roger lahu

novembre

an 007

 

samedi 24 novembre

CONJUGAISON LEGALE

 

 

Je ne téléchargerai plus illégalement
Tu ne téléchargeras plus  illégalement
Il ne téléchargera plus illégalement
Nous ne téléchargerons plus illégalement
Vous ne téléchargerez plus illégalement
Ils ne téléchargeront plus illégalement

 

Nicolas Sarkozy s'est réjoui de la signature vendredi à l'Élysée d'un accord contre le piratage (Libé)

  1. Dis, m’sieur Olivennes ? pourquoi as-tu de si grandes dents ?
  2. C’est pour mieux te chourer ton pognon dans mes hyper KKKulturels mon enfant !

 

Mais promis-juré  je ne téléchargerai plus illégalement :  croix d’bois croix d’fer si j’mens j’vais en enfer ! (le blême c’est que j’ai jamais réussi à croire à l’enfer !)

Allez ! on conjugue tous en cœur :

Je ne téléchargerai plus illégalement
Tu ne téléchargeras plus  illégalement
Il ne téléchargera plus illégalement
Nous ne téléchargerons plus illégalement
Vous ne téléchargerez plus illégalement
Ils ne téléchargeront plus illégalement

 

(Pourquoi y-en a –t-il qui ricanent bêtement, là bas au fond, près des radiateurs ?

Mécréant !
Pirates !
Terroristes !
Racailles !
Au karcher !


 

jeudi 22 novembre
SOUS MA FENETRE …

…J’ai  depuis deux trois mois  une bouches d’incendie flambant neuve .
Tiens ! ça n’est vraiment pas fait exprés , mais l’expression « flambant neuve » pour une bouche d’incendie  ne manque pas de piquant !
Chaque matin et soir en ouvrant /fermant les volets   (une vie humaine pourrait se décompter ainsi : « il a ouvert X mille fois ses volets ! »  (comme autrefois ces chers vieux « peaux rouges » comptaient en « printemps)  (mais faut dire qu’il n’y avait pas de volets dans leurs teepees) (il ne faut jamais idéaliser fantasmatiquement  les pseudo grands anciens bourrés de sagesse primitive ! un sioux qui aurait eu des volets à son teepee aurait tout connement  ouvert/fermé ses volets comme tout un chacun aujourd’hui !)  (j’abomine les idéalisations ecolo-new-age : les vieux bougres et bougresses primitifs et d’antan je préfère les sentir proches de moi , et de nous tous , « frères humains » qui avant nous vivaient , ni plus ni moins sages /cons/heureux/malheureux/ bornés/futés and so on !) (sur ce il faut que je ferme ces fuckin parenthèses , non ?)

Et donc ( ??!!) à chaque fois que j’ouvre/ferme mon volet et que j’aperçois la dite flambante neuve bouche d’incendie je ne peux m’empêcher de penser à cette citation  récemment notée :

Comment se fait il que nous tenions tellement à laisser quelque chose de nous-mêmes ? Alors même que nous sommes encore en vie . Nous voulons affirmer notre existence à l’égal des chiens qui pissent sur les bouches d’incendie  (…) Nous ne supportons pas que notre voix puisse se taire en fin de compte , comme une radio en bout de course.
(margaret atwood – le tueur aveugle )

Et ne  m’échappe aucunement ce qu’a de paradoxal de :

  1. Écrire les lignes précédentes
  2. Les mettre « on line » sur Internet  via  « lieux-dits »

Paradoxe ? vous avez dit « paradoxe » ?
Je vais aller fumer un calumet en bas et me servir un verre de vin pour m’aider à admettre que , oui , il y a un paradoxe qui traine quelque part   …. (ses chaines de fantôme malfaisant ?)
(je vais faire appel à un vieux chaman angevin pour chasser ce genre de para machin là ! on sait jamais , ça peut p’t’être vous amener des mauvais rêves ?) (où l’eau prend feu, par exemple ! )

Vendredi 9 novembre
AH QUELLE « MANGERIE » de mots !

(j’emprunte ce mot « mangerie » à JP Dubost : c’est le titre d’une section délectable  de son dernier livre « Fratassier » paru chez Tarabuste)

John Jarvis que le hasard avait placé entre la blonde Miss Sternevage et la rousse Miss Spruce lut complaisamment à ses voisines le menu gravé sur des feuilles d’ivoire et qui était digne de la richesse de l’amphytrion .
Ce menu comprenait entre autres raretés gastronomiques , un colossal saumon grillé , piqué de truffes,servi sur un lit d’huitres  et de crevettes avec une sauce verte  au ravensara, un gigot de  guanaco des Andes, à l’écossaise, des carrys de faisan, de dindonneau sauvage et de tortue verte , une grande outarde- ce roi des gibiers  qui possède sept sortes de chair -, toutes d’une couleur et d’une saveur  différentes -  entièrement farcie de becfigues et de bécassines,entourée de choux psalmistes à la crème, des pigeons des Moluques nourris de noix de muscade, des lézards iguanes , grillés, accompagnés d’une sauce indienne au gingembre etc etc
A la grande stupéfaction des convives , ce splendide repas, en dépit des sévères lois américaines, ne devait  pas être un repas sec. Chargé d’affaires de plusieurs républiques d’Amerique centrale, le banquier jouissait de l’immunité diplomatique , comme l’attestait le buffet dressé au fond du hall et couvert de vénérables flacons .

Gustave Le Rouge  - Todd Marvel, détective milliardaire – 10 18   (1986)


Quand on pense que Gustave Le Rouge partagea le dernier repas de Verlaine le jour même de la mort du pauvre Paulo ! Ils n’ont pas dû faire telle bombance ce jour-là . Quel dommage ! Mourir après avoir avalé tout ça (et vidé moult « vénérables flacons ») serait une mort presque miraculeuse 

mardi 6 novembre

Sugar bamboo star
(november blues)


un soir de novembre
oh la nuit
tombe tôt en novembre
la voix rauque de dave van ronk chante
candy man
j’ai vu sur la table
de la cuisine
une paperolle pense-bête
et lu :
« bambous /star sucre »
j’ai mal lu
ce n’était pas « star » mais « spar »
qu’il « fallait » lire
mais cette erreur
me convient
et ai envie d’écrire
un « sugar bamboo star talkin blues »
et ce serait dave van ronk
qui le chanterait

et ça serait vraiment chouette
d’entendre ça
un samedi soir de novembre
 loin de tous bambous

avec juste les silhouettes noires
des marronniers d’une « place du mail »
à peine visibles
dans la nuit
d’un samedi soir de novembre

 




ANNEE 2007: mois: janvier/février , mars , avril , mai , juin/juillet , septembre , octobre



ANNEE 2006: mois: janvier , février , mars , avril , mai , juin , juillet , août-septembre , octobre , novembre , décembre.

ANNEE 2005: mois: novembre, décembre