roger lahu
decembre

2006



vendredi 15 décembre

LA SAGA DE KI É KRI (suite)
V

KIÉKRI  parfois verdit de jalousie d’ekriture

Tiens
Par exemple
Quand il écoute
« San Quentin » de Johny Cash
Et qu’il entend les hourras des prisonniers

« san quentin I hate every inch of you »

Envie brutale d’évasion
Meme s’il fallait creuser un tunnel
A la petite Kuillère *

(ne me dites pas que vous vous sentez
si libres que ça )

mais KOMMENT dire ça
(la petite Kuillère les hourras des prisonniers la voix de Johny Cash sa guitare and so on)
Dans un poème-tunnel-d’évasion

« shut up and sit down » chante aussi J.C. (« the strakville city jail » )

*La lettre K est un succédané de petite cuillère : ça creuse encore moins bien

VI

 

“on écrit toujours KONTRE”
Hurle KIÉKRI

« on lit toujours AVEK »
Retorque KIALU

Ils se regardent dans le blanc pas si blanc que ça
De leurs yeux

Et invariablement se marrent
Et KONKLUENT

« à la tienne ! »

(sur la table devant eux
Des pages noircies
Et du vin )

(ils s’accordent  sur ça :  « ça ne mange pas de pain » )
(Respectueux – sans hésitation aucune –
 des vrais moissonneurs
Et autres vrais Batteurs)



LA SAGA DE KI É KRI
 faiseur avec des mots faute de pouvoir faire sans
début le 11/12/2006 19:27

I

KIÉKRI parfois ne sait pas - plus
KOI écrire ou ne pas Zé
crire à grands ou petits crires jouissifs ou desespérés
Alors il lance de véhéments  youououh ouh d’espoir
rintintinesque

KORRECTION immédiate :
La question n’est pas Là
Mais autre part
Laquelle part est masquée
D’un « loup »
Noir comme il se doit

Et KIÉKRI s’en mord
Les doigts
Gourds (qu’il les a les doigts)
De n’avoir pas anticipé
La KORRECTION
(il a du mal KIÉKRI avec
Les korrections
Et ses doigts
Gourds)

« j’me gourre toujours »
Qu’il dit KIÉKRI
« Et ne sais pas
Me korriger »

« tu l’auras tu l’auras tu l’auras
Ta KORRECTION »
Elles disent  les voix
(avec une je ne sais KOI de sadisme)
(mais jovial)

 

RINTINTIN reste sur son KANTASOI
C'est-à-dire dans sa niche
(autrement dit : bibliotheques mediatheques cinematheques
En bois
Si ce n’est précieux
Du moins
KOSTO)
(faut l’être pour soutenir le poids
Des mots et des Zimages ) (ça pèse des tonnes obèses)

II

Le meilleur pote de KIÉKRI c’est KIALU
KOPAINS comme KOCHONS
qu’ils sont ces deux là

genre Rusty et Rintintin
mais sans ambiguité
pas KOBOW façon  Brokeback Moutain plutôt PECOS BILL)

(« il n’y avait aucune ambiguité
Dans la relation de Rusty et de Rintintin »
confirment véhémentement KIÉKRI & KIALU

en ajoutant :

« Ni dans la relation entre
Don Quijotte et Sancho
Buck Danny et  SonnyTumbler
Bob Morane et Bill Ballantine »

« Achille et Patrocle OK
C’est un peu plus limite »
précisent ils parce qu’ils ont des Lettres (toutes : de A à Z )

« ni dans la relation entre Zorro et le sergent Garcia »
ajoutent ils
in extremis

III

« je ne veux plus écrire «  haut et hurlevente KIÉKRI
sur ses landes désertes
 (il appelle comme ça son ici & maintenant
Façon de se la jouer
Beau & ténébreux &
Veuf & inconsolé et tout le tralala usuel

En vrai : une piètre campagne quelque part nulle part
Comme on en trouve partout

ne jamais le croire sur parole
et encore moins sur silence

il ment
comme un arracheur
de mots à la page blanche

(qu’ il arrache sans anesthésie
Le bougre)
(ça lui fait vachement mal
Il serre les dents façon KOBOW cf précédemment)

 

IV    (12/12/2006 18:17)

Souvent  s’avoue
Vaincu
Et il vacille comme boxeur « sonné »

« KLOCHE t’es qu’une KLOCHE »
Il se dit piètre penaud la Keue débandée
Plus cap de servir de battant

Pas pire Kloche que Kloche molle
pendue
à sa corde

Silence angoissant
KIÉKRI tire une longue langue bleue
« ça m’sert au KOU »

Faux râle de faux agonisant
C’est toujours simple jeu
d’EKRITURE

 

 

vendredi 8 décembre

OFFREZ VOUS UNE  « POTENTILLE »

 

Parmi les potentilles sauvages, trois sont considérées comme officinales : la tormentille (Potentilla tormentilla) appelée aussi " herbe de la Sainte-Catherine " ou " Herbe au diable ", la potentille rampante (Potentilla reptans) ou " Patte de pigeon " et l'ansérine (Potentilla anserina) parfois nommée " patte d'oie ", ou " Herbe à cochons ". La racine de ces plantes possède des vertus astringentes qui l'on fait utiliser contre les dysenteries et les hémorragies.

 


 

« herbe du diable » ?

Ou « patte de pigeon » ?

Ou « herbe à cochons ?


à vous de choisir !

 
(et n’hésitez pas à faire suivre dans votre réseau : la « potentille » ne présente aucune toxicité )

 comme la poésie ?

  http://www.aujardin.info/plantes/potentilla-fruticosa.php

                                                              

BISE BARBUE à toutes et tous
                                                              
   roger lahu

                                                            

Chez Comme ça et Autrement, on continue de mijoter de
la lecture à déguster… sans modération !
Ainsi, les Editions Potentille proposent :

Marcel Migozzi

Dans les fermes,
ça fume encore.
Voici que maintenant on entre en châtaigniers
sur feuilles sèches, sève ailleurs, mais où est-elle ?
Sur les fougères le vent nu, on le dirait
en train d’écrire notre histoire,
un poème dans le coeur.
A la sortie le vent calmit,
l’étang se moisit de passé,
ou si l’on s’est trompé de vie ?

32 pages - 13x18 cm
parution : 1er trimestre 2007
Prix souscription : 5,50 euros
jusqu’au 15 janvier 2006
(Prix public : 7 euros)
Il suffit d’envoyer son chèque libellé à l’ordre de


Comme ça et Autrement, avec ses nom et adresse à :
Anne Belleveaux (annebelv@yahoo.fr)
2 rue du platane
58160 La Fermeté

Prochaines publications :
Evelyne Morin, Rouge à l’âme
Ludovic Degroote, Si mal enfouis Roger Lahu, Des pas dans la neige


Jeudi 7 décembre

QUAND LES MOTS D’UN POEME OUVRENT LA FENETRE D’UN TABLEAU

Depuis longtemps je trouve que les seuls mots qui puissent vraiment accompagner une œuvre d’art (picturale notamment) , « en dire » quelque chose d’exact , ce sont les mots d’un poème . Les études savantes , les monographies , les catalogues d’exposition ne font généralement qu’alourdir les œuvres qu’elles présentent : propos en mots de plomb , phrases verbeuses ou absconses, « approches » sans légèreté .
La lecture aujourd’hui d’un petit livre (50 pages) de mon ami Olivier Bourdelier ne peut que renforcer ce point de vue . Sous le titre  « la poésie est facile (peintres) » il donne à lire 21 quatrains (et les vers sont courts) consacrés chacun à l’univers d’un peintre contemporain  (Chagall , Ensor , Rebeyrolle, Soutine , Chaissac , Tapies etc etc) . En 4 vers seulement Bourdelier réussit à capter l’essentiel de chaque peintre  : l’essentiel c'est-à-dire son « atmosphère » propre . Ainsi écrit il par exemple de Rebeyrolle :

« Degobille
 Rebeyrolle
des guenilles
des guignols »

ou de Tapies :

« Gratte là
Où tapiès a gratté sa croix
creuse la terre
trouve un trésor des poussières »

 

Oui , vraiment , l’essentiel  , me semble-t-il , est « dit »  de Rebeyrolle ou de Tapiès  on est entré chez eux, dans leur univers , les poèmes nous ont ouvert la fenêtre ! Avec une dextérité si subtile qu’on pourrait presque soupçonner  Olivier Bourdelier d’être un de ces « rats » d’hotel capable de s’introduire n’importe où , de se remplir les poches et de ressortir ni vu ni connu !!!

Le livre  est superbement « illustré »(mieux que ça : « accompagné » ) par les dessins-collages-coutures  de Nelly Buret . A chaque poème d’Olivier répond une illustration qui « fait écho » au texte d’une part mais aussi à l’œuvre du peintre : trois voix en quelque sorte se mêlent, celle du poète, celle de l’illustratrice et celle du peintre évoqué . Au lecteur d’y joindre la sienne . Cela s’appelle tout bêtement  l’Art  , cet entrelacs de voix ,  et ça fait « du bien » en notre temps où les voix loin de se mêler s’invectivent ,où les mots loin d’ouvrir des fenêtres lancent des grenades incendiaires

« La poésie est facile (peintres) d’Olivier BOURDELIER  est édité par Louis Dubost en sa maison « L’idée bleue » , dans la collection « le farfadet bleu » (mine de trésors !) Et ce merveilleux bouquin ne coûte que 9 €

 


Bribes pour une feuille morte

pour philippe le gall


 

une feuille morte
l’extrême fragilité
d’une feuille morte

pierre tombale

 

***

tige et nervures  desséchées
comme tendons et veines
sur les mains
papier jauni ou vieil ivoire
des vieillards

 

***

 

feuille morte suaire gris
sur os noirs
bois mort

 

***

le regard presque l’émietterait
la feuille morte
si on ne le détournait pas

in extremis

et c’est lui
qui vacille

toute mort est annoncée

 

il fuit

 

***

plus que sage
celui qui sait voir le printemps

dans une feuille morte

01/12/2006 18:41


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