roger lahu
janvier / février

an 007


mercredi 28 février

ECHOS-ECLATS
de lire
(toute lecture est dangereuse)
(take care with the books !)

 

Dans la lumière diminuée
maintenant que c'est le soir …
le déprimé n'est pas à la hauteur
il est fatigué d'avoir à devenir
lui-même.

With the little help of
JAMES SACRE
Une petite fille silencieuse

& de
 ALAIN EHRENBERG
La fatigue d'être soi



 

dimanche 25 février

Ce soir une buche bien précise
Sent particulièrement bon

J’ai ouvert l’inser pour tisonner un peu
Et une odeur merveilleuse et rare  a envahi la cuisine

Parfois certaines buches
Quand on les fend

Se soulèvent en odeurs
Très pénétrantes

Mais impossible de savoir
Si ce sont les mêmes

Qui sentent si bon
En se consumant

Il faudrait les annoter :
« Cette buche s’est fendue

En exhalant une odeur
Délectable »

Et vérifier ensuite si elle meurt
En sentant aussi bon

Est-ce important ?
Non bien sur

C’est juste une question
D’odeur qu’on laisse par devers soi

En disparaissant
Un dimanche soir d’hiver pluvieux

25/02/2007 19:52:08

 


lundi 19 février

Windows & Pigs
ça pourrait être un titre !

ou

Cochons à leurs fenêtres






POEME A TETE DE COCHON POUR FETER LE NOUVEL AN DE CE BESTIAU ESSENTIEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« mon père disait
c'est l'vent du nord
qui fait craquer les digues »

chantait brel

chanteur « à texte » comme on disait très  autrefois
puis aussitôt  après « poète »
(avec parfois ce bémol : « de la chanson »)

le gars à tête de chou
à lui on ne la faisait pas :
« art mineur »
qu’il déclarait

ceci pour dire que les ( anciennes) pamoisons
breliennebrassensienne ferriennes (pour ne citer que les meilleurs
id et les moins pires)
m’ont toujours profondément agacé

(un « texte » de chanson  française
n’a jamais fait le poids
face à un riff dela guitare de keith richard
et encore moins
face à un solo du sax de coltrane)

donc – cherchez la cause et la conséquence -
mon père ne disait pas …
grand-chose

et quand il le disait
ça ne faisait pas craquer
les digues de la poésie

« fais pas ta tête de cochon »
par exemple
qu’il disait

 

il est dead et enterré cet excellent humain là
(qui  abominait brassens je m’en souviens d’un coup
« c’est pas dansant » qu’il disait
il était danseur réputé
le pater)

 

et il aimait bien le lard
c’est lui qui m’a appris à cuisiner
les andouillettes à la maconnaise*

 

chacun ses héritages !

 

17/02/2007 19:38

*Pour les lecteurs de « Portnawak » cette précision : l’abricot , même épluché , n’entre pas dans cette recette là


"cher monsieur rocher dahu,

vous aimez les fenêtres
et j'aime les fenêtres
et j'aime votre façon d'aimer les fenêtres

alors pour la peine
et sans prétention
un petit poême

néophitament mais exhorbitamment

amitié
thomas"


"Les fenêtres
Si mes yeux étaient des langues
les fenêtres seraient toujours propres
Mes rêves s’accrochent chaque jour
à la poussière de la lumière
Mes rêves trépignent au bout des branches
comme des oiseaux unijambistes
Je respire à travers le verre
cache mon ennuie dans les nuages
Je dessine des musiques
sur la crasse transparente des carreaux
Je compte les fantômes
des gouttes de pluie
Si mes yeux étaient des ongles
c’est moi qui laisserai dans le ciel
les grandes griffures de l’horizon
Du bout des doigts cacher le soleil
caresser les hanches des collines
du bout de l’âme rêver le monde
parler à la buée des vitres
courtiser le grand vide
anonyme amant des fenêtres"

Thomas Vinau


samedi 10 février

FENETRE OUVERTE SUR LE DAHU

A l’adresse : http://dahu.free.fr


Le Dahu, cet animal méconnu  

-En observant ce que les gens savent sur le Dahu - une description brève et incertaine de la bête, une vague idée d’une technique de chasse - on se rend compte qu’il y a tout à dire aujourd’hui sur l’animal.
-La méconnaissance populaire du Dahu est grandement causeur de troubles. Certaines honnêtes gens, propres sous tout rapport, se sont vues briser leur avenir et leur carrière dans la fleur de l’âge par simple ignorance. En voici quelques anecdotiques illustrations :
-Le Dahu est un animal très habile, probablement intelligent. Pour preuve, il n'a jamais été capturé par quiconque. Un boucher, dont nous tairons le nom par souci déontologique, aurait - paraît-il - voulu ouvrir une boucherie Dahuïne, et aurait fait faillite faute d'approvisionnement. Il se serait reconverti dans la peinture sur soie, et vit actuellement avec un boxeur noir sud-coréen à Montréal. Il suit également une thérapie pour soigner l’ataxie dont il souffre depuis.
-Aujourd’hui, personne n’a jamais découvert aucun ossements de Dahu. " Personne ne sait où ces cons de bestiaux vont crever. Comment voulez-vous prouver correctement leur existence sachant qu’en plus, personne n’en a jamais attrapé ni même photographié un ? ", rapportait dernièrement un illustre naturaliste qui a préféré garder l’anonymat. Ces bêtes donnent vraiment du fil à retordre aux scientifiques naturalistes et aux reporters animaliers. Nombre de suicides de désespoir sont indirectement provoqués par l’innocent animal, sans pourtant que quelqu’un ne le sache. Aujourd’hui, le voile est levé.
-Le constat est donc terrifiant :
Nul ne sait ce que c’est que le Dahu.
-Il y a déjà longtemps, l’homme s’est désintéressé des questions relatives à sa propre subsistance pour se tourner vers des sujets d’ordre philosophiques : qui est le Dahu, d’où vient-il, où va-t-il ?
-Ce dossier essaye ainsi de répondre aux questions essentielles posées sur le Dahu.
-La présente étude s’est appuyée grâce à l’observation régulière d’un troupeau repéré dans les alpes, en automne 1997.


vendredi 9 février


ah oui les vaches oui
ah la merveilleuse béatitude
stupide dans le regard
des vaches
ruminant ruminant ruminant
une absence absolue de pensée
mais de l’herbe voire même du serpolet

saintes vaches en extase simplissimement extasiées
par le va et vient de leur panse à leur goule
aller retour lent mais sans labeur
mastication sans hâte ni souci

ah être heureux comme
une belle  vache alanguie
dans son pré
comme en une sorte de jardin
d’un eden coutumier

certaines même ont pour nom :

« abondance »

 

(poème typographié en « police » SHRUTI à cause du nom très indhou d’icelle )

 

Mais , « quand même » , se méfier de la vache, même indhoue , si l’on en croit Michaux :

La vache et le singe, les deux animaux sacrés les plus impudents. Il y a des vaches partout dans Calcutta. Elles traversent les rues, s'étalent de tout leur long sur un trottoir qui devient inutilisable, fientent devant l'auto du Vice-roi, inspectent les magasins, menacent l'ascenseur, s'installent sur votre palier (…)
Henri Michaux, Un barbare en Asie, p. 16 (1932).

Jim Croce

mercredi 7 février

Groucho Marx


Oh, sometimes skies are cloudy
And sometimes skies are blue
And sometimes they say that you eat the bear
But sometimes the bear eats you
And sometimes I feel like I should go
Far far away and hide
'Cause I keep a waitin' for my ship to come in
And all that ever comes is the tide

JIM CROCE                          http://www.lyricsfreak.com/j/jim+croce/

Trad free style  approximative avec le peu d’english language qui me reste (+ quelques additions) (les trad c’est comme les soupes vespérales , faut toujours les « additionner » d’un peu de tabasco , par exemple (giono , qui ne connut ni jim croce ni le tabasco, savait bien ça , en « traduisant » Moby Dick  :

 

Ah ça oui des fois le ciel est nuageux
Et des fois il est bleu  (ah la belle affaire !)
Et des fois ils disent que vous avez bouffé du tigre
Mais des fois c’est le tigre qui vous bouffe
(ça me rappelle des tickets d’essence d’enfance
et des  « tigres dans le moteur »)
Et des fois j’sens que je devrais
Me barrer dans de loins lointains et me planquer
Parce que j’attends comme d’hab le bateau qui doit venir
Et comme d’hab ce qui s’annonce c’est la marée
(et je vais encore boire la tasse)

 

Que l’âme moustachue de Jim Croce me pardonne !
(ce dont je suis certain : un folk singer qui ressemble à Groucho Marx a forcément
« une belle âme » )

(et je les entends d’ici, Jim&Groucho ,  – je suis un peu « medium » , des fois !- : « tu sais ce qu’elles te disent , les belles zames ! » )
(je ne traduis pas ce qu’elles me disent )
(ça choquerait les zames pures , notamment les non-fumeurs)

 

Hey tomorrow, where are you goin'
Do you have some room for me
'Cause night is fallin' and the dawn is callin'

(JIM CROCE)


mardi 6 février
(Suite pour un)
 HOMME DE PEU

sa mère à l’homme sans
rue ni jambes elle lui répétait
-  refrain lassant -
« traine pas dans les rues »

quand il était jeune
et « en jambes »

il s’en souvient

ça lui  « fait drôle »

la mère à l’homme sans rues
 ni jambes
elle a mouru

et il a dû l’homme
apprendre à marcher
sans mère

 

ni rues
ni jambes
ni mères
ça fait

« beaucoup pour un seul homme »

NON ?

 

 

« on peut quand même pas
se priver de tout »
des fois il hurle l’homme de peu
(mais il hurle à voix basse
par habitude)

il regarde autour de lui

et il « fait silence »

« on va voir ce qu’on va voir »
il murmure alors
en s’arrachant les paupières

 

des fois les rues elles
reviennent

mais pas les jambes

ni les mères

l’homme de peu
s’empêtre là dedans

les rues il les chasse
d’un revers de main
(en faisant même de grands moulinets
assez grotesques
avec ses bras )

« foutez le camp
j’vous ai rien
demandé »

les rues
elles s’éloignent de lui
avec comme des froufrous narquois
de jupes

(assez courtes au demeurant )

 

« Je ne suis même pas
à la rue »

il constate l’homme sans
l’homme de peu

non même pas non
même pas « à la rue »

sans

pour un peu il en prendrait ses jambes
à son cou

si il en avait

mais non

alors il reste
coi

(et guette Méduse
dans le caniveau)

(car :
otez les rues
restent néanmoins les caniveaux)

1caniveau [kanivo] n. m.
ÉTYM. 1694, Th. Corneille; orig. incert., p.-ê. du lat. canna «  roseau  » par l'interm. de cannicius «  canisse  » ou du bas lat. *canabellum, var. de canabula «  canal de drainage  »; un rattachement à canif ou une formation à partir de niveau et du préf. ca- semblent peu convaincants; P. Guiraud reprenant l'hypothèse de Littré, y voit un dér. de 2. canne «  conduit, tuyau  ».

 1  Pierre creusée en rigole pour faire écouler l'eau, ou tout liquide.
   Un ruisseau de sang jaillit qui s'unit à d'autres ruisseaux, coule dans les caniveaux du sol et tombe aux étages inférieurs où l'on en fait je ne sais quoi (…)
G. Duhamel, Scènes de la vie future, VIII, p. 127.

mercredi 1 février

  HOMME DE PEU

 

un homme il ne marche pas
dans la rue

la rue elle a été ôtée

l’homme apprend
à marcher
dans une rue sans rue

mais ses jambes à l’homme
elles ont été ôtées
aussi

c’est dur

l’homme il recommence
à une sorte de zero

il tourne en rond

dans une sorte
de vide

ça lui « fiche le tournis »




Jeudi 25 janvier

POESIE ET TASMANIE SONT DANS LE MEME BATEAU !
(il coule )

 

Les modalités du personnage

« Le personnage se caractérise par un certain nombre de modalités : vouloir, pouvoir, savoir et devoir »

                  (dixit un Manuel de français
classe de 3eme :    chapitre «le personnage du récit »)

IL VEUT ALLER EN TASMANIE
NOUS POURRIONS ALLER EN TASMANIE
SAVEZ VOUS OU SE TROUVE LA TASMANIE ?
DOIS-JE ALLER EN TASMANIE ?

 

« Si on ne connaît pas les causes exactes de cette extinction, celles qui ont précipité la mort de tout le groupe des langues de Tasmanie le sont davantage. Cette ile située au Sud de l’Australie, a vu en effet sa population systématiquement massacrée de 1825 à 1830. Le dernier Tasmanien est décédé en 1877 et avec lui la dernière des cinq langues apparentées entre elles, autrefois parlées dans cette ile »

         (Hors- Série SCIENCES ET AVENIR dec 2000 – janvier 2001)

 

NUL NE PARLE PLUS TASMANIEN AUJOURD’HUI

DONC :

TOUT POETE DOIT SE SENTIR TASMANIEN
JE VEUX ETRE UN POETE TASMANIEN
CHAQUE POETE SAIT PARFAITEMENT LE TASMANIEN
LA POESIE NE PEUT S’ECRIRE QU’EN TASMANIEN

Et bullshit si tout le monde comprend pas clairement ce qui se dit !

 

Note : deux photos « tasmaniennes » ci-dessous . QUESTION : « où est la poésie ? »  (attention ! y a un piège ! )

 


dimanche 21 janvier
UN CADAVRE SOUS MA FENETRE

Main Street (son vraie nom c’est « grande rue » mais j’aime bien l’appeler « main street » ça me procure une sorte de micro frisson d’exotisme : à chacun ses petits trucs , s’pas ? , pour se divertir de la platitude ordinaire de nos rues ordinaires dans nos vies ordinaires etc …)

Main street donc , est en chantier depuis deux semaines (et pour plusieurs mois) : des engins colorés la trouent çà et là , des ouvriers vêtus en jaune et bleu entourent les trous de ruban rouge vif , et écrivent sur le goudron , en vert ou rouge  fluo , des marques sybillines . C’est bien ! ça « fait de la couleur » dans tout le gris environnant (les ardoises des toits , le ciel , l’humeur) .

Ces ouvriers « des eaux » ont extirpé , sous ma fenêtre , comme une sorte de cadavre : des tuyaux rouillés , tordus , cassés . Pendant quelques jours ce cadavre est resté sous ma fenêtre , gisant là , sous la bruine . Puis ils l’ont enlevé .

Hier soir , regardant « par ma fenêtre » (et par l’intermédiaire de l’œil déformant de mon appareil photo ) j’ai vu (et pris) une automobile qui remontait main street . J’ai appuyé sur le déclencheur . Je savais que j’allais capturer une coulée d’eau lumineusement rouge . Ca n’a pas raté . La photo l’est , bien évidemment , ratée . Mais c’est juste ça que je voulais capter .

L’eau , la vraie , elle coule désormais le long des trottoirs de Main street dans des tuyaux provisoires , en plastique dur, et noir  ,  à hauteur de chaque maison un tuyau plus petit est greffé sur ce tuyau principal (mais provisoire) . Le petit tuyau est relié au gros par une espèce de joint bleu vif .

Toutes ces couleurs là n’empêchent pas le ciel de bruiner gris sur les toits gris de Main Street .





samedi 13 janvier
JACK KEROUAC & les chats

 

Dans le givre du matin
Les chats
Avancent lentement  (JK)

 

le chat silencieux
assis près du poteau
Perçoit la lune  (JK)

 

 

Les chats baillent parce qu'ils se rendent comptent qu'il n'y a rien à faire (JK)

 

Jack Kerouac aimait les chats

Moi aussi !mais je n’en ai plus (tous les chats qui ont , un temps , partagé mon existence étaient noirs) .

Mais grace à un chat  , il s’appelle Roby , c’est un vieux chat de 14 ans , j’ai lu un bouquin de Kerouac que je n’avais jamais lu . Forcément , il vient juste de paraitre .

-      VOUS :         ??????????????????????????????

Calmos ! pas de panique à votre bord ! j’explique !

Roby je m’en occupe chaque fois que mes amis et voisins s’en vont en vacances . Et , à chaque fois , mes amis et voisins m’offrent un petit cadeau . Cette fois ci ça a été un bouteille de vieux rioja espagnol (pas encore bu ) et …. le « dernier Kerouac » traduit en français .

Ce livre contient les tout premiers textes écrits par Kerouac , entre 18 et 24 ans . Bien avant « on the road » . De l’époque où il était  fils de cannucks francophones . J’appréhendais un peu la lecture de ces textes juvéniles . Fonds de tiroir , me disais-je ,  (et bruits désagréables de « tiroirs caisses » éditoriaux : « on va leur zy  fourguer du n’importe quoi , mais signé Kerouac y aura des jobards en nombre pour cracher leurs dollars , euros , yens and so on ! ». Mais j’ai été plus qu’agréablement surpris : à qui sait lire « Underwood memories » (super titre) réserve moult surprises . Aller jusqu’à dire que tout JK est déjà « présent » dans ces premiers textes serait excessif , mais il est bien là , ses thèmes , ses motifs , ses « mythes » perso etc etc …

Merci Roby !

Merci les chats !

 

 


Les Français sont de moins en moins catholiques

LE MONDE | 09.01.07 | 16h59

 

 3  Adj. a Fig., fam. … pas très catholique : peu conforme à la morale; sujet à caution (è Douteux). | Tremper dans une affaire pas très catholique. | Il a un air pas très catholique.
 8  Et il y avait encore, pour les filles restées sages comme Nana, un mauvais air à l'atelier, l'odeur de bastringue et de nuits peu catholiques, apportée par les ouvrières coureuses (…)
Zola, l'Assommoir, t. II, p. 167.
 9  Tout ça ne me paraît pas très catholique, dit le hanvélo (agent en vélo) qui causait (…)
— J'ai pourtant fait ma première communion, répliqua Trouscaillon.
— Oh que voilà une réflexion qui sent peu son flic, s'écria le hanvélo qui causait.
R. Queneau, Zazie dans le métro, p. 171.

 

dixit le « Grand Robert »

 

Les français sont  donc – lexicalement-   de moins en moins conformes à la morale et de plus en plus « sujets à caution » , voire carrément « douteux » !

 

Eh eh ! j’aime décidément beaucoup les …
   …………………………………………………………………….dictionnaires !

Et cette « coïncidence » plaisante qui me fait écouter « ROCK the bells » du rapper US LL Cool J en écrivant ces lignes !

 

Note tout aussi plaisante  : 33 %  des français croient encore « au diable » !

Kèsssk’elle dirait Zazie ?

« LE DIABLE MON CUL ! »

Note bis : Téléphone Sonne sur France Inter : un pieux  chipotte  sur les chiffres !   et dit « la hierarchie des vérités est de plus en plus difficile »    Bienvenue au Klub l’ami !!!

Note ter : Zazie dans metro a été « tourné » par Louis Malle !   presque le diable en quelque sorte !

 

lundi 8 janvier
Deux poèmes inédits d’Hozan Kebo

 

les chemins empruntés
qu’on n’a jamais rendus
où nous ont-ils menés ?

(et par quel bout
de quel nez ?)

(rouge
d’un clown ?)

(nulle tristesse
juste une vague inquiétude :
a-t-on coupé le gaz
avant de ne pas revenir ? )

***

 

de certains chemins dits « creux »
si flagrante nostalgie
que je n’en mène pas large

(tête rentrée
dans les épaules)

(ça tombe dru autour
shrapnels
des souvenirs)

 


1 janvier 2007: A la vôtre!

 

ANNEE 2006: mois: janvier , février , mars , avril , mai , juin , juillet , août-septembre , octobre , novembre , décembre.

 

ANNEE 2005: mois: novembre, décembre