roger lahu
octobre

2006

 


mardi 31 octobre
D’un mot l’autre

Tout le monde peut
désormais être « hébergé » sur net

les hebergeurs bergers
pullulent
pour créer son site sa home-page

faux bergers
pour vrais moutons ?

et d’un coup sans savoir d’où
me vient le mot « abergement’ 
il n’existe pas
me dit grand robert

qui me propose  « aberrance »

 

Il y a là toute une aberrance de la sensibilité, qui a cet intérêt de traverser l'idée simpliste de finalité (…)
Valéry, Cahiers, Pl., t. II, p. 538.

Ça me va
sans trop que je sache
pourquoi

 

puis après « un temps » de perpléxité
je me demande si par hasard   2 b à
l’abbergement qui me trotte en tête

niet !

Grand Bob me renvoie alors à abbesse

  (…) ce n'est plus sur le pied de fille du monde que je vais finir le récit de mes aventures, c'est sur celui d'abbesse, assez jeune et assez jolie pour faire souvent ma pratique moi-même.
Sade, les 120 Journées de Sodome, 1785, in D. D. L., ii, 14.

 

mais me trouble assez ce mot « abergement » avec un ou deux b
qu’ignorent  grand Robert  et  Littré

allons voir s’il est « hebergé » quelque part sur le Web
ce mot là

 

 

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'abergement est un terme technique utilisé en construction.
Un abergement est un ensemble de tôles façonnées, soudées et mises en œuvre par le couvreur-zingueur. Il est destiné à faire la liaison entre les matériaux de couverture et les souches de cheminées ou les éléments de ventilation sortant en toiture (on parle alors « d'accidents de toiture »), tout en assurant l'étanchéité à l'eau de cette liaison.
Il doit également être conçu de façon à amortir les mouvements de la toiture (tassement, vieillissement, etc.) en assurant toujours sa mission d'étanchéité.
Il est souvent recouvert par un « porte-solin » destiné à faire la jonction avec l'enduit recouvrant les « accidents de toitures ».
Ces tôles, selon l'architecture et les usages locaux, peuvent êtres en différents matériaux. Généralement, elles sont en cuivre, en zinc ou en acier galvanisé.

je ne connais aucun couvreur
et en ferait un piètre
moi qui peine à seulement poser
trois mots ensemble
sur la toiture branlante de la page
blanche

mais ô miracle
je découvre enfin d’où il me vient
cet « abergement »

j’ai même  dû le lire maintes fois
sur des panneaux routiers
en bourgogne sud

« L’Abergement » commune prés de Chalon sur Saône

mais pourquoi diantre cet « abergement »
est-il absent des dictionnaires

sans doute sa vieille « berge » a –t-elle été peu à peu
erodée par le courant du temps
et il a dérivé
au fil du fleuve
jusqu’aux mers sarcastiques des oublis
avec des milliers et des milliers
de ses semblables

mots-tuiles envolés
de toits disparus
de vieilles maisons
fantômes !   

       vieux mots fantomes (ghosts-words ?)
je vous héberge volontiers !                                                                                        29/10/2006 à quelques jours d’Halloween

 



samedi 28 octobre
la fenêtre est le mail et vice versa (je copie colle )


l’automne rien

à redire

c’est la best of  the four seasons

 

 

« and the four seasons come

and the four seasons go

in a cycle that spins

our life away”

 

non ça n’est pas old dear phonse de lam

qui a ecrit ça

mais les hargneux wolf stones

groupe de folk irlandais de jadis naguere

dont un des vinyls d’alors

etait titré

« the riffles of the ira »

 

 

sacre cabot l’automne

frimeur un max !

rouleur de mecaniques visuelles

« se la pete » comme on dit

 

et c’est magie certaine

que de mater les effets de cape et d’epees de lumiere

de l’automne sur la place du mail

en ecoutant un « vieux » neil « young »

 

ça ne nous rajeunit pas

mais avec l’automne et son cote zorro

(ou don quijotte si l’on prefere)

ça « colle » bien

 



Petite théorie portative
 (et hypothetique) 
(et immédiatement jetable)
 (garantie biodégradable)

 du graph’poème

 

1 -  D’abord et avant tout déclarer que le graph’poeme peut à volonté (pleine et entière du « lecteur ») être dégraphé

2 – le graph’poème essaye d’être une radiographie du poème :  essai pour « voir » en deça des mots du poème (ses mots-os , ses mots-peau –et appeau –miroir aux alouettes)

3 – le graph’poème  veut en revenir aux alphabets de couleur dont parlait Rimbaud (et en rester là)( tranquille peinard genre « ch’us bien là je m’pose !)

4 – le graph’poème c’est un peu carnaval (ou clownerie avec gros nez rouge ) (but take care with the clowns ! ils  sont très tristes , dit-on )

5 – le graph’poème est au poème ce que le poème est au graph’poème (et vice versa) (ou le contraire)

6 – la théorie du graph’poème est totalement aléatoire (dans l’espace de la page) (et le temps de l’écriture même de la dite théorie)

Etc etc etc  (quiconque peut « enrichir » la théorie du graph’poème ; elle est absolument « open » « common license » !!!)


vendredi 27 octobre
LE BON FORMAT DES POEMES

Un poeme « de nos jours »
ca n'est qu'un « document »

en  point doc
ou  point odt
ou point txt
ou point pdf
etc etc

il existe beaucoup
de « formats » possibles
pour « enregister »
un poème
car attention
il ne faut surtout pas oublier
« d'enregistrer »
un poème

si vous ne l'enregistrez pas le poème
il n'existe plus

tout poème – c'est nouveau- doit être
enregistré

mais si vous l' »enregistrez sous »
un «format » peu répandu
personne ne pourra « l'ouvrir »
votre « doc poeme »

c'est désormais d'importance
prim- ordiale
de bien faire attention à
« sous » quoi
on « enregistre » le poème

on n'est pas « sous »
un même format
pas tous pareils

ça devient très très dur de « faire »
un petit poème
sous soi
simplement sous soi

 

26 octobre 2006
ADDENDA : pour les « formats » comme pour bien d’autres choses notre époque a décidément bien peu d’inventivité lexicale . Qu’on en juge par la manière dont étaient désignés autrefois les « formats » des paquets de soie importés

Nom donné aux formes des paquets de soie importés. Les soies sont importées [en Angleterre] sous divers formats qui varient suivant le lieu de provenance : books ou gros paquets si elles viennent de Chine, grappes si elles viennent du Japon, flottes si elles sont apportées du Bengale, de France ou d'Italie, Journ. offic. 21 nov. 1876, p. 8484, 2e col

C’est tout de même plus évocateur que .txt ou .doc ! .Dire qu’on aurait pu les appeler  « point zoulou » « point znzibar » ou même « point zozo » , nos « formats de texte » !!!! quel dommage !

 

 



samedi 19 octobre
Mise en abyme !

J’écoute France Inter . émission « et pourtant elle tourne » . Sondage : un américain sur 10 serait « web addict » . Et la journaliste , sans se rendre compte de ce qu’elle dit ,  ajoute :

« nombreux sites web pour determiner si vous êtes un web addict »

« un site pour les web-addict »

Et elle donne quelques adresses.

Ca me fait rire (un peu jaune ) : comme si une réunion d’Alcoolos voulant se « repentir » se tenait dans un bistrot ! ou une desintox pour heroinomanes dans un labo clandestin du cartel de Medellin au beau milieu de champs de pavots !

T’es accro au web coco ? va sur http double slash point concon ! on va t’aider ! (et si on peut te chourrer un peu de tunes au passage , on ne s’en privera sans doute pas ) (on a tous ses faiblesses )

    Et dire que j’écris ça et que ça ne pourra être lu que …. Via le Web !!!!! 

Ca n’est même plus de la « double negation »
C’est carrément un abime mis en abyme !

ABÎME
Ce qui est extrême, le dernier degré ; précipice, ruine, perte. C'est un abîme de vices. Se jeter dans un abîme de débauches. Cette maison est un abîme. Le luxe est un abîme qui engloutit tout. Tomber du faîte des grandeurs dans l'abîme. Mes ennemis me poussent dans l'abîme. Nous dormons sur les bords de l'abîme. L'homme impatient est entraîné dans un abîme de malheurs, FÉN. Tél. XXIV. Il est toujours dans l'abîme de la douleur, SÉV. 219. Pour moi qui ne vois rien dans le trouble où je suis, Qu'un gouffre de malheurs, qu'un abîme d'ennuis, CORN. Rodog. v, 4. Sous mes pas, c'est creuser un abîme, CORN. ib. v, 1. Didon regarde avec horreur autour d'elle et ne voit que des abîmes, CHATEAUB. Génie, II, III, 2. Mes frères, quel abîme qu'une grande place ! MASS. Louis. Ses yeux s'étaient fermés sur les bords de l'abîme, VOLT. Alz. v, 2. Dans l'abîme effroyable où je suis descendu, VOLT. Tancr. II, 6. .... sur le bord de l'abîme Où votre aveuglement vous conduit par le crime, VOLT. Catil. I, 5. Dans quel abîme affreux vous me précipitez ! RAC. Mithr. II, 6. De piége en piége et d'abîme en abîme, RAC. Ath. IV, 3. Vous qui portez sur la conscience les abîmes d'une vie entière de désordre, MASS. Av. Bonh. L'homme n'est qu'un abîme de faiblesse, MASS. Prière, 1. Faut-il que vous soyez un abîme de contradictions ? MASS. Délai. Fait-elle monter de l'abîme de sa douleur les cris d'un repentir sincère ? MASS. Impén. Cet abîme de soins et d'embarras ne lui laissait pas le loisir de chercher dans les prophéties d'Isaïe.... MASS. Bonh. Si vous ne sortez pas de l'abîme où vous vivez, MASS. Car. Conv. Les Juifs tombèrent dans un autre abîme, BOSSUET, Erreur. Replonger dans de nouveaux abîmes, LA BRUY. 1.

 

 

La mise en abyme (on écrit parfois aussi, par abus de langage : mise en abîme) est un procédé consistant à incruster une image en elle-même — ou, d'une manière générale, à représenter une œuvre dans une œuvre de même type. On y retrouve le type d'autosimilarité qui constitue également le principe des fractales ou de la récursivité en mathématiques.

 

Je me disais bien qu’il y avait un « principe des fractales »
derrière
TOUT CA !


vendredi 13 octobre

Conseils pour écrire un poème free online flash shooter

 

Le poème free on line flash shooter
C’est quand tu tires à tout va
Et pas seulement
A la ligne

Note 1

 TIRE-LIGNE, subst. masc.
A. Instrument emmanché à deux lamelles plates, à écartement réglable, terminées en pointe, et qui sert à tracer des lignes d'épaisseur constante. Comment Rouletabille pouvait-il s'amuser à faire des dessins avec une règle, une équerre, un tire-ligne et un compas? (...) il (...) avait attiré à lui la planche à dessiner de Robert Darzac, et, lui aussi, il faisait un plan (...) comme un pacifique et gentil commis d'architecte (G. LEROUX, Parfum, 1908, p. 104). On a des plans dressés à grand renfort de tire-lignes et de curvimètres (GENEVOIX, Seuil guitounes, 1918, p. 120).

 

Règles de base :
Tire à la tête
Ça rapporte plus de points
Qu’au cœur
(même à crever le dit )

 

Note 2

CRÈVE-CŒUR, subst. masc. inv.

CRÈVE-CŒUR, subst. masc. inv.
Ce qui déchire le cœur, ce qui peine, est sujet de peine. Vos crève-cœur amoureux (FABRE, Barnabé, 1875, p. 159). Quel chagrin pour les pauvres petiots (...) quel crève-cœur (A. DAUDET, Évangéliste, 1883, p. 34). Le Crève-cœur (Œuvre poétique d'Aragon, 1941) :
N'est-ce pas le mal dit du cœur brisé? ou de la désespérance? vivre d'accord avec un peuple, sympathiser avec une âme nationale a été mon rêve, était un besoin profond. Quel crève-cœur d'en être réduit à la solitude, quand on a par malheur cet autre goût.
AMIEL, Journal intime, 1866, p. 243.
PARAD. (Quasi-)synon. affliction, déboire, déception, déplaisir, désappointement, douleur, souffrance; (quasi-)anton. contentement, plaisir, réjouissance, satisfaction.
Prononc. et Orth. : Ds Ac. 1694-1932. Au plur. des crève-cœur. Cependant, d'apr. DUPRÉ 1972, p. 565, au suj. du plur. il convient d'établir des différences en tenant compte du sens des composés. Ainsi ,,la variabilité, selon la règle générale, résulte de la nature du complément, crève-cœur, crève-la-faim sont invariables. En revanche, on pourrait écrire des crève-vessies, des crève-chiens``. Étymol. et Hist. XIIIe s. crievecuer (Continuation de Partonopeu de Blois, éd. J. Gildea, II, 1, 36); 1er quart XIIIe s. (RECLUS DE MOLLIENS, Carité, 161, 1 ds T.-L.). Composé de la forme verbale crève (crever)* et de cœur*. Fréq. abs. littér. : 33.

 

Et tire au fusil « à lunette »
Plutôt qu’au revolver automatique
Pour les mêmes
Raisons  brisées ou atteintes
En plein cœur crevé

 

Note 3

BRISE-RAISON, subst. masc.

BRISE-RAISON, subst. masc.
Fam. Personne qui déconcerte par l'incohérence de ses idées et de ses propos. Il paraîtra cassant, brise-raison, sans suite dans les idées, sans constance dans ses projets, sans opinion fixe (BALZAC, La Maison Nucingen, 1838, p. 597).
Rem. Attesté dans Ac. 1798-1878 et Lar. 19e, Lar. 20e.
Prononc. et Orth. Dernière transcr. dans DG : briz'-rè-zon; en vers bri-ze-. Au plur. des brise-raison. Étymol. et Hist. 1798 (Ac.). Composé de la forme verbale brise (briser* étymol. 1) et de raison*.
BBG. DARM. 1877, p. 166.

 

Tu sais tout maintenant :

ENJOY IT

Le poème free online flash shooter

JUST DO IT


mercredi 11 octobre

AH ! QU’APPRENDS-JE !!!!!!

 

Terrifffffique nouvelle ! Horrifiante abomination !

Bien évidemment nul « présentateur » (ou –trice) de « JT » n’en a rendu compte !
Nulle radio ne nous en a avisés ! (même pas Mermet dans sa geôle de 15H !)
Nul « quotidien » ne nous en a « touché mots » (fusse en « brève »)

ON NE NOUS DIT RIEN !
TOUT FOUT LE CAMP ET ON N’EN SAIT RIEN !

Qu’est ce qu’on en a à foutre qu’un allumé coréen du Nord ait fait pété une hypothétique bombinette vaguement à  Tomik ?
Qui ça intéresse que SarkoSegoDSKFabiusLePen and so on soient « candidats » à la course à l’échalote ?
Qui (faut vraiment être sacrément vicelard) a un frémissement de début de commencement de curiosité à propos de l’équipe de balle au pied des Iles Ferroé ?

Voila avec quel genre de sottises on nous gave .

Heureusement il y a encore des guetteurs aux aguets de choses plus essentielles ! Du haut de leurs vigies ils scrutent l’Océan !
Comme par exemple Geneviève et Jean François : grâce à eux j’ai appris « la » nouvelle !
J’en suis resté comme un baba sans rhum ! comme un pêcheur de Mer d’Aral en plein désert !
Les bras m’en sont tombés !
Puis une jambe ! (je l’ai illico remplacé par un pilon en bois)

 


Oyez oyez braves gens LA nouvelle :  dans la nouvelle traduction du Livre de Melville , « en » la Pléiade , Moby Dick n’est plus une « baleine » mais un cachalot !!!!!

OUI ! vous avez bien lu ! Moby Dick , LA baleine des baleines !

C’est carrément du terrorisme !
COMMENT DONC !  Moby ? LA baleine de nos jeunesse  (prolongées , grace à quelques Livres de cet acabit) soudain transformée en « cachalot » !!!!!!


Oui , décidément  , tout fout le camp ! vite vite , trouons l’ozone ! gazcarbonisons l’atmosphère ! réchauffons les climats ! faisons fondre les banquises ! ça ne vaut plus le coup de vivre sur une planète où Moby Dick n’est plus une baleine !

(vous dire ! même Greenpeace n’a pas prêté garde à cette « débalainisation »de Moby ! )
(ni Al Gore )
(ni Swarzy Terminator devenu l’ecolo de san francisco)

Y a quand même un bon côté à toutes choses : je n’aurais pas à claquer plein d’euros pour acheter le tome de la Pléiade où Moby subit cet affront : je vais pouvoir me « contenter » de mon vieil exemplaire dépenaillé du Livre de Poche (traduction de Lucien Jacque Joan Smith ET JEAN GIONO , dont il faut lire et relire le « Pour saluer Melville » ) (qui n’est peut être plus disponible que dans ….. la Pléiade !!!!!!)


Poème d'Achab

"Oui oui
je la pourchasserai

autour du cap de bonne espérance
et autour du cap horn
et autour du maëlstrom de norvège
et autour des flammes de l'enfer

avant de renoncer
à l'atteindre"

Achab
psalmodie ce poème sauvage
devant l'équipe du Pequod
au chapitre XXXVI de "Moby Dick)
intitulé "le gaillard d'arrière"

c'est un des plus beaux
futurs
que je connaisse
avec cet autre :
"j'irai loin très loin"
d'Arthur Rimbaud
à seize ans

qu'importe le linceul
de la mer
et les jambes pourries
de gangrène.

 

lundi 9 octobre 19h48

'BOMB' by Gregory Corso

 
                  
               Budger of history   Brake of time   You   Bomb
      Toy of universe   Grandest of all snatched sky   I cannot hate you
        Do I hate the mischievous thunderbolt   the jawbone of an ass
     The bumpy club of One Million B.C.   the mace   the flail    the axe
   Catapult Da Vinci   tomahawk Cochise   flintlock Kidd   dagger Rathbone
    Ah and the sad desparate gun of Verlaine   Pushkin   Dillinger   Bogart
 And hath not St. Michael a burning sword   St. George a lance   David a sling
 Bomb   you are as cruel as man makes you   and you're no crueller than cancer
  All Man hates you   they'd rather die by car-crash   lightning   drowning
Falling off a roof   electric-chair  heart-attack   old age   old age   O Bomb
     They'd rather die by anything but you   Death's finger is free-lance
  Not up to man whether you boom or not   Death has long since distributed its
  categorical blue   I sing thee Bomb   Death's extravagance   Death's jubilee
   Gem of Death's supremest blue   The flyer will crash   his death will differ
    with the climbor who'll fall   to die by cobra is not to die by bad pork
Some die by swamp   some by sea  and some by the bushy-haired man in the night
   O there are deaths like witches of Arc   Scarey deaths like Boris Karloff
    No-feeling deaths like birth-death   sadless deaths like old pain Bowery
  Abandoned deaths   like Capital Punishment   stately deaths like senators
   And unthinkable deaths like Harpo Marx   girls on Vogue covers   my own
     I do not know just how horrible Bombdeath is   I can only imagine
      Yet no other death I know has so laughable a preview   I scope
      a city   New York City   streaming   starkeyed   subway shelter 
        Scores and scores   A fumble of humanity   High heels bend
            Hats whelming away   Youth forgetting their combs
          Ladies not knowing what to do   with their shopping bags
            Unperturbed gum machines   Yet dangerous 3rd rail
          Ritz Brothers   from the Bronx   caught in the A train
                The smiling Schenley poster will always smile
                   Impish death   Satyr Bomb   Bombdeath
                     Turtles exploding over Istanbul 
                         The jaguar's flying foot
                        soon to sink in arctic snow
                     Penguins plunged against the Sphinx
                        The top of the Empire state
                    arrowed in a broccoli field in Sicily 
                 Eiffel shaped like a C in Magnolia Gardens 
                       St. Sophia peeling over Sudan 
                     O athletic Death   Sportive Bomb
                       the temples of ancient times
                         their grand ruin ceased
                      Electrons   Protons   Neutrons 
                         gathering Hersperean hair
                    walking the dolorous gulf of Arcady 
                          joining marble helmsmen
                       entering the final ampitheater
                     with a hymnody feeling of all Troys
                        heralding cypressean torches
                         racing plumes and banners
                 and yet knowing Homer with a step of grace
                       Lo the visiting team of Present
                           the home team of Past
                       Lyre and tube together joined
                     Hark the hotdog soda olive grape
                      gala galaxy robed and uniformed 
                      commissary   O the happy stands
                      Ethereal root and cheer and boo
                     The billioned all-time attendance
                          The Zeusian pandemonium
                            Hermes racing Owens
                          The Spitball of Buddha
                            Christ striking out
                           Luther stealing third
                      Planeterium Death   Hosannah Bomb
                     Gush the final rose   O Spring Bomb
                     Come with thy gown of dynamite green
                       unmenace Nature's inviolate eye
                         Before you the wimpled Past
                   behind you the hallooing Future   O Bomb
                        Bound in the grassy clarion air
                         like the fox of the tally-ho
                  thy field the universe thy hedge the geo
                 Leap Bomb   bound Bomb   frolic zig and zag
                The stars a swarm of bees in thy binging bag
                      Stick angels on your jubilee feet
                    wheels of rainlight on your bunky seat
                     You are due and behold you are due
                       and the heavens are with you
                   hosanna incalescent glorious liaison
                 BOMB O havoc antiphony molten cleft BOOM
                    Bomb mark infinity a sudden furnace
                 spread thy multitudinous encompassed Sweep
                         set forth awful agenda
              Carrion stars   charnel planets   carcass elements
             Corpse the universe   tee-hee finger-in-the-mouth hop
                       over its long long dead Nor
                    From thy nimbled matted spastic eye
                    exhaust deluges of celestial ghouls
                      From thy appellational womb
                   spew birth-gusts of of great worms
                        Rip open your belly Bomb
               from your belly outflock vulturic salutations
               Battle forth your spangled hyena finger stumps
                       along the brink of Paradise 
                         O Bomb   O final Pied Piper
                both sun and firefly behind your shock waltz
                          God abandoned mock-nude
                 beneath His thin false-talc's apocalypse
                        He cannot hear thy flute's
                        happy-the-day profanations
               He is spilled deaf into the Silencer's warty ear
                    His Kingdom an eternity of crude wax
                      Clogged clarions untrumpet Him
                        Sealed angels unsing Him
                      A thunderless God   A dead God
                       O Bomb   thy BOOM His tomb
                 That I lean forward on a desk of science
                  an astrologer dabbling in dragon prose
               half-smart about wars   bombs   especially bombs
              That I am unable to hate what is necessary to love 
                That I can't exist in a world that consents
            a child in a park   a man dying in an electric-chair
                    That I am able to laugh at all things
          all that I know and do not know   thus to conceal my pain
              That I say I am a poet and therefore love all man
           knowing my words to be the acquainted prophecy of all men
                and my unwords no less an acquaintanceship
                           That I am manifold
                     a man pursuing the big lies of gold
                      or a poet roaming in bright ashes
                    or that which I imagine myself to be 
                a shark-toothed sleep   a man-eater of dreams
                   I need not then be all-smart about bombs
              Happily so   for if I felt bombs were caterpillars
                   I'd doubt not they'd become butterflies
                         There is a hell for bombs
                      They're there   I see them there
                       They sit in bits and sing songs
                            mostly German songs
                      And two very long American songs
                    and they wish there were more songs
                   especially Russian and Chinese songs
                  and some more very long American songs
                    Poor little Bomb that'll never be 
                       an Eskimo song   I love thee 
                        I want to put a lollipop
                            in thy furcal mouth
                     A wig of Goldilocks on thy baldy bean
                  and have you skip with me Hansel and Gretel
                        along the Hollywoodian screen
                      O Bomb in which all lovely things
                   moral and physical anxiously participate
                        O fairylike plucked from the 
                          grandest universe tree 
                      O piece of heaven which gives
                     both mountain and anthill a sun
                I am standing before your fantastic lily door
                I bring you Midgardian roses   Arcadian musk
                 Reputed cosmetics from the girls of heaven
                   Welcome me   fear not thy opened door
                     nor thy cold ghost's grey memory
                   nor the pimps of indefinite weather
                       their cruel terrestial thaw
                          Oppenheimer is seated
                       in the dark pocket of Light
                    Fermi is dry in Death's Mozambique 
                         Einstein his mythmouth
                 a barnacled wreath on the moon-squid's head
             Let me in   Bomb   rise from that pregnant-rat corner
                nor fear the raised-broom nations of the world
                           O Bomb I love you
                 I want to kiss your clank   eat your boom
                    You are a paean   an acme of scream
                      a lyric hat of Mister Thunder
                        O resound thy tanky knees
                     BOOM   BOOM   BOOM   BOOM   BOOM
                      BOOM ye skies and BOOM ye suns
                    BOOM BOOM ye moons   ye stars BOOM
                     nights ye BOOM   ye days ye BOOM
                 BOOM BOOM ye winds   ye clouds ye rains
                    go BANG ye lakes   ye oceans BING
                     Barracuda BOOM and cougar BOOM
                       Ubangi BOOM   orangutang 
                 BING BANG BONG BOOM   bee bear baboon
                        ye BANG ye BONG ye BING
                       the tail the fin the wing
                 Yes   Yes   into our midst a bomb will fall
                 Flowers will leap in joy their roots aching
          Fields will kneel proud beneath the halleluyahs of the wind
            Pinkbombs will blossom   Elkbombs will perk their ears
           Ah many a bomb that day will awe the bird a gentle look
                 Yet   not enough to say a bomb will fall
                  or even contend celestial fire goes out
                Know that the earth will madonna the Bomb
         that in the hearts of men to come more bombs will be born
            magisterial bombs wrapped in ermine   all beautiful
               and they'll sit plunk on earth's grumpy empires
                     fierce with moustaches of gold

lundi 9 octobre 19h 06
lundi 9 octobre 19h 04

M
A
I
S
Q
U
E
L
L
E
F
E
N
E
T
R
E
O
U
V
R
I
R
P
O
U
R
A
V
O
I
R

lundi 9 àctobre

17h57

A Antoine Emaz

samedi 7 octobre

AUTOMNE

« Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards ! »

 

Ah sacré Alphonse !!!!!!

 

Et les champignons alors ? et les coings ? et les dernières tomates ? et les figues ? et les confitures ? et …

Mais il est vrai – pour sa défense !- qu’il n’est pas fastoche d’écrire des poèmes (surtout en alexandrins !) avec les mots « gelée de coing » ou « cèpes de bordeaux » ou «golmottes » !

Il faudrait d’ailleurs se pencher sur cette impuissance de la poésie (ou plutôt ce refus) à nommer véritablement le réel environnant , sans vouloir forcément le métamorphoser , le détourner , le contourner , l’évoquer etc

Ah old dear Alphonse ! « le deuil de la nature » !!!!!! j’t’en foutrais moi ! du « deuil de la nature »  quand tu sens monter de la cuisine l’odeur d’une platée de champignons que tu vas bientôt manger avec des coquillettes fraiches et un escalope de veau à la crème !  


mercredi 4 octobre

« Le Japon est à la place du Mexique et l'Amérique n'y figure pas »

Peut on lire sur Pornawak , à propos des deux premiers globes terrestres « précolombiens »
Cela inspire de fort profonds « questionnements » au philosophe Peter Sloterdijk


 

Moi , ça me fait tout bonnement rêver . Non , le mot est peut être excessif !  « rêvasser » , on va dire . Ouais ! c’est  mieux « rêvasser »  (« arrête donc de rêvasser dans ton coin » - petit souvenir ) .

Imaginez un peu ! Pas d’Amérique !!!!

DONC :

Pas de GW Bush ! pas de Bill Gates ! pas de Mac Do ! pas « d’hyper-puissance » mondiale  etc etc

Ok ! 

MAIS

Pas de Richard Brautigan , de Bob Dylan , de Walt Whitman , de Thoreau , de John Ford ! etc
Même pas Rintintin ! ni « au nom de la loi » ! ni « fort alamo » ! ni « apocalypse now » !etc
Et pas le sax de coltrane !
La trompette de miles !
Le « flow » d’Eminem !

Pas d’Amérique ? 
Je préfère un monde avec ! MALGRE TOUT !

(en ce qui concerne le « positionnement » du Japon  « à la place » du Mexique : gastronomiquement parlant ça pourrait être gouteux !
MAIS ce « questionnement » (le seul qui vaille) : « que boire avec ? » téquila ou  saké ?

 

Parler de la cuisine mexicaine, s'est remonter jusqu'à l'époque précolombienne, traverser la conquête et la colonisation espagnole, pénétrer dans les cuisines de Maximilien de Habsburg et se promener à travers le pays d'aujourd'hui en humant le contenu des jattes et des récipents de terre cuite. Si la cuisine s'est diversifiée, ses racines culinaires demeurent bien ancrées dans l'histoire.
Il faut remonter jusqu'en 700 ans avant Jésus-Christ. La civilisation méso-américaine ou la "civilisation du maïs" est déjà bien implantée. Base alimentaire de toutes les tribus indiennes, le maïs sert de lien commun entre chacune d'elles, source des querelles comme le cordon entre l'homme et les dieux. L'Indienne aime à casser les jeunes épis, les faire bouillir et en croquer les grains juteux mais elle a appris à le traiter, le cuisiner. Elle le sert en gruau clair "atole" au petit déjeuner. Dès que le maïs mijote avec de la viande, il devient pozole et la femme le transporte dans des gourdes jusqu'aux champs pour nourrir les ouvriers. réduit en farine, il se transforme en tortillas, ces galettes tendres ou croquantes, ou en tamales, farcies aux haricots ou aux légumes. Le maïs fait aussi partie de la fête: sa farine, dissoute dans l'eau, est mise à fermenter afin d'obtenir des boissons fortes qu'on assaisonne au piment ... ou au chocolat.
Durant l'époque pré-hispanique, alors que la table de Moctezuma croule sous un échantillonnage de toutes les viandes, gibiers et volatiles qui vivent sur les terres infinies entre les deux mers, la diète quotidienne du peuple est frugale et consiste en 3 tortillas, des piments, des haricots secs fortement assaisonnés ou de la courge et un verre d' atole, de la pâte à tortilla délayée dans le lait, sucrée et parfumée aux fruits ou à la vanille. Mais, lors des occasions spéciales, généralement associées à des fêtes religieuses, le maïs se transforme. C'est ainsi qu'on retrouve le mois de Hueytozoztli, la grande vigile. Durant avril-mai, les tortillas sont confectionnées selon la forme de Chicomecatl, la déesse de la subsistance et farcies de haricots secs que l'on sert avec de l'eau aromatisée de chia, la graine d'une variété de sauge.
Puis, en mai-juin, c'est le mois du dieu Etzcualiztli. Le maïs est cuit avec des haricots secs, une nourriture fort lourde qui signifie l'abondance que ce soit la nourriture ou la pluie. Juin-juillet voit passer la fête des Lords Huey Tecuhuitl où les cérémonies sont dédiées à la déesse des jeunes épis. Les tamales sont alors farcis de viande, de gibier accompagnés d'eau mélangée à de la farine de pinole; seuls les prêtres ont le droit de boire du pulque.
En juillet-août rend hommage au dieu du soleil, Huitzilopochhtli. Les tamales deviennent géantes et peuvent contenir une dinde entière ... ou un chien engraissé; elles sont décorées de fleurs, de plumes et festonnées de pâte mélangée avec des champignons pour représenter les guerriers et autres victimes sacrifiées au dieu soleil. Les tamales sont coupées et offertes aux prêtres accompagnées de montagnes de cailles.

 OU ALORS


ASAGOHAN

PETIT-DÉJEUNER - "TAMAGO-YAKI" (Omelette japonaise), salade et "NATTÔ"

ASAGOHAN II

"TÔFU" et saumon grillé avec "MISO-SHIRU" (soupe MISO)

YAKIBUTA

rôti de porc japonais

YAKITORI

brochettes de poulet

ZARU-UDON

UDON (nouilles japonaises) froides

KOBACHI

différents petits plats

SAKE TO IKURA NO OYAKO-CHIRASHI

SUSHI au saumon et ses oeufs

SASHIMI

du poisson cru

ODEN

Pot au feu japonais

MAKI-ZUSHI

SUSHI enroulé de NORI (feuille d'algue)

TEMARI-ZUSHI

boules de SUSHI

ONIGIRI

boules de riz

TAKIKOMI-GOHAN

riz composé

GYÛ NO TATAKI

rôti de boeuf japonais, moitié cru et mariné

GYÛ-DON

plat de boeuf et légumes mijotés à la japonaise sur du riz

NIKU-JAGA

mijoté de pommes-de-terre à la viande

OKONOMI YAKI

pizza japonaise !

SANSHOKU-DON

Bol de riz à trois couleurs

RÂMEN

recette avec Nama-râmen (produit prêt à consommer)

OYAKO-DON

omelette au poulet sur bol de riz

TANIN-DON

omelette au porc sur bol de riz

YAKISOBA

nouilles sautées

TSUKUNE

boules du poulet

KUSHI-KATSU

brochettes de TONKATSU, beignet de porc

GYÔZA

ravioli au porc

TEMPURA

assortiment de beignets

 

Ouvre la fenêtre

août-septembre

juillet

juin mai , avril, mars, février, janvier,2006
décembre, novembre 2005

éclats de lire