…J’ai depuis deux trois mois une bouches d’incendie flambant neuve .
Tiens ! ça n’est vraiment pas fait exprés , mais l’expression « flambant neuve » pour une bouche d’incendie ne manque pas de piquant !
Chaque matin et soir en ouvrant /fermant les volets (une vie humaine pourrait se décompter ainsi : « il a ouvert X mille fois ses volets ! » (comme autrefois ces chers vieux « peaux rouges » comptaient en « printemps) (mais faut dire qu’il n’y avait pas de volets dans leurs teepees) (il ne faut jamais idéaliser fantasmatiquement les pseudo grands anciens bourrés de sagesse primitive ! un sioux qui aurait eu des volets à son teepee aurait tout connement ouvert/fermé ses volets comme tout un chacun aujourd’hui !) (j’abomine les idéalisations ecolo-new-age : les vieux bougres et bougresses primitifs et d’antan je préfère les sentir proches de moi , et de nous tous , « frères humains » qui avant nous vivaient , ni plus ni moins sages /cons/heureux/malheureux/ bornés/futés and so on !) (sur ce il faut que je ferme ces fuckin parenthèses , non ?)
Et donc ( ??!!) à chaque fois que j’ouvre/ferme mon volet et que j’aperçois la dite flambante neuve bouche d’incendie je ne peux m’empêcher de penser à cette citation récemment notée :
Comment se fait il que nous tenions tellement à laisser quelque chose de nous-mêmes ? Alors même que nous sommes encore en vie . Nous voulons affirmer notre existence à l’égal des chiens qui pissent sur les bouches d’incendie (…) Nous ne supportons pas que notre voix puisse se taire en fin de compte , comme une radio en bout de course.
(margaret atwood – le tueur aveugle )
Et ne m’échappe aucunement ce qu’a de paradoxal de :
- Écrire les lignes précédentes
- Les mettre « on line » sur Internet via « lieux-dits »
Paradoxe ? vous avez dit « paradoxe » ?
Je vais aller fumer un calumet en bas et me servir un verre de vin pour m’aider à admettre que , oui , il y a un paradoxe qui traine quelque part …. (ses chaines de fantôme malfaisant ?)
(je vais faire appel à un vieux chaman angevin pour chasser ce genre de para machin là ! on sait jamais , ça peut p’t’être vous amener des mauvais rêves ?) (où l’eau prend feu, par exemple ! )