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Niko le Oustiti a dit
« il faut LIQUIDER l’héritage de 68 »
Donc moi Père (Lah)Ubu je lui donne un coup de main ! allez à la trappe ! à la trappe ! les malpensants ! les attardés mentaux !
Et je dénonce deux gars de mon village : Rablay sur Layon , Maine et Loire . Ce sont deux affreux ! des mecs dangereux !
L’un, Thierry Titi Robin , est musicien . Rien de grave jusque là . Mais il s’évertue à jouer des instruments bizarres et pas de chez nous : du oud , du bouzouq , par exemple . Et il s’entoure systématiquement de comparses basanés : des gitans , des indiens , des roumains etc etc . Rien que de la racaille émigrée ! Et il s’en vante en plus , le bougre :
LE METISSAGE
On me demande parfois pourquoi j'ai « métissé » ma musique: C'était il y a plus de vingt ans, et je ne cherchais pas à m'évader mais au contraire à aller simplement au plus intime, sans détour. Cette musique, c'est mon univers, le reflet de ma vie. Voilà tout. Je cherchais à rassembler les morceaux épars de ma conscience et de mes sens, à exprimer le sentiment d'un homme qui veut embrasser le monde les yeux ouverts et qui ne craint pas les morsures du feu. Ses peines, ce qu'il imagine de l'amour, puis ce qu'il en fait, ses souvenirs heureux ou amers qui lui collent au train, le goût de la beauté, le prix d'une vie debout, voilà ce que raconte ma musique. Parfois, j'ai besoin de cette solitude secrète qui me lie au' oud, au bouzouq ou à la guitare ; puis j'ai le désir du chant, de la fête, et nous nous retrouvons autour du compas, au sein du groupe, et la nuit alors n'en finit pas. S'il y a toujours eu sur scène autour de moi des Français, Gitans et Orientaux, c'est parce que tel est mon milieu de vie et que lui seul me procure l'équilibre pour vivre et survivre.
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http://www.thierrytitirobin.com/
et voila ce qu’on peut lire sur lui
Quand d’autres rêvent de faire leur trou dans le paysage musical ou de bâtir pierre par pierre un succès massif, Titi Robin, lui, a donc préféré chausser des semelles de vent et se laisser entraîner par son inspiration vagabonde. A son propos, on répugne à parler de “carrière”. Car il a accompli bien mieux que ça : un parcours musical qui est aussi une trajectoire humaine, suivant ce flux incessant d’émotions et de désirs qui font l’inestimable prix d’une vie libre. “Pour gagner la vie, avancer, il faut sans arrêt pouvoir quitter quelque chose ou quelqu’un, ou soi-même. La vie est un éternel exil.” Inutile de dire que ce constat-là, décliné avec une infinité de nuances tout au long de Jivula et Anita !, n’appelle pas la tristesse : il est au contraire le prétexte d’une fête dont les échos n’ont pas fini d’ensorceler nos cœurs et nos esprits.
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http://www.franchuta.info/
L’autre affreux , c’est Etienne Davodeau . Dessinateur de BD qui au lieu de se contenter de Titeufferies vulgaires et stupides pond des albums consacrés aux luttes syndicales en pays de Mauge ou à Brest après guerre ! Si encore ces Bd documentaires étaient chiantes , ça irait , mais cet abominable là a un tel talent qu’elles sont passionnantes (et drolement émouvantes) (et sacrément réchauffantes)
À propos de « les mauvaises gens »
Quelle était votre ambition de départ ?
Mon ambition était de dessiner le portrait des gens parmi lesquels j'ai grandi qui étaient (qui sont !) syndicalistes et militants ouvriers dans une région catholique et conservatrice. Leur histoire correspond à une époque charnière du XXe siècle, où cette petite province française, paysanne depuis toujours, s'est industrialisée en quelques années. Le patronat local disposait là d'une main d'œuvre très jeune, peu formée, malléable et travailleuse. Parmi ces ouvriers et ouvrières de même pas 20 ans, des gens ont décidé dans les années 50, de militer, de créer des sections syndicales. Pourquoi ? Comment ? C‚est la question que je me suis posée. Deux de ces jeunes gens allaient devenir mes parents.
40 ans plus tard, je ne suis donc pas allé chercher mes témoins très loin.
Un combat comme la lutte syndicale fait-il encore écho aujourd'hui ? Comme pour Rural ! mon intention était surtout de raconter une histoire vraie en bande dessinée en partant de ce principe : la vie quotidienne est constituée par essence d'histoires à raconter. C'est une question de regard. Lors de mes recherches préalables, je me suis aperçu que toutes ces luttes, dans cette région en particulier, n'avaient presque jamais été relatées. Elles sont locales, bien sûr, mais elles parlent d'individus qui, collectivement, essaient d'échapper à une condition qu’on leur impose. En cela, elles sont universelles et intemporelles. J'espère avoir pu le mettre en évidence.
Lecteurs, à vous de me le dire.
Interview © Éditions Delcourt 2005
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http://www.etiennedavodeau.com/
Critique de « un homme est mort » parue dans bdparadiso
http://www.bdparadisio.com
1950, la guerre est finie depuis cinq ans. De Brest, il ne subsiste plus rien. Des bombardements massifs et des combats acharnés de presque un mois ont anéanti la ville, son port, son arsenal. Brest est un désert. Il faut tout reconstruire. 1950, Brest est un immense chantier. De la ville fortifiée, aux ruelles étroites, une nouvelle ville va surgir, orthogonale, rectiligne, ordonnée, moderne, ce sera Brest-la-Blanche, qui deviendra très vite, Brest-la-grise. Des milliers d'ouvriers travaillent sur les chantiers. 1950. C'est la grève. Les chantiers sont immobilisés, les ouvriers de l'Arsenal rejoignent le mouvement. De violents affrontements surviennent lors des manifestations. Le 17 avril, le drame se produit. La police tire sur la foule, blessant plus de vingt personnes et tuant un homme. Édouard Mazé. Le lendemain, appelé par la CGT pour tourner un film sur le mouvement, René Vautier débarque clandestinement à Brest (il est alors recherché par la police suite à un premier film documentaire, Afrique 50, témoignage sans concessions du système colonial français d'après guerre). René arrive dans une ville en état de siège. Le lendemain, ont lieu les obsèques d'Édouard Mazé. Une foule immense, un peuple entier accompagnera son cercueil. En s’attachant à la véracité des évènements, en respectant la paroles des témoins, Kris et Étienne Davodeau nous redonnent de l’espoir en l’homme et à sa faculté de tenter de se faire maître de son destin.
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JOHNY LE SUISSE OUI !
TITI ROBIN le gitan angevin NON !
Les conneries TITEUF OUI !
DAVODEAU NON!
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