roger lahu

octobre

2008

NONIOUZE


vendredi 24 octobre

La compagnie des arbres

 

« La Joconde est peinte sur du bois de peuplier. C'est bien de le savoir, non? »  (Françoise – Lieux-dits – Portnawak)

Je n’ai planté
Que deux arbres dans ma vie :
Un saule tortueux
Et  un érable

Ce gros arbre abattu
Un jour d’automne
En forêt de Meuse

Nous étions fiers
Comme des chasseurs de fauves
Philippe et moi

Nos femmes se moquèrent

                                                                                                                                                                                ***

Dans la cour de la maternelle
Il n’y avait qu’un seul arbre
Avec d’énormes racines
Nous aimions plus que tout
Nous faufiler
Entre son gros tronc rapeux
Et le mur

                                                                                                                                                                                     ***

Bien visibles
En haut de la colline
Il semblait proche
Et facilement accessible
Mais nous ne saurons jamais
Si nous avons réussi
A l’atteindre
Mon fils et moi
Le gros arbre solitaire

 

 

J’ai lu « Under the vulcano »
De Malcom Lowry
Dans une forêt des Vosges
Et « les filles de feu »
De Nerval
Dans une palmeraie marocaine
Chaque fois que je relis ces livres
Les  arbres reviennent
                                                                           

Le merisier de mon grand-père
Ses fruits
D’abord rouge pâle
Piquaient la langue
Puis ils devenaient presque noirs
Et teignaient terriblement
Les doigts et les lèvres
« attention à ne pas te tâcher
avec les merises ! »

 

Le vieil arbre creux
En  lisière du champ
Son vaste tronc  était plein d’odeurs
Puissantes
Que nous respirions toujours
Au retour de ballade

                                                                                                                                                      

Au bord de Veyle
J’allais pêcher
Dans un petit bois de peupliers
Je brulais
Des brindilles et des feuilles humides
Pour éloigner les mousstiques

 

                                                                                                                                                                    
 Et tous ces arbres
Traqués dans les livres
Pour leur donner voix
Le chêne inquiet de « Chant du monde »
Le figuier d’Octavio  Paz
Le « vide vertical » de Supervielle
Les forêts  saignées de Thiry
Et combien d’autres

 

Wilhem l’allemand
Me parlait  anglais
Dans les abricotiers de Bompas
Je traduisais en français
Pour le patron
Qui discutait en catalan
Avec ses ouvriers espagnols

Nous nous méfiions tous
Des guêpes qui

Autour des fruits chauds

                                                                                                                                                                              

Dans le velux de mon bureau
Les bouleaux souples
Du Pâtis
Etaient mes semaphores
Ils me transmettaient
Les messages du vent

Mon désir tirait des bords
Imaginaires

    

Les arbres de Marie
Tous  ces arbres noirs
Que son crayon apprivoise

On dirait qu’ils posent
Pour elle

Ils s’entendent
Elle et eux

                                                                                                                                                                          ******

(extrait de « Intimement Séparé »   éditions Gros Textes)

 

jeudi 23 octobre

je viens à l’instant  (l’intant T ?) d’ouvrir ma fenêtre  (une des deux de « la » salle)
l’ouvrir pour les fermer   (non ! je n’écris pas pour « la fermer » : sorry ! )
les volets  
ils sont vachement lourds ces fuckin volets
faut se pencher beaucoup (par la fenêtre) pour les fermer et c’est cruelle épreuve quand vous avez un nerf pincé entre deux vertèbres  
(un peu comme on se coince les doigts dans un porte , ou une fenêtre , mais en pire)

il « fait noir » dehors (dans mon dehors actuel , présentement actuel)
le peu de lumière qui sortait de ma fenêtre a suffi
pour faire briller des sortes de catadiopres (je ne suis pas sur de ce nom ? ) triangulaire
d’un  van  à chevaux échoué dans le champ sous ma fenêtre
(c’est le van qui est échoué , pas les chevaux , quel dommage : des « chevaux échoués » ça serait  mirifique vision (en vrai de vrai je les ai aussi vus ces « chevaux échoués » : ils  piaffent )

ça n’a en rien calmé la douleur de nerf coincé entre deux vertèbres  (la peste soit d’être un mammifère vertébré) (vive les invertébrés !)
mais ça a quand même « reposé » , cette vision triangulaire et possiblement  catadioptique ,  ce qui ce soir avait besoin  - sans doute – d’être reposé

note :  étant homme de précision lexicale j’ai « jugé bon » d’aller vérifier chez mon pote le Big Bob ce qu’il en était des « catadioptes » , j’avais presque tout bon , à un R près  (celui qui manque ? )   et oh merveille la seule citation pour ce mot est « tirée » de notre prix Nobel ! et il y a aussi des « feux rouges » !

catadioptre
ÉTYM. Mil. xxe; de catadioptrique.
  Elle (la voiture) avançait le long des rues avec ses phares allumés, et elle croisait d'autres phares, des feux rouges, des clignotants, des catadioptres, des reflets métalliques. Il y avait tellement de lumières qu'on avait besoin de lunettes noires pour ne pas être aveuglé.
J.-M. G. Le Clézio, les Géants, 1973, p. 83.

mercredi 22 octobre

de plus en plus  (hum hum mec ? tu devrais pas plutôt écrire « de moins en moins » ? )
rectification : de plus en moins  j’ai du mal à ouvrir les petites fenêtres des « nouvelles » que nous transmettent les  « news » au jour le jour
les titres me suffisent  (hum hum mec ? tu devrais pas plutôt écrire « me gavent » voire même « me gonflent » ? )
rectification : de moins en plus moins les non nouvelles pas fraiches que nous proposent les news me les gonflent façon éléphantiasis (ça te va comme ça  la petite voix off ? )
LA PETITE  VOIX OFF :  okay man ! keep  cool !
eh ben non ! pas cool  ch’us pas ! t’as vu un peu la « superposition » « surimposition » (mais non bétasse , t’as  rien à payer de plus ) de non nouvelles inessentielles qu’on te propose ?

je crois que je vais clouer des planches (mal équarries ) sur toutes mes fenêtres
(et je sais que  forcément je vais me  donner des coups de marteau sur les doigts )
on vit décidément  une époque de merde  (Aie ! ça n’a pas raté ! )

 

dimanche 19 octobre

Il y a quelques jours j’ai acheté un petit carnet à couverture noire . C’est précisément le noir de la couverture qui m’a poussé à l’acheter ce petit carnet .
Je fus très surpris de découvrir , à l’intérieur de mon nouveau carnet , un feuillet jaune pâle  plié en quatre : on pouvait y lire en 7 langues (dont le chinois) ces précisions : « Moleskine est le carnet légendaire des artistes et des intellectuels européens de ces deux derniers siècles » .
Diantrebleu me suis-je pensé  , j’ai acheté un banal petit carnet à couverture noire et me voila avec une légende entre les mains ! J’en fus tout intimidé : « artistes et intellectuels de ces deux derniers siècles » : rien de moins que ça ! Ciel ! me voila inscrit dans une lignée glorieuse (le feuillet jaune plié en quatre cite les noms de Van Gogh , Hemingway et Bruce Chatwin ) .
Pour un peu je n’osais pas écrire un mot sur la première page de mon carnet légendaire .
Mais , comme j’étais en « stage » j’ai quand même pris quelques notes . Pas grand-chose (en une journée !!!!)   :  «  poudre d’or sur les ailes des bourdons avant de les mettre dans un petit cylindre noir » (jb Marey) et   « relire la chambre claire de Barthes »  et enfin   « ciel plombé tristesse assez accablante du plan d’eau »
Ces notes sont elles dignes des notes prises par tous les « artistes et intellectuels des deux derniers siècles » qui ont pris des notes dans leur propre petit carnet  (avait il une couverture noire , le leur , de carnet ? )
Van Gogh a peut être noté un jour :   « temps gris je m’emmerde »
et Hemingway :  « penser à acheter un petit taureau en feutrine pour ma nièce »
et Chatwin :   «je n’ai rien écrit aujourd’hui »
Ouaip , finalement , mes premières notes sur mon carnet légendaire ne sont pas indignes .

 

NOTE : une chose sur et certaine , Van Gogh , Hemingway , Chatwin et moi on a au moins un point commun : on s’est tous chopés un jour ou l’autre des très gros coups de bourdon !


samedi 18 octobre

DEUX FENÊTRES

fenêtres sur la littérature yéménite contemporaine
Mon aventure avec la poésie
Fâtima al-`Ashabî
Mon aventure avec la poésie remonte à ma plus tendre enfance. Un jour où un poète populaire déclamait ses vers devant mon père, j'écoutai religieusement le rythme régulier des termes employés, dont pas un ne venait briser l'harmonie d'ensemble. Mon attention fut attirée par les vers qui possédaient chacun un sens propre, mais obéissaient à une mélodie commune.
J'étais si jeune que je suis convaincue d'avoir aimé la poésie dès ma naissance. J'avais un jour entendu ma grand-mère dire que pour devenir poète, il fallait attraper une chauve-souris et boire l'eau dans laquelle on l'avait plongée. Je devais avoir entre cinq et six ans. J'allai donc avec les autres enfants jusqu'à l'une des grottes sombres qu'abritait une montagne située à l'est du village. J'encourageai les plus grands à attraper ce volatile en leur promettant de demander à mon père de leur acheter des Corans et des cahiers pour l'école. Il s'emparèrent de l'oiseau et me le donnèrent. Je le saisis de toutes mes forces, même s'il était effrayant et me mordait avec ses dents pointues. Je me décidai pourtant à le plonger dans un récipient plein d'eau, avant de lui rendre sa liberté et de boire le précieux breuvage. Puis je m'assis et restai à attendre que la poésie agisse en moi, jusqu'à ce que je perde tout espoir et que je me dise que ma grand-mère n'avait plus toute sa tête.
Mon père se souciait peu de mon éducation car j'étais une fille. Je brûlais pourtant d'apprendre à lire et à écrire, mais n'osais pas en exprimer le désir devant lui. Il était en effet à mes yeux un père terrifiant dont la seule présence me paralysait. Alors, comment lui parler ? Il y avait chez nous un menuisier qui fabriquait les portes et les fenêtres de notre nouvelle maison. Il avait un fils auquel il apprenait la lecture, l'écriture et le saint Coran pendant son travail. Je restais assise à côté du garçon, à boire les paroles de son père et à dévorer tout ce qu'il écrivait sur son ardoise. Il avait en effet une ardoise, tandis que moi, j'écrivais par terre, avec mon doigt. Mon cerveau dévorait chaque lettre, chaque mot, avec une extrême facilité. A la fin de la journée, quand venait, pour le menuisier, le moment d'interroger son fils pour vérifier ce qu'il avait engrangé, il trouvait la moisson pleine chez moi, tandis que son fils n'avait plus que des larmes dans sa besace. Le menuisier n'en revenait pas et le battait à chaque fois.
Un jour, mon père arriva à l'improviste au moment où, assise à côté du garçon, comme d'habitude, j'écoutais attentivement le menuisier pour glaner tout ce qui sortait de sa bouche. Le menuisier s'adressa à mon père : « Figurez-vous, Cheikh `Alî, que votre fille sait déjà lire et écrire et connaît le Coran, sans que personne les lui ait enseignés. Mon fils, lui, ne reconnaît pas le alif du bâ' alors que je me tue jour et nuit à l'instruire. » Mon père me demanda : « Peux-tu me réciter la sourate une telle, et la sourate une telle ? », et ainsi de suite. Il sourit de fierté. « Ecris-moi un alif et un bâ'. » Je le fis. « Ecris-moi ça. » Je le fis. « Et ton nom. » Je le lui écrivis.
Je crois que, de joie, mon père ne ferma pas l'œil de la nuit. Le lendemain, il revint à la maison avec un des juges du village qui me fit appeler. « Voici ma fille. Apprends-lui tout ce que tu sais dans les domaines de la science, de la littérature et de la religion. » Le professeur commença par des choses simples, pour voir où j'en étais : il fut tellement stupéfait par mon niveau qu'il en resta bouche bée - je m'en souviens encore. Il passa alors à des choses plus compliquées et découvrit que j'étais prête à apprendre facilement les leçons les plus dures. Je me mis à retenir tout ce que j'entendais à la vitesse de l'éclair. En un an seulement, j'étais devenue l'objet de toutes les conversations. J'avais appris les fondements de la langue arabe, sa morphologie et sa rhétorique. Je savais psalmodier le Coran, connaissais le hadîth, la biographie du prophète et la doctrine. Et aussi la poésie, d'al-Mutanabbî à Ahmad Shawqî.
Le jour où je me présentai à l'examen, le président du jury, Muhammad al-Zubaydî, l'ex-directeur du journal al-Thawra, « La Révolution », proclama : « Je veux que ce soit cette jeune fille qui m'interroge, car j'en arrive à douter de mes connaissances. »
La première chose que j'écrivis dans ma vie fut de la poésie. Et mes débuts avec elle ont marqué la fin de ma relation avec mon père ; et aussi la fin de mes espoirs dans le bel avenir dont j'avais tant rêvé.
Mon père me défendit de continuer mes études et voulut me couper la main. Il considérait que j'avais commis une faute impardonnable en écrivant un poème populaire sur l'amour. Pour être plus juste, une femme ne devait pas faire de la poésie, ce genre étant un attribut masculin réservé aux panégyristes. Mon père a continué ensuite à surveiller de très près tout ce que j'écrivais ou lisais. Il m'interdisait de lire des contes et de la poésie courtoise. Il recollait les pages que j'avais déchirées pour savoir ce que j'avais écrit. Lorsque j'eus douze ans, il me condamna à mort en me mariant à un homme analphabète que je n'aimais pas et qui était trois fois plus âgé que moi. Mon père avait pris cette décision pour ne plus avoir à me surveiller, parce qu'il voyait que je refusais de me soumettre : j'allais jusqu'à refuser de porter les vêtements traditionnels et m'habillais la plupart du temps comme un garçon ­ ce que je pensais être. Et être un garçon donnait le droit de tout faire, alors qu'on interdisait tout aux filles. Lorsque mon père me maria, j'opposai tous les moyens de résistance possibles et essayai de m'enfuir à plusieurs reprises. La seule chose que mon père sut faire ­ Dieu le prenne en sa miséricorde ­ fut de me battre presque jusqu'à la mort et de me creuser une tombe en bas de la maison. Une telle violence qui déferlait sur mon corps d'enfant n'entama pas mon moral, même si j'avais les jambes et les bras cassés, le crâne enfoncé, et souffrais atrocement. Mais je subis un choc profond lorsque je vis ma propre tombe ouverte et que je compris que j'allais inévitablement être enterrée vivante. A cet instant, je perdis conscience. Ce n'est que huit ou neuf mois plus tard que je me réveillai, en Arabie saoudite, sans rien autour de moi, sans forces, avec un mari que je n'aimais pas. Je connus une longue période de détresse et de profonde dépression, avant qu'Allâh ne soulageât mes souffrances par la répudiation.
Je sortis de cette épreuve le cœur brisé, encline à la mélancolie. Je retrouvai toutefois toute ma vigueur en 1986. Quelles étaient les raisons de ce changement ? L'attitude de mon père. Il se mit à m'encourager à reprendre mes études et à écrire de la poésie. Il chercha à racheter ses fautes en débordant d'attentions et de tendresse à mon égard. Mes connaissances et ma vivacité intellectuelle s'étaient cependant beaucoup amoindries, tout comme mon désir de parvenir à un idéal. Seul mon amour pour la poésie était intact ; le lien qui m'unissait à elle était resté très étroit. Je commençai d'abord par des poèmes légers. Puis ma poésie a pris forme, peu à peu, et j'espère qu'à l'avenir, si Dieu veut, elle atteindra le niveau désiré.
Je n'ai pas découvert quelles forces se mettent en travers de mon chemin, mais je sens que la déconvenue ne va pas tarder à poindre à l'horizon, étant donné l'ignorance de la société, la bassesse de conscience des responsables politiques et le niveau d'information et de culture de notre pays. La femme n'y reçoit pas le moindre encouragement et, à mon plus grand regret, ces derniers temps, la bassesse n'a fait que s'amplifier, tournant de plus en plus à l'abjection. Les complots sordides dont la femme est victime, et les combats que lui livrent sournoisement ceux qui détiennent le pouvoir en sont la preuve. Si seulement ils pouvaient reconnaître la part de maladie maligne et complexe qu'ils portent en eux ! Nous pourrions au moins la combattre ou l'éviter. Mais le danger en la matière est qu'ils dissimulent leur malfaisance sous une attitude trompeuse.
Fâtima al-`Ashabî : Premières publications dans les années 1980. Participation à de nombreuses rencontres de poésie au Yémen et à l'étranger. Chercheuse au Centre yéménite de recherches et d'études.
Recueil poétique : Innahâ Fâtima, « C'est Fâtima », Bagdad, 2000.

dimanche 12 octobre
3 poèmes pour ne rien dire

d’autre que je ne sais
plus écrire des poèmes

cela ça
même qui
se bouscule
au foutu portillon
et s’y étrangle
ah ce putain de nœud
coulant mais
qui pourtant ne coule pas
cela ça
ne passe pas
ça passe mal
ça n’est plus fluide
ça coagule trop vite
ça fige illico

comment  huiler ?

 

***
« ah vous m’en direz tant … »
ben non « justement »
pas tant
que ça
et même moins
pour ne pas dire
rien

ça ne me dit plus
« grand-chose »
de dire tant et tant

ça me manque
 quand même
un peu

 

***

me suffire
 d’écrire :
« la lumière ce soir d’automne est vraiment très belle »
je ni peux ni veux
et pourtant
ne puis aller au-delà
ou passer outre

foire d’empoigne
en mes dedans

la belle lumière
d’un soir d’automne
jette  décidément
son huile
sur mes feux

ça brûle

samedi 11 octobre
TOUT EST VRAIMENT RELATIF

(dans l’espace , le temps et même plus !)

the greatest and most famous
le plus celèbre poète de l’Inde
considéré comme un saint …….

Quand mon ami JCB m’a envoyé cette photo d’une « fenêtre » indienne j’ai voulu en savoir plus long sur ce TULSI DAS  .
Quel surprenant « écart » entre le délabrement du mur , la nudité des lieux  et ces commentaires  « post mortem » .


 

J’ai pensé à ça en écoutant Le Clezio  sur France Inter , le matin du jour où il a eu le Nobel : le journaliste lui demandait s’il  y pensait à ce Nobel , si ce prix allait l’inscrire dans l’Histoire
et Le Clezio (j’adore la voix – la vraie , la voix humaine  de ce type)  répond :

« Ah l’Histoire ! n’en faisons pas trop ! A long terme nous sommes tous morts et à moyen terme nous avons tous des difficultés . Tout cela est vraiment relatif ! « 

 


dimanche 5 octobre

Dans un mail d’amis plus que chers , cette phrase :
« Pensé à toi en tombant sur un site de traduction automatique de littérature américaine, site officiel if you please ! »
et ils m’ont pièce-jointé un exemple de ce que « ça donne » . J’en suis vert de jalousie !   J’aurais voulu écrire « ça » !!!!  Jugez en par ce poème de Wallace Stevens .

Les maisons sont hantées
 Par blanc-robes de nuit.
 Aucune vert,
 Violet ou vert avec des anneaux,
 Vert ou jaune avec des anneaux,
 Jaune ou bleu avec des anneaux.
 Aucun d'entre eux sont étranges,
 Avec des chaussettes de la dentelle
 Et ceintures de perles.
 Les gens ne sont pas en cours
 Pour rêve de babouins et les bigorneaux.
 Seulement, ici et là, un vieux marin,
 Ivre et endormi dans ses bottes,
 Les captures des tigres
 En rouge temps.


jeudi 2 octobre
TOUJOURS DANS L’NOIR !

il est difficile assez pour un nécrivain (nait –on  « crivain » ou le devient-on) (sauce moutarde ?) (qui monte vite au nez du dit crivain ?)  d’écrire dans le noir !
vous , vous avez vraisemblablement  la chance insigne de pouvoir cliquer sur « lieux-dits.eu » et hop ça s’ouvre !
moi pas !
je « clique » en vain   (en vin ? nez – crivain - rouge  de clown ?)
rien ne « s’ouvre »
et  quand vous zêtes  (« zêtre ou ne pas zêtre zatiz ze queztion » Darry Cowl)  plus ou moins approximativement nécrivain  (ça veut juste dire  un mec qui a des fourmis dans les doigts quand il voit  un clavier d’ordi )
c’est hard de nécrire dans le noir (même avec un pif rouge) (ah PIF ! publié jadis par le PC ) (du temps ou PC n’était pas seulement « opposé » à Mac)
ça peut même vous fiche le blues
black and blue ?  ouaip ! c’est jazzy ça non ?

 

(en écoutant “anatomy of a murder” de Duke Ellington )
(qui est mort ? )

 


Roger Lahu:

- Anthologie paermanente

- Bio-bibliographie

sur le site Poezibao

Roger Lahu

-Le mot cambouis ne tache pas la page

-Les expérimentateurs de la table d'opération

sur le Blog de Nolwenn Euzen

 

ACTU-LAHU
LIQUEUR 44

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