juin 2006

roger lahu

Ouvre la fenêtre mai
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mars, février, janvier,2006
décembre, novembre 2005

mercredi 28 juin

LA TOILE : une fenêtre ? pour s’y jeter ?


cette photo quand je l’ai vue pour la première fois (sur la Toile) m’a paru DE TOUTE EVIDENCE la photo même de la Toile elle-même .
quelquechose de vertigineux , d’effrayant . J’ai presque envie d’écrire de dantesque ! L’Enfer et le Paradis n’ont plus désormais sept cercles mais des millions en prolifération constante . Big Bang sidérant ! On assiste à la naissance de galaxies entières . On se perd dans un hyperespace en croissance continue .
OU EST ON ?

Rozenn Quéré (la photographe http://www.flickr.com/photos/querozenn m’a fait découvrir par exemple Flickr . C’est un site d’hébergement (et de partage) de photo : il y en a déjà 130 millions en ligne !!!!!!! J’ai bien sur tapé le mot « fenêtre » , j’aurais pu VOIR ( ?) 428070 photos « taguées » sous ce terme . J’en ai regardé quelques unes , certaines sont très belles , alors on peut « cliquer » sur le nom de l’auteur et on accède (d’autres fenêtres qui s’ouvrent) sur son « lieu » d’exposition et on rentre chez lui (par la fenêtre ! est ce bien poli) . Et on découvre mille , dix mille , cent mille univers personnels .

Est-ce l’Enfer ? le Paradis ? qu’est ce qui s’ouvre ainsi sous nos yeux ?

Je ne sais pas quoi dire !

Ou alors , autre exemple d’un de ces abymes nouveaux : par je ne sais quel hasard je me suis retrouvé sur un site belge très passionnant (et bien délirant)

http://www.no-bug.net .

De « là » (mais où est ce ?) on peut partir en « exploration » (disent ils) et s’ouvrent des centaines de fenêtres-sites choisis par le webmaster . Je me suis ainsi perdu dans
Books~~Illustrations~~Science~~History~~Visual Materia Obscura~~Eclectic Bookart.

BibliOdyssey

caverne d’Ali Baba visuelle

puis sur le site génialissime d’un artiste du Kazakstan (je crois)

http://www.gvozdariki.ru

et puis … et encore …. (sans parler des possibilités P2P !! comment résister ? comment ne pas avoir envie de découvrir «Le Messie » de Haendel mis en image par William Klein ? grâce à qui ai-je fait cette découverte ? peut être un australien en plein bush m’a « donné » ça sans le savoir ? ou un vénitien depuis un vieux palaccio branlant ? )

Paradis ou Enfer ? en tous cas un fabuleux maelstrom (comme celui qui engloutit Arthur Gordon Pym ? )

Ou peut être , plus simplement , une nouvelle et radicale technique d’emprisonnement .
Vous avez vu le petit bout de grillage , en bas à droite ? peut être qu’autour de la Toile il n’y a plus que ça un immense Réseau de grilles ? et ça s’appelle le Réel ? et on ne veut pas le voir ? alors on part se perdre dans les brumes virtuelles ?

O n a tellement l’impression de pouvoir vaguer à volonté et ailleurs et partout (donc nulle part) qu’on finit par les « perdre de vue » , les grilles les grillages les barbelés ?

Où est l’Enfer ? où le Paradis ?
Et si ce n’était encore une fois de plus que sornettes tout ça ? faux mirages faux miracles pour divertir l’Ennui foncier ?

« Un roi sans divertissement est un homme plein de misère » et aujourd’hui le Langlois de Giono ne se divertirait plus en tirant à deux mains dans le ventre du loup pour voir le sang sur la neige mais serait joueur en ligne accro à Camper Strike !!!

Samedi 24 juin

L'ombre est une "extériorisation de l'intérieur du personnage" dit Stoichita


 

Le personnage (Ich bein ein personnage) est une ombre intérieure : comment l’extérioriser ? le faut-il ? (et alors quelle est la perte ?)

L’intérieur de l’ombre est-elle encore de l’ombre ? ou un trou noir ? un astre s’écroulant sur lui-même et absorbant , ce faisant , toute la lumière de l’ombre extérieure ? est cela ce qu’on appelle « soleil noir de la mélancolie » ? (notre personnage , tête baissée , pleure à froides larmes , envie de pendaison à une lanterne : éteinte )

Une ombre a –t-elle un « extérieur » ? du dedans de l’ombre peut-on percevoir l’extérieur de l’ombre ? peut-on franchir en quelque sorte le « mur de l’ombre » ? (à quelle vitesse doit-on se projeter pour y parvenir ?) (il est difficile de prendre l’élan nécessaire quand on est dans l’ombre : l’ombre englue les élans et coupe les jambes ) (inertie : « n’être plus que l’ombre de soi-même) (la doublure du personnage )

Sortir de l’ombre est-ce dangereux ? ne faudrait-il pas se contenter de « se pencher » juste un peu hors de l’ombre ? est-ce pericoloso ? (« soleil cou coupé » de s’être penché trop au dehors et …schlac …. Un train de nuit fantomatique l’a décapité ?)

Faire de l’ombre ? quelles sont les meilleures recettes , les plus efficaces tours de main ? ombre montée en neige ? ombre au court bouillon ? ombre au bain – marie (et de minuit ) ?
Le personnage est affublé maintenant d’une haute toque noire et d’un tablier de cuir sombre il tient en main un redoutable tranchoir dont le fil – à vue d’œil – est si aiguisé que l’œil même en est coupé (on ne voit plus : cécité : tout est noir)

Extérieur nuit : on dépend le corps accroché à la lanterne . ON ? quelques silhouettes en ombres chinoises qui chuchotent

Générique

FIN (écran noir et la salle reste plongée dans l’ombre )

mardi 20 juin

TIR DANS LA LUCARNE : BUT !!!!!!!!!!!!!!

QUELLE LUCARNE , au juste ?

• La lucarne fronton se caractérise par son devant est un fronton triangulaire ou curviligne.
• La lucarne damoiselle est placée en partie supérieure d’un comble et terminée par une toiture triangulaire voir conique.
• La lucarne à la capucine est couverte d’un toit à trois pentes dont une croupe sur le devant.
• La lucarne bombée, dont la toiture suit la forme d’un un arc de cercle, une ferblanterie en zinc ou en cuivre permettant une exécution des plus modernes.
• La lucarne carrée, dont la toiture est horizontale, est dénommée chien-couché dans les constructions modernes.
• La lucarne faîtière est placée en partie supérieure d’un comble et qui termine le faîte d'une toiture à pignon.
• La lucarne flamande est construite en maçonnerie de pierre ou de brique et couronnée d’un fronton à multiples redans dissimulant la vue de la toiture.
• La lucarne historiée se caractérise par son tympan orné de sculptures d’armoirie ou de bas reliefs et son couronnement découpé en arcatures ou terminé en pinacles.
• L'œil-de-bœuf est une lucarne dont l’ouverture est circulaire ou ovale (voir Œil-de-bœuf).
• La lucarne à la Mansart est percée dans le brisis des toits mansardés. Elle doit son nom à l'architecte François Mansart

******
C'est cette nuit [la nuit du 4 août 1789] qui a supprimé les maîtrises et les priviléges exclusifs.... le maître tailleur, le maître cordonnier, le maître perruquier, pleureront ; mais les garçons se réjouiront, et il y aura illumination dans les lucarnes !
C. DESMOULINS, la Lanterne.


*****

Luca(r)ne sur le point d’arrêter un pénalty

LUCARNE ET DESSOUS TROUBLANTS

La Fifa prend un pavé en pleine lucarne
A un mois du Mondial organisé par la Fifa, le livre-enquête d'un journaliste anglais y révèle un système de pots-de-vin.
A un mois de la 18e Coupe du monde de foot, qui s'ouvre le 9 juin à Munich, voilà un livre choc qui va secouer les instances du ballon rond. Intitulée Carton rouge ! Les dessous troublants de la Fifa, l'enquête menée par le journaliste anglais Andrew Jennings sort demain en France (1). Elle dénonce les pratiques de la Fifa et de la nébuleuse sur laquelle s'appuie son président, le Suisse Sepp Blatter. A commencer par ISL (International Sports and Leisure), l'empire de sponsoring créé par «monsieur Adidas», Horst Dassler, décédé depuis. Preuves à l'appui certains documents sont gardés en lieu sûr , Jennings accuse les patrons du football mondial d'être à l'origine de corruption, d'avoir truqué les élections internes de la Fifa ou d'avoir détourné une partie de l'argent des billets de la Coupe du monde de football. …..
(article de LIBE)
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: : : : | lalucarne.org | : : : :
La Lucarne, le site culturel des pédées et des gouins, est enfin de retour ! Nous avons conçu et réalisé un tout nouveau site internet.
www.lalucarne.org/

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REDECOUVRIR LE MONDE D’UN ŒIL NEUF PAR LA LUCARNE !!!!!!!
4. Fam., p. iron. Écran de récepteur de télévision; p. méton. l'appareil dans son ensemble. Étrange lucarne. Une « lucarne », c'est ainsi qu'on appelle souvent le petit écran (...). La télévision est en effet une lucarne à travers laquelle le spectateur devrait redécouvrir d'un œil neuf le monde qui l'entoure (L'Express, 4 déc. 1972).

lundi 19 juin

GONE WITH THE REWIND
(du mouvement et de l’immobilité du monde)
(tercets al dante)

ça n’a pas commencé comme ça
ça n’a même pas commencé du tout
ça ne commencera pas


 

c’est fini depuis si longtemps
fini grillé foutu cramé
qu’on ne sais plus quand ça n’a pas commencé

je revois bien très très bien
le doigt (ongle trop long)
(un peu sale au demeurant)

(l’index autant qu’il ne m’en souvienne pas)
et le gros bouton rouge
(mais peut être était noir ?)

(en tous cas pas rose)
(ça aurait l’air de quoi un bouton
des non-commencements rose)

les appuyeurs de bouton de non commencement
rosissent –ils d’émotion
avant que d’appuyer sur icelui ?

mais ça ne commence jamais comme ça
par un bouton de rose (ou de fleur carnivore)
et un doigt à l’ongle en deuil

ca peine toujours à commencer vraiment
le bouton est si petit
le doigt si énorme (et sale)

l’appuyeur hésite tergiverse se gratte le crâne
(pellicules sous les ongles ça vire crados ce début inachevé )
il voudrait bien passer refiler

son tour la main le mistigri
mais pas de chance rien n’ayant commencé
il joue en solo total c’est lui contravec lui

alors ça traine interminablement à ne pas commencer (une éternité)
l’appuyeur attend il sait ce qui va arriver
si il appuie sur that fuckin’ button

il a envie de hurler
il ne peut pas se retenir :
« mais au moins arrêtez de passer en boucle sympathy for the devil »

et il appuie frénétiquement
sur la touche rewind
comme si c’était un pentacle protecteur



mardi 12 juin

LE TAO DE LA FENETRE ?

Par je ne sais plus quel hasard j’ai installé récemment sur ma bécanne YOONO
C’est un « moteur de recherche collaboratif » . J’ai pas bien compris comment ça fonctionne mais ça me plait assez . Surtout il y a une touche qui me comble d’aise : elle s’appelle SURPRISE . Vous cliquez et ça vous emmène quelque part où vous ne seriez jamais allés .. J’aime énormément ce principe de navigation aleatoire .
Aujourd’hui je me suis retrouvé sur un site épatant : http://elsap1.unicaen.fr .

Et j’ai appris plein de trucs sur la FENËTRE !
Et m’a pataphysiquement satisfait d’apprendre que parmi les synonymes de FENETRE il ya : « ouverture » et …. « fermeture » !
FENETRE-TAO ? Yin & Yang ?
(mais l’essentiel reste quand même de ne pas s’y prendre les doigts !!!!!!)

 


Votre requête est : "fenêtre" (fenêtre)
Il y a 20 synonymes et 18 cliques.

fenêtre : ajour, baie, blanc, bow-window, carreau, châssis, croisée, fermeture, hublot, jour, lucarne, lunette, oeil-de-boeuf, ouverture, sabord, soupirail, tabatière, vasistas, vitre, vue .
Liste des composantes connexes :
1 : ajour, baie, carreau, châssis, croisée, fermeture, hublot, jour, lucarne, lunette, oeil-de-boeuf, ouverture, sabord, soupirail, tabatière, vasistas, vitre, vue
2 : blanc
3 : bow-window
Liste des cliques :
1 : ajour, fenêtre, jour, ouverture
2 : baie, croisée, fenêtre, ouverture
3 : baie, fenêtre, lucarne, ouverture
4 : baie, fenêtre, ouverture, vue
5 : blanc, fenêtre
6 : bow-window, fenêtre
7 : carreau, croisée, fenêtre
8 : carreau, fenêtre, vitre
9 : châssis, fenêtre, fermeture
10 : châssis, fenêtre, ouverture
11 : fenêtre, hublot, ouverture
12 : fenêtre, jour, ouverture, vue
13 : fenêtre, lucarne, oeil-de-boeuf, tabatière
14 : fenêtre, lucarne, ouverture, tabatière, vasistas
15 : fenêtre, lunette, ouverture
16 : fenêtre, lunette, vitre
17 : fenêtre, ouverture, sabord
18 : fenêtre, ouverture, soupirail
Classement des synonymes :
ouverture
baie
lucarne
tabatière
vitre
vue
carreau
châssis
croisée
jour
lunette
ajour
blanc
bow-window
sabord
soupirail
hublot
vasistas
oeil-de-boeuf
fermeture

Vendredi 9 juin

CARREAUX SANS FENETRES
(3)


 

NY city Big Apple
deux carreaux-monstres plantés
Plein cœur

De cible
Atteinte
Touchée coulée

Toutes vitres pulvérisées
On saute par les fenêtes
Vols d’anges sans ailes

Cœur des ténébres
Mais violemment illuminé
Pixelisé à outrance
Saturation maximum des couleurs

1 milliard d’écrans passent en boucle
Le spectacle absolu :

Western –Apocalypse Now
Les Indiens scalpent John Wayne en direct live

Custer prépare sa revanche avant
Même que les poussières ne retombent
« ashes to ashes and dust to dust”

Encore et encore et toujours le même vieux film
En boucle millénaire
“ with theirs gods on their side”

Trompette de Jericho
Trompette de Fort Alamo
Charges des cavaleries légères
« un bon indien est un indien mort »

Yaweh –Allah -Oil Company désigne la cible
De son doigt vengeur

« obéis obéis obéis
Tue si tu m’aimes »

Fronde
Arbalete
Winchester
Missile air sol
Boeing
Toujours et encore et toujours
Les sempiternels
Buissons de flammes vociférantes :
TU N’AURAS QU’UN SEUL DIEU
MOI ! BAILLI GESSLER YAWEH –ALLAH -OIL COMPANY
ET TU T’INCLINERAS DEVANT MON CHAPEAU
PLANTE SUR UN MAT !

Ou ma vengeance sera sanglante !


Et s’ensuit encore et toujours
le “noir corset
des cendres
qui toujours et encore et toujours
retombent

et les « puanteurs cruelles »

« On peut parler de la bonne santé mentale de Van Gogh qui , dans toute sa vie, ne s’est fait cuire qu’une main et n’a pas fait plus , pour les reste, que de se trancher une fois l’oreille gauche,
Dans un monde où on mange chaque jour du vagin cuit à la sauce verte ou du sexe de nouveau-né flagellé et mise en rage
Tel que cueilli à sa sortie du sexe maternel »
Antonin Artaud

Ludi 5 juin
CARREAUX SANS FENETRES
(2)
to tell dire
 

to tear tore torn déchirer
to tell told told dire, raconter
to think thought thought penser


dans vos langues
et leurs irrégularités natives
ça se dit ainsi

Tell n’est plus guillaume
Mais diseur raconteur
donc poète ?
Entre déchirement et pensée

Mais Tell ne fut pas le premier
Déchiré
Par une Voix
Lui intimant de sacrifier son rejeton

Premier fut Abraham
Qui chargea son âne de fagots bien secs
Pour fricasser son « son » Isaac

(intervention « in extremis » de l’Ange
Premier rebondissement de l’Histoire
Cinephilique :
Voyez la succession saccadée des mouvements :
Le bras levé du patriarche
Le coutelas brandi
Le reflet du soleil sur la lame dudit coutelas
Isaac pleurnichant sans aucun doute
Abraham à la barbe morveuse
(un père barbu a forcément le nez et les yeux
Qui coulent
Quand il s’apprête à égorger
Son « son »
Avec un coutelas étincelant )


Tell Guillaume avait aussi une barbe
Et il l’emmorva itou que vieil Abraham
Arbalète tremblante en guise de coutelas


Ur en Chaldée
Uri en Suisse

La Suisse est de nos jours « neutre »
La Chaldée est la nouvelle Irak

 

 

En Irak la US Army utilise des chars
Abrams
Très puissants
Ils ne tirent pas des « carreaux »
Mais des obus
Des missiles

Il ne reste aucun carreau aux fenetres
Irakiennes
Après un tir d’Abrams

Les neo chaldéens bardent leurs fils
Non de fagots bien secs
Mais de pommes dynamitées
Et les font s’exploser
De joie très incertaine
En leur promettant encore et toujours
Les mêmes vieilles lunes avariées
« mange la pomme mange la pomme
Et tu vivras dans les délices »

Nul Ange de nos jours ne retient
La main
Des pères

Assassins
To kill
To die
Verbes impeccablement réguliers

Comme horloges
Aux balanciers
tranchants

temps cou coupé
ange déplumé

jeudi 1 juin

CARREAUX SANS FENETRES

(1)


 

Carreaux soudainement
Je me souviens carreaux
Ah oui carreaux oui oui
Non de fenêtres
Mais dangereux
Mortels même
D’arbalète

Et là
Sans qu’on l’invite
Ou le convoque
Bref s’interposant

Surgit
Tell
Prénommé Guillaume
Dans ma langue

Qui était-il dans la sienne ?

(nous ne sommes jamais
Ce que nous sommes
Dans la langue d’un autre)

Dans la langue des autres
Nous sommes toujours cloués
Nus
Aux poteaux
Technicolor un carreau
D’arbalète nous ayant transpercé
Le crane

(plasma : écran
Mais aussi sanguinolements
Cruels
Avecques les puanteurs idoines)
De « plasme » « émeraude brute broyée »
Et « plasma » « chose façonnée »

Poème plasma liquéfaction saignante
(mais pâlissante déjà)
(le rouge s’efface)
(la pigmentation)

Poème écran
Aplatissant les réels ambiants
Sauf si soudain
Surgissant de nulle part

L’héros-héraut
Vous arbalète cruellement
A vos poteaux factices
Et néanmoins colorisés

(comme si le règne despotique
du noir&blanc
Avait cessé !)

Mouvements frénétiques de cameras
Vous vous écroulez dans vos poussières
Des mouches bombinent saoules d’aise
L’héros héraut caracole
(de dos)
Vers un lointain
(mise au point optique sur Infini)


Qu’est ce que vous entendriez vous
En guise de
Bande –Son ?


Le vrombissement tranchant
D’un « carreau » ?

Vraiment ?

Vous entendez vraiment
Ça
Au-delà de vos fenêtres fermées
Et des volets ?


Des indiens ivres-morts
Titubent
En chantant - faux bien évidemment –
De pseudo chants de pluies

Qui ne tomberont jamais


Tell prénommé Guillaume
En ma langue

Tremble
D’appréhension

(une guêpe près de son œil droit
Attend )

29/05/2006 20:01