit que j'en voulais bien

"Au plus près". Ed Le dé bleu

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