roger lahu
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dépôts de bricos

janvier/juillet 2010

la page roger lahu sur ce site


rien n’est écrit
juste mon tuyau
d’arrosage
rien n’est écrit
mais quand même
si
quoi je ne sais
peut être le signe « eau »

ou le signe « arrête d’écrire et va arroser tes tomates eh pauv’ pomme ! »
(ce qui est un signe fort complexe )

04/07/2010 20:02:17


mercredi 30 juin


Gâteau de patates douces
 (recette communiquée par Stéphanie – bibliothèque -, juin 2010 + commentaires DP)
Pour 6 personnes :
1 kg de patates douces  (j’en avais mis 1,3 kg ; prendre des patates fraîches car deviennent progressivement plus filandreuses)
4 œufs
200 gr de beurre (j’en avais mis un peu moins)
200 gr de sucre (j’en avais mis un peu moins)
1 petit verre de vieux rhum (essayer une première fois sans ?)
1 gousse de vanille (prendre les graines)

Epluchez les patates douces avant ou après les avoir fait bouillir environ 45 mn (j’avais fait cuire à la vapeur et épluché après les recettes vues sur internet, ce qui éviterait la perte d’eau).
Faire préchauffer le four à 180° (thermostat 6).
Ecrasez les en purée avec une fourchette (encore tièdes).
Dans un saladier, mélangez les patates, le sucre, le beurre ramolli, les œufs, le rhume et la gousse de la vanille fendue dans la longueur.
Beurrez un moule (ou plat à gratin) et versez la préparation.
Petit plus déco : rayer le dessus avec fourchette/couteau.
Mettre au four pendant environ 45 mn (180 °), jusqu’à ce que ce soit doré (vérifier avec la pointe d’un couteau).

PS :  pour accompagner ce délicieux dessert, l’eau citronnée devrait tout autant convenir que le rhum !


Ce matin je ne pensais à rien
je ponçais
un lot de vieilles chaises que j’avais préalablement nettoyées à la lessive Saint Marc , rincées, séchées .
Quand je ponce je ponce et point ne pense .

  1. « Dis à quoi tu penses quand tu ponces ? 
  2.  A rin ! Je ponce et c’est tout !
  3. Et ça te suffit ?
  4. Mieux , ça me comble d’aise ! Si j’étais sculpteur je taillerai dans la pierre (ponce évidemment) « le Ponceur qui pense à Rin »
  5. de Rodin ?
  6. non ! de Roro qui pense à Rin !

Mais j’écoute la radio , en bruit « de fond » . j’entends plutôt . Je n’écoute pas vraiment .
Et ce matin , ponçant , soudain j’ouïs cette phrase  merveilleuse :
« j’avais les yeux au bord des larmes »
J’en fus si ébaubi que je cessai mon ponçage sans pensée (ni arrière ni avant ) .
Et je découvris que celui qui venait de prononcer ces mots était un « prêtre exorciste »

  1. Ah ça diantre ! me dis je , sa langue a fourché !

Et je vis une cohorte de diablotins à appendices caudaux fourchus (selon la tradition) se marrer comme des petits fous (rire)
Je repris mon ponçage non-pensant un grand sourire aux babines .

i wanna be an ammonite

ne sais pas  n’ai pas appris à être
cheval
ou mouche
ou  fleur  de pommes de terre en fleurs
ou limaçon
je n’ai pas appris à
être  autre

vraiment autre

ammonite par exemple

28/06/2010 20:16


mardi 22 juin 2010

ALLEZ LE BLEU ! ALLEZ LE BLEU !

le bleu du ciel enfin « tout » bleu
et le bleu de la bouillie bordelaise avec laquelle je viens de traiter à nouveau préventivement  mes patates et mes tomates
et bravo les Bafanas !

Un collégien fait exploser une bombe artisanale
LEMONDE.FR avec AFP | 11.06.10 | 11h39

« Le collégien a fait exploser son engin, une bouteille en plastique remplie d'acide avec de l'aluminium, lundi 7 juin dans les toilettes d'un collège de Saint-Aubin-d'Aubigné (Ille-et-Vilaine), selon les gendarmes. Il avait trouvé le mode de fabrication sur Internet. L'acide projeté n'a touché personne. »

J’aimerais bien savoir si l’explosion d’une « bombe artisanale  remplie d’acide » doit être considérée comme une « incivilité » ! (ah la la ! ces petits « incivils » !)
Mais je dois avoir l’esprit trop « critique » ! positivons : ce jeune « collégien » a , en fait  fait preuve de nombreuses « compétences » du « socle commun » : capacité de recherche autonome via Internet , capacité à lire des consignes , capacité à faire aboutir   un « projet » , capacité de passage de la pensée à l’acte , capacités manuelles fines  etc …
J’espère que tout cela sera bien enregistré sur son « livret de compétences », et pas seulement sur la main courante d’un commissariat !
« L'évaluation des élèves accompagne les acquisitions liées au socle commun. Un livret personnel de compétences les suit tout au long de la scolarité obligatoire. Le diplôme national du brevet (DNB) atteste la maîtrise de l'ensemble des compétences du socle commun. » (version complète sur EDUSCOL)
  Ce jeune garçon semble avoir de nombreux « domaines d’excellence » . Il serait franchement honteux de ne pas en tenir compte , n’est ce pas ?

samedi 5 juin
France Inter  ce matin :   thème « le bonheur »

un philosophe cause (pas mal , voix plaisante, ton vif)
à un moment il cite une phrase du  mystique persan Rûmi  
très belle phrase , de celles qu’on appelle des « citations »
il y était question  d’eau et de soif , d’eau dont on n’avait pas besoin (j’ai acquiescé) et de soif indispensable (j’ai acquiescé)
pas sûr que j’ai « traduit » la phrase citation comme il faut , me dis-je en sirotant mon premier verre de vin vespéral !
alors j’ai voulu retrouver la « citation » exacte de Rûmi , suis allé demander à Monsieur Gooooogleuh s’il ne la savait pas , lui, la citation
ne l’ai pas trouvée
mais en revanche je me suis bien « désoiffé »  en voyant que parmi les « images » proposées par monsieur Gooooogleuh il y avait certes des portraits de Djalal  ad-Rin Rumi  mais aussi un scooter jaune pétant !
ami philosophe d’une émission sur France Inter un samedi matin , nous serons d’accord je pense : un scooter jaune vif (au look assez plaisant au demeurant) ne procure pas le « bonheur » , mais ce petit moment de « satisfaction » ironique et moqueuse qu’on éprouve en le regardant en lieu et place d’un mystique persan , c’est moment de petite joie assez indispensable , non ?

P.S    plaisanterie (et petite joie jaune vif) à part : il faut lire ce Rûmi , c’est bien , vraiment bien (et ne pas croire que c’est pas connivence  barbument blanche que je dis ça !)



vendredi 4 juin
EASY RIDER       
                        à Antoine E.

la Dame à la faux
toujours impeccablement tranchante
-bel exemple d'entretien du matériel-
est au bout de la Route

nul besoin de galanterie désuète
faisons la poireauter
un peu

faute de lui poser
un lapin

ou alors celui d'Alice :
"Ah j'arriverai en retard !"

mardi 1 juin

Matière - antimatière: un petit écart qui fait toute la différence
Pourquoi notre univers est-il composé de matière alors que, juste après le Big Bang, matière et antimatière existaient à parts égales? Quelque chose a permis à la matière –et donc aux particules- de devenir dominante –plutôt que de s’annihiler avec leurs antiparticules. Quelque chose a changé dans le comportement des particules. Mais quoi?


 

lis-je sur Sciences et Avenir
(c’est drôle mais l’association de ces deux mots me fait toujours sourire … noir !)

En gros , ce que constatent les scientifiques c’est qu’au départ il s’en est fallu de pas beaucoup (un nano-poils de cul de Big Bang ) pour qu’il n’y ait rien au lieu de quelque chose , nous y compris .
Pas de quoi s’en vanter , s’pas ?
Et pourtant qu’est ce qu’on s’en vante , d’exister !
On en fait tout un foin ! tout un tralala ! qu’à côté le Big Bang c’est sussurement d’une discrétion remarquable . 
Des fois , en parcourant les « nouvelles » du Monde , je me dis que ça aurait été drôlement bien que le Big Bang n’ait été qu’un pet foireux .
Je rêve alors d’un non-monde  d’antiparticules !
un gros trou noir .
SANS NOUS 
SANS RIEN
ET SANS SARKO disant : « à l’évidence c’est une tragédie » sur France Inter
à l’évidence l’Univers est une tragi-comédie
une farce
et les acteurs jouent si mal qu’ils font pleurer les spectateurs

dimanche 30 mai 2010
LE POEME DU QUESTIONNAIRE POUR LANCER LA SEQUENCE POESIE  

 

parmi les mots suivants surligne au fluo  ceux qui pour toi « ne vont pas avec » le mot « poème » :

AMOUR
FLEURS
CAMP DE CONCENTRATION
ENFANCE
VIEILLESSE
USINE
SIDA
MAC DONALD
LUNETTES
SOUVENIR
CIEL
BLEU
VIN
ROSE
NOIR
BOMBE ATOMIQUE
MER
CIMETIERE
NUAGES
ARBRES
INTERNET
DECHETTERIE
ENNUI

parmi ceux que tu as encadrés , choisis les trois qui te semblent le moins convenir avec l’idée que tu te fais de la poésie :

explique pourquoi  à ton avis ils ne conviennent pas :

quels sont au contraire dans la liste ci-dessus les trois mots qui conviennent le mieux à l’idée de poésie :

rajoute trois autres mots que tu associes à l’idée de poésie

 

je vais distribuer demain
ce questionnaire
à mes « quatrième »
pour lancer une « séquence »
consacrée à la poésie lyrique
de Ronsard à Valérie Rouzeau

je ne sais pas « enseigner » la poésie
je me demande à chaque fois que j’essaye
comment il faudrait faire
et encore plus souvent
si cela doit être fait

vous surlignerez quels mots
vous ?

intervention de la webmastrice: j'aurais souligné le mot "poème" mais l'est pas dans la liste m'sieur! En plus ça fait belle lurette que j'ai plus aucun surligneur, j'ai même plus de trousse depuis un mois et c'est pas pour le mois qui reste que je vais racheter un crayon. Le mot crayon? l'est même pas dans ta liste. Ni trousse d'ailleurs, alors ça rime à quoi?


samedi 29 mai
UNE PARTIE DE FLOWER QUI NE TILTERA PAS

aujourd’hui j’ai planté des fleurs sans noms
ou plutôt dont j’ai oublié le nom quelques instants
après l’avoir entendu
je ne peux pas « retenir »
le nom des fleurs
ma femme connait bien le nom des fleurs
moi je les plante
et les arrose ensuite
quand elles en ont besoin
mais je ne les coupe jamais
ma femme sait  si et quand et pourquoi
il faut couper les fleurs
moi je ne sais pas
souvent je demande à ma femme
« celle la c’est une vivace ? »
et la plupart du temps elle me répond
« non c’est une annuelle »
j’aime beaucoup ce mot « vivace »
et j’aime mieux planter des « vivaces »
que des « annuelles »
pas par flegme en me disant que c’est fait une bonne fois
pour toutes
mais parce que j’ai l’impression

de lancer une petite boule de flipper
et qu’une partie commence
et qui durera peut être longtemps

si le joueur est assez habile
et ne fait pas « tilter »
la machine

*Le G.O.V.S: Le Grand Ouf du Vendredi Soir

à Françoise en souvenir du G.O.V.S*

 

VENDREDI SOIR   AVEC LES STONES
 ET ALPHONSE DE LAMARTINE
ET UN  VERRE DE VIN ROUGE 
ET UN SOLEIL SE COUCHANT
sous-titre : « faut vraiment de tout pour faire un monde »

soir         tu te sers
un premier verre de vin
rouge            le soleil
tombe  en douceur  derrière
les « Trois Monts »
un vent  tiède
ébouriffe les arbres
comme une mère
la tignasse blonde
de son  garçon
en souriant
de ses grimaces
« i just want to see your face »

soir         le vin
te ramène à la maison
“I don't need no jewels in my crown”
le vieux soleil chutant
me satisfait  pleinement
et  “plait à mes regards”

soir     ton verre
est vide    le temps
d’un poème  a suffi  pour
tu vas aller  le remplir à nouveau
mais  un poème suffira
comme à chaque jour
sa peine


Le grèbe roussâtre disparaît de la surface du globe
LEMONDE.FR avec AFP | 26.05.10 | 15h36

 

Le grèbe roussâtre, un oiseau des marais aperçu pour la dernière fois dans l'est de Madagascar, a été officiellement déclaré disparu par l'organisation BirdLife International, a indiqué mercredi l'UICN.
Selon l'Union mondiale pour la conservation de la nature, qui vient en conséquence de mettre à jour sa liste rouge des espèces en danger, l'oiseau – également appelé grèbe de Delacour (Tachybaptus rufolavatus) – a été victime d'un poisson carnivore introduit dans le lac d'Alotra, son dernier habitat connu.


Et voila ! un oiseau dont  tu n’avais aucune idée qu’il existait  vient de disparaitre ! Tu n’aurais absolument pas remarqué son avis de décés si tu n’avais pas lu « glèbe » au lieu de « grèbe » . « glèbe roussâtre » ça t’a arrêté l’œil , parce que le mot « glèbe » tu l’aimes bien et à chaque (rarissime ) fois où tu le lis tu repenses à la traduction de la Génèse par Chouraqui  : l’homme y est appelé  « le Glébeux » et ça te plait infiniment cette « appellation » de l’homme : « le glébeux » , ça lui rabat son caquet à l’homme , ça le ramène aux boues originelles , et aux poussières à venir, « dust to dust » n’est ce pas  (et avant d’en finir pas mal de « muddy waters » à traverser et pas que dans les bayous de Louisiane)
Paix à ton absence d’âme , « sister grèbe roussâtre »  (comme aurait dit le seul saint à peu prés fréquentable, le François d’Assise) , barbotte tranquillos désormais dans des eaux sans poissons carnivores et dans le souvenir de quelques « glébeux » qui t’auront connue de ton vivant .

note : la traduction de la Bible par Chouraqui est disponible gratuitement en ligne ICI

mardi 25 mai

ROMAN

quelque chose d’émouvant
de désuet et d’émouvant
dans un sureau en fleurs
quelque chose de proustien
« à l’ombre des sureaux en fleurs » 
un « côté » vieille demoiselle
 peu séduisante
mais très gentille

et qui fait de si bonnes confittures
des gelées surtout
qu’elle offre volontiers
à ses visiteurs des dimanches
avant qu’ils ne repartent chez eux
en fin d’après midi
après le thé
et les « petits gateaux »
du « bon » patissier  de la ville

quand elle se retrouve  seule
la vieille demoiselle
fait  « le tour »
de son jardin
et nul ne voit les petits sourires
d’une charmante coquetterie
qu’elle adresse à ses fleurs

et à son vieux sureau

lundi 24 mai 2010
PETITES PERTURBATION SPATIO-TEMPORELLES UN  JOUR  DE MAI TRES ENSOLEILLE

Pendant un quart de siècle j’ai passé tous mes étés dans la même vieille maison . Pour mes gosses son nom « les Varennes » était – est encore- synonyme de « les Vacances » .  Depuis peu je vis à « temps complet » dans cette  vieille baraque perchée sur sa colline .
Cela me pose un drôle de problème . Dès qu’il se met à faire beau et chaud je me crois  irrésistiblement  en vacances .  Il faut alors  que je me secoue  vraiment dans ces cas là , que je me remette les pendules à l’heure  : « eh mec ! on est en mai ! pas en juillet-aout ! t’es pas en vacances ! demain tu pars au turbin comme d’hab , alors remue toi un peu flemmard ! » .
Et ce n’est pas tout  , ces jours de grand beau temps , je suis aussi victime d’un certain , on dira , « déphasage temporel » . Il m’arrive de me pencher par-dessus le rebord de  de la « galerie » pour jeter un œil dans la cour , pour y  revoir  - par quelle magie ? – ma minette de fille à poils dans un tas de sable avec des chats ou mon gars courant jeune chien fou  dans le terrain en brandissant une épée très arthurienne (même si simple morceau de  manche de balai) . Si par hasard je les voyais cela , étonnamment , ne me surprendrait pas et  me paraitrait tout à fait « normal » !
Et cela ne serait encore rien , ces confusions temporelles , si  de surcroit je ne passais pas  quatre heures d’affilée plongé dans un roman d’Haruki Murakami  (en la seule compagnie , muette, d’un bonzaï !!!) : où suis-je ? aux Varennes ou à Tokyo (et Nagoya) ? à l’ombre d’un recoin de  la « galerie » d’une maison du Sud Bourgogne ou  dans le noir épais du 16eme – et mystérieux – étage du Dolphin Hotel ? 
Il y a comme ça des après midi  de mai où vous ne savez plus trop  « où vous en êtes » , où les répères de temps et d’espace perdent toute  importance , où , d’une certain façon , vous « flottez » gentiment 
avec les chants d’oiseaux en B.O.
et des odeurs de foin frais coupé de la veille que des petits coups de vent vous apportent gentiment au naseau.


dianche 23 mai 2010
HOMMAGE

« rien » désormais
me tue l’allant d’écrire
(et me souviens d’un -déjà « à l’époque »- très vieux
prof d’ancien français
et de phonétique historique
qui invariablement racontait en début d’an
qu’un de ses « collègues » roumain
avait écrit une thèse très épaisse
sur « rien »
et il ajoutait
« parce que rien c’est quelque chose »
et ça le faisait rire
il s’appelait monsieur Loiseau)

rien donc « quelque chose » quand même
suffit à me freiner l’élan d’écrire
un poème
ou même une seule ligne

le tas par exemple
de branches mourrissantes
du vieux peuplier
qu’on a abattu
parce qu’il menaçait de tomber
au vent mauvais

je le regarde ce tas
je le hume
(et il sent très bon)
et cet hiver 
j’y mettrai le feu

et je ne sais « comment dire »
combien cela me navre

tout ce rien
ce tas de peu – des branches ! –
qui fut arbre et fermement planté et fier dans les hauts vents
et peuplé d’oiseaux
jusqu’à sa mort
necessaire

rien à dire d’autre :
on a coupé un arbre

pas de quoi en faire
 ni un drame
ni un poème ?

« une « orphie » morte  en Louisiane » & «  Mike J à Cannes »

vendredi 21 mai
MikE « rolling stones » Jaeger  sur « la Croisette » pour la sortie du documentaire consacré au séjour en France des Stones  en 72 durant lequel ils ont composé « Exile on main street »
« à l’époque nous étions jeunes, beaux et stupides et aujourd’hui nous ne sommes plus que stupides »
Belle phrase , toute bien préparée à l’avance pour la postérité .
N’empêche qu’elle me plait bien.
Et je pardonne tout à celui  qui dans « Exile on main street » chantait  « Ventilator blues » , une chanson des Stones que j’ai toujours adorée . Ah ce gros son bluesy  bien lourd , bien gras , bien « delta blues » . Presque aussi gras que les couches d’Oil qui commencent à se répandre dans le dit delta mississipien .
Note : un des premiers bouquins (passionnant) de Rick Bass , auteur désormais « culte » de cette « école » dite « romanciers du Montana » que j’ai lus était son journal de jeune géologue travaillant dans la prospection pétrolière  . « Oil notes »

 

légendes :    « une « orphie » morte  en Louisiane » & «  Mike J à Cannes »
 (à vous de choisir sous quelle photo vous placez ces deux légendes)
autant en emporte le VENTILATOR BLUES

 

18/05/2010 19:08:44 France INTER
« islamiste assigné en résidence dans le CANTAL »
Un mari qui participe aux tâches ménagères réduit les risques de divorce
LEMONDE.FR | 18.05.10 | 18h34

L'altercation, dans un magasin près de Saint-Nazaire, samedi, a opposé une femme intégralement voilée et une autre la traitant de «Belphégor». LIBE   Mardi 18 Mai 2010, 19:11

Dans quel monde vivrons-nous demain?

Actualite > High-tech > Dans quel monde vivrons-nous demain?

Arte : la disparition des abeilles, un désastre planétaire

 

« Comprendre ? Un poème ?  
N’y comprends rien, d’ailleurs il n’y a rien à comprendre. N’y comprends rien car il n’y a rien à comprendre. N’y comprends rien, ça me change. N’y comprends rien, je n’ai jamais rien compris à rien. N’y comprends rien : trop plein d’idées tassées, entassées. N’y comprends rien car c’est vide. Etc., etc. 
Un miroir en forme de coeur, brisé. Des miettes. 
N’y comprends rien et je referme le livre. N’y comprends rien et j’aime ça. »
daniel pozner  (sur POEZIBAO)
« ce record du mois dernier : avril le mois le plus chaud sur la Planète »France INTER18/05/2010 19:18
ah ? j’ai éteint le chaudière cet après midi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

LIBE ON NENET   : LUNDI 17 MAI 2010, 19:48

légende de la photo :                 Chute des cours le 17 mai à Shanghai

en UNE

« les cours » chutent à Shangaï  donc ce lundi 17 mai 2010 à 19H48
AÏE AÏE AÏE !
un cours qui chute  c’est déjà pénible
mais quand le dit  cours chute de surcroit qui plus est et même plus
« à Shangaï »
là ! ça fait mal !

vous souffrez vous ?

(envie véhémente de revoir – une 112eme fois- ce soir lundi 17 mai 2010
Gene Tierney dans   « Shangaï Gesture » de Sternberg)


lundi 17 mai
CONSIDERATIONS LYRICO-CULINAIRES SUR L’INCONTINENCE TEMPORELLE
UN LUNDI SOIR DE MAI QUI A DES AIRS DE SEPTEMBRE FINISSANT

 

encore le grain d’un jour
qui a coulé

-mieux : chu   -

dans le sablier du temps

tant longtemps retourné
que les œufs sont désormais  durs

allez baste
préparons la mayo 
on les fera « mimosa »

en écoutant « LE TELEPHONE SONNE » 14/05/2010 19:52:32

Moi, pour tout vrai dire , j’en sais rien ;
Sur rien . Et alentours .
Vous , vous tous , vous semblez toujours savoir . Avoir des idées.  Des opinions – d’ailleurs vous êtes « l’opinion » , on dit même , vous et les autres : l’opinions « publique » - Des points de vue .
Moi je peux pas . J’essaye , mais j’ai beau faire , j’y arrive pas .
Je sais rien .
Rien sur les chutes et hausses des Bourses mondiales . Rien sur les sélections des équipes de balle au pied . Rien sur les éoliennes . Rien sur les cures d’austérité . Les retraites .Le chomage .  Les pesticides . Les jeux en ligne . Les élections présidentielles ici ou là .  Les puits de pétrole sous marin incontinents
J’essaye . Je me renseigne. Je m’informe . J’essaye vraiment je vous assure . Mais , rien ! que dalle ! macache wallouh ! peau d’zob !
Je me sens piètrissime assez de ne rien pouvoir dire sur tout ça .
Bien que , « dire » , dire « des trucs » , je pourrais . Comme vous .  Faire des bruits de bouche avec ma bouche . Je sais assez bien faire ça . Mieux que vous  je parie .
Mais ce que je n’arrive pas , c’est de prendre mes bruits de bouche  pour  des idées , des opinions (même pas publiques) , des points de vue .
« Effet anesthésiant de la zone euro » dit l’un d’entre vous à la radio tandis que je tapote ses lignes sur mon clavier . Il est certainement très satisfait de lui ce monsieur , d’avoir ,avec sa bouche – et ses alentours : lèvre, langue , dent , glotte , cordes vocales etc  c’est fou ce qu’il faut faire mouvoir pour produire des bruits de bouche- dit « effet anesthésiant de la zone euro » .
« Nos rages de dents nous les payons à crédit » : un autre d’entre vous , toujours à la radio , vient de faire cette métaphore , il doit en être ravi . Et il poursuit en « citant » des tas de chiffres très savants et il parle de « monnaie de singe » (il répète trois fois « monnaie de singe » , ça lui plait ce bruit qu’il vient de faire avec sa bouche « monnaie de singe » )
Un autre encore dit : « comportement moutonnier »

Ouaip ! ça bèle !
et moi, les moutons , je m’en méfie depuis que je lis Haruki Murakami


un  bouquin génial et INDISPENSABLE en ces temps de marée merdiquement noire et pas que dans le Golfe du Mexique
(et de pré-hystérie Coupe du Monde de baballe !)


MANIFESTE DU DROIT A ETRE DANS LA LUNE
HORS-SERIE DE LA REVUE DANS LA LUNE

L'association du Centre Culturel, Centre de Créations pour l'Enfance fête cette année ses 50 ans.
A cette occasion elle publie un Manifeste du droit à être dans la lune. Ce livre est un hors-série de la revue dans la Lune.

Il est paradoxal de revendiquer un droit à être dans la lune dans une société qui a érigé la performance et la productivité en modèle absolu de la réussite. Nul éloge de la distraction ou de l’inattention dans nos propos mais plutôt la volonté de mettre en exergue ce qu’il y a de plus fécond dans la rêverie. C’est de la rêverie à l’écoute de la polyphonie des sens, de la rêverie inspirante, de l’imagination active que nous voulons écrire un plaidoyer. Donc, bien un manifeste pour le droit à être dans la lune, mais les pieds sur terre.

La première étape de ce projet a consisté à commander un texte fondateur au philosophe Fabrice Bourlez. Puis, de proposer à plus d'une vingtaine d’artistes, écrivains, poètes et plasticiens de s’emparer du texte pour donner à lire, à penser et à rêver pour défendre ce droit.

Avec la participation du philosophe Fabrice Bourlez et des artistes, Nicolas Boulard, Bernard Bretonnière, Pascal Commère, Katy Couprie, Paul Cox, Jacques Demarcq, Patrick Dubost, Julie Faure-Brac, Pierre Filliquet, Jean- Michel Hannecart, Anne Herbauts, Séverine Hubard, Jacques Jouet, Christian Lapie, Sabine Macher, François Matton, Fanette Mellier, Céline Minard, Jean Miniac, Jacques Moulin, Roland Roure, Valérie Rouzeau, Francisco Ruiz de Infante, James Sacré, TomaŽ Šalamun, Fabienne Swiatly, Christiane Veschambre.

PRIX PUBLIC : 19 EUROS
adresse mail pour passer commande : http://www.danslalune.org/commun/frameset_liensinternes.php?lienid=3

ce que le bruit et l’odeur  sui generis
d’un vieux tracteur
bringueballant dans la rue
de ton hameau
peut satisfaire

vient d’être impeccablement
satisfait

comme à l’écoute du  plus célèbre riff 
de Keith Richard
« I can’t get no …. »
les uns
n’empêchent  pas
l’autre

dans la lumière emmiellée
d’un début de soir
de mai

mardi 11 mai 2010


lundi 10 mai
DERNIÈRE MINUTE 17h47

Le CAC 40 finit en hausse de 9,66 %
Le plan de soutien européen euphorise Wall Street

« Don't know why

There's no sun up in the sky

Stormy Weather”

Lena Horne qui chanta « stormy weather » est morte aujourd’hui

 

Ce genre de jour « d’euphorie » boursière me ferait volontiers  hurler «temps de merde dans une époque de merde » !

(j’écoute Lena Horne pour me calmer)

(mais je vais peut être me mettre quelque chose de plus corrosif pour l’oreille juste après : Les Clash hurlant  « London Calling » , et même carrément « God Save the Queen » des Sex Pistols

parce que les Bourses mondiales et leur euphorie elles me gonflent les « bollocks »

UN DIMANCHE SOIR on the radio 9 mai 2010

« c’est la radio qui m’a annoncé la mort de Billy the Kid » (Jack Spicer mis en zique par Kat Onoma)

LE POINT ROUTE DU DIMANCHE SOIR AVEC GMF ASSURANCES
axe chargé 
de la patience pour
dans la vallée de

TOUJOURS UN TEMPS INSTABLE
seuls les abords de la Manche
à partir de l’Ascencion une certaine amélioration

BONSOIR
dominateur de bout en bout
la liste des 23 c’est dans
et un sommet l’Everest
un australien sur la plus haute marche d’Espagne
attaqué avec vigueur
la poudre d’escampette
procession étirée mais contrite
peu d’ émotion
à deux tours de l’arrivée

brillamment et aisément

Un petit peu chaud au départ
de main de maitre
très bonne opération »

« s’il faut se pendre
c’est la faute à malchance
c’est costaud devant
un grand entraineur
nous on va … 

 STADE MAGIQUE… 

« et dans la mesure où je percevais le branle de ce monde, moi j’existais »
(H Murakami – La course du mouton sauvage)


France Inter « et pourtant elle tourne » 06/05/2010 18 :58

« il faut des années pour réhabiliter un fleuve »
une journaliste dixit en parlant du Jourdain

RÉHABILITER, verbe trans.
A. − 1. Vieilli
a) DR., DR. CANON. Rétablir quelqu'un dans un état, dans des droits, des privilèges perdus. Lorsqu'un prêtre est tombé dans l'irrégularité, il a besoin d'être réhabilité (Ac. 1798-1878).


REHAB Amy Winehouse

http://www.musicme.com/Amy-Winehouse/albums/Back-To-Black-0602517413030.html?play=11

They tried to make me go to rehab
I said no, no, no.
Yes I been black, but when I come back
You wont know, know, know.

Le Jourdain (de l'hébreu נהר הירדן, Nehar haYarden qui veut dire la Rivière de la Peine, du Jugement, mais aussi descendre)

2010   La junky pocharde (mais quelle voix !) Amy W. a peine à « descendre » (et elle se casse la gueule fréquemment et se brise les os)

29 de notre ère : Jean baptise Jésus au gué de Beth Araba.
Jésus aurait certainement guéri Amy Winehouse et accepté comme disciple

note :  si un film en pluri- technicholor 3D version mouderne de la vie du P’tit Jez devait être tourné je recommande absolument Amy W dans le rôle de Marie Madeleine

note 2 : Jez a  - gratitude éternelle à Lui ! – transformé l’eau en vin / « Wine – House ? la maison du vin ? Amy , c’est certain, n’aime pas l’eau )


Marie Madeleine par Canova
(assez « gothic » non ? )


France Inter 05/05/2010 19:05
« les marchés ne vont guère mieux »
deux femmes et un homme au balcon
pompiers
forcer la porte
groupuscules anarchistes
morts mobilisation revenir sur Les mesures
demain le nouveau plan d’austérité
« comment les marchés se sont comportés ? »
marchés d’actions en baisse en Europe
« les investisseurs restent inquiets
après l’annonce des trois morts .. . »
d’autres responsables moins optimistes
risque grave de contagion

une autre voix « qualifiée » : «  TEMPS PERDU » )

(note en aparté : Proust ? NON ! Jacques Delors )

 

Post Scriptum
colère des ostréiculteurs
huitres sur le Pont de l’Alma
(note : c’est pas là où y a le Zouave ?)
(note 2 : des huitres dans la culotte du Zouave ? )
(note 3 : comment s’appellent ces drôles de jupettes grecques ? )



 

lundi 3 mai

patahaiku hollandais

j’aime pas les tulipes
j’aime pas les tulipes non plus
et surtout j’aime pas les tuliples
(mais j’aime beaucoup Hieronymus van Aken)
(et aucune tulipe n’a jamais poussé
dans les égouts de L.A)
(c’est « tout dire »)


ça y est mai
est  presque là et les premières
mouches
ai donc tiré la « moustiquaire »
sur la vieille fenêtre « plein ouest »
non que les mouches ne  viennent
que de l’ouest
(Go west young fly ?)
mais parce que j’aime beaucoup
l’ouvrir en grand
cette fenêtre d’Ouest

un doyenné millénaire
m’y regarde narquoisement
depuis ses très hauts murs
et un Carmel campé
sur la colline voisine
me chante  silencieusement
son plain-chant
à travers champs et prés

où hénissent
les chevaux de mon voisin « le » Jean
disciple préféré de monsieur Christ
et d’ailleurs (mais  bien d’ici)
il faudrait qu’il se décide bientôt
« le » Jean
à  le faucher son pré
 sous ma fenêtre d’ouest

il s’enchardonne
véhémentement

tandis que  Melody Gardot
chante 
« who will confort me »

25/04/2010 19:56

vendredi 23 avril

poème avec le mot « Télérama » dedans (ça doit être une première mondiale)

n’ai jamais aimé le verbe « conquérir »
ni le mot « conquête »
sauf
dans « on était vaincu par sa conquête »
et encore moins le mot « conquérant »
sauf
dans ce titre merveilleux :
« Conquérant de l’inutile »
 extraordinaire carnet de Werner Herzog
sur le tournage de Fitzzcaraldo

n’ai jamais rien conquis
et la conjugaison de ce verbe
est chiante au possible
alors que « perdre »
ne pose aucun problème

qui ne devine pas
que ce poème
a été écrit par un prof de français
cinéphile
est vraiment piètre lecteur

et celui qui ajouterait :
« abonné à Télérama »
aurait  caricaturalement
tort

19/04/2010 19:22

avec Guillaume  A. sur un « front »

il y a
toujours il  y a toujours
n’est ce pas mon vieux Guillaume
toujours encore et encore
des « il y a »
des « choses »
des « trucs »
même sans être « au front »
en « première ligne »
même quand on est un « planqué »
des « arrières »
il y a toujours des « il y a » :

des rais de lumière
et c’est le soir et c’est le printemps
et ils tombent ces rais
sur de vieilles dalles de pierre
ocre rose
et ils y roucoulent ces rais
sur ces vieilles dalles
ocre rose
comme de très vieilles  tourterelles

à l’agonie


lundi 19 avril

APRES AVOIR TENTÉ DE LIRE ET DE COMPRENDRE L’INTERVENTION D’UN PENSEUR

« Il  y a plusieurs façons de ne pas comprendre quelque chose : le texte poétique et son lecteur », tel était l’intitulé d’une ambitieuse journée organisée par Pierre Drogi, dans le cadre de son séminaire au Centre International de Philosophie.

« La figure : comme mode privilégié d’apparition à soi-même de l’insu. Figure et non pas trope, telle la métaphore, qui suppose un implicite partagé. » écrit le penseur susnommé : là, j’ai un peu pété les plombs

 


ESSAI DE DÉBUT D’UN COMMENCEMENT DE TENTATIVE
D’UNE THÉORIE (en bribes) DE L’ÉCRITURE D’UN POÈME

d’abord se dire : « faut voir »
et se rajouter : « c’qu’y a hypothétiquement à voir »

***

ensuite se dire : «  petit ou gros besoin ? »
et insister  : «ça urge-t-il donc tant que ça ? »

***

et puis planifier le truc
la jouer grand stratège
genre « j’veux pas voir une tête qui dépasse »
« à gauche … droiiiiite ! »
hurler à pleins poumons  ce genre d’ordres et contre ordres

semer une petite pagaille intestine

***

attendre que « ça se tasse »
et évacuer ce qui s’est tassé
garder le trop
en chantonnant
« à dada sur mon bidet
quand il trope
il fait des pets »
(en fa dièse)

***

arrivé au pied du mot
lui mordre hargneusement la cheville
avec des ricanements de hyènes

***

(à suivre)


chaque poème me pousse
dans mes retranchements

jusqu’au dernier

et je rendrai  mes piètres armes
émoussées
par tant de vains combats

***

quoi nul ahan guerrier
nul souffle rauque
nul cri de douleur ?

comment alors pousser
des hourras victorieux 

quand le poème
est écrit ?

 

***

 

mes jerichos s’éffondrent
sans trompettes ni fanfare

nul  besoin de ruse ulysséenne
pour pénétrer mes troies

mes poèmes tombent  en poussière
à chaque mot

mon royaume  pour une balayette !

19 avr. 10 

vendredi 16 avril

pervers pépère joue les (a)mateurs de haikus

de sous sa bombe noire
un flot de cheveux dorés
jeune cavalière au soleil couchant

qu’est ce à dire ?
« nous avons peu de retour du réel »
France inter 15/04/2010 17:59
est-ce un haiku ? ou une contrepéterie ?

air terre eau et feu
« espaces aériens » fermés
les uns après les autres
à cause d’un volcan sous la glace

message subliminal ?
paperolle déchirée
sur la table de la cuisine
un seul mot : « décongeler »

pouacre !
printemps
même mon vieux poirier centenaire
se chope sa poussée d’acné

« que pond-je ? » disait Bobby L

« i sponge » France Inter 15 /04/2010 18:40
dixit une jeune chanteuse brésilienne nommée « Cibelle »
dans un anglais approximatif

mercredi 14 avril

CALENDRIER LUNAIRE POUR POESIE BIODYNAMIQUE

Les rythmes naturels ont une influence sur les poèmes . Vous trouverez ici les phases de la lune et toutes les indications utiles pour réussir vos plantations, semis, cultures de poèmes, et une proposition de travaux à effectuer en poésie .

quelques principes de base pour réussir vos poèmes biodynamiques

lune croissante : ne raturez pas , laisser pousser vos poèmes à la va comme ils poussent .
lune décroissante :  laissez vos poèmes tranquillos peinards , ne les tailllez surtout pas . Si il fait un peu frisquet le soir pensez à leur mettre un petit paillage .
lune montante : let’s go men ! rock and roll’ll never die ! vos poèmes baleines blanches soufflent ! ils soufflent !
lune descendante :  si vous avez un chtiot coup de mou dans les genoux requinquez vous les neurones en regardant un bon vieux western de derrière les fagots .
nœud lunaire : bossez pas vos poèmes , voire n’en écrivez pas .
apogée :  Yeees ! ça boume ! poussez des grands hurlements lyriques !
périgée : gros risque de blues : traitez  préventivement vos poèmes au rouge  (bordelais ou autre : ne soyez pas puriste)
passage en fleurs : écrivez des poèmes pleins d’épines .
passage en racines : évitez les poèmes carottes ou patates  , préférez les poèmes raifort , plus piquants .
passage en fruits : préparez l’eau de vie pour y faire macérer vos poèmes . 


“The lunatic is in my head.
The lunatic is in my head”
(Pink Floyd – Brain damage in “The dark side of the moon”)


mercredi 7 avril

le prunus  vieille coquette

s’est fait  faire sa « permanente »

au salon « Springtime »


comme d’hab

la coiffeuse a encore forcé

sur la « couleur »


il fait décidément

très vieille folle

ce cher prunus


si vieux le vieux
poirier tout arthriteux
perclus de nœuds
que même ses bourgeons
ont l’air de petits vieux
frileux frileux
dans le vent frisquet
d’un avril nouveau

mais ah bon dieu
que ses fruits sont goûteux !

mardi 30 mars 2010
PANIQUE  NUMERIQUE ! AMNESIE DIGITALE !

lu ce jour un article du Monde :

Les données numériques à l'épreuve du temps
En 2002, l'Unesco estimait la production annuelle de l'humanité à 1,5 milliard de gigaoctets. Pour 2007, le cabinet d'étude IDC évaluait à 281 milliards de gigaoctets, la production mondiale de données numériques annuelle. Dix milliards de disques optiques numériques enregistrables (DONE) ont par ailleurs été vendus en 2009 dans le monde.
or
les supports numériques n'ont qu'une durée de vie de cinq à dix ans environ", souligne un rapport intitulé "Longévité de l'information numérique".

et je n’ai pu m’empêcher de sourire !
imaginant ces « milliards de gigaoctets » rongés insidieusement par je ne sais quelles nano-bestioles (le nano est très tendance)
finalement on en revient toujours plus ou moins aux mêmes vieilles questions : les Egyptiens du vieil antan se demandaient déjà comment protéger leurs « stocks » de grains contre les rongeurs !
nous « stockons » désormais des « gigaoctets » de  « données numériques »  et comme un fellah des bords du Nil nous tremblons  de peur qu’elles ne disparaissent .
Mais alors que les grains de blé  étaient vitaux pour le fellah et ses enfants  il est peut-être intéressant de se poser la question suivante : nos milliards de gigaoctets de « données  numériques » , est-ce si important que ça de les conserver ?  si ils disparaissaient , est ce que ça causerait mort d’hommes ? quels « grains » stockons nous en vérité ?  bons grains indispensables ou invraisemblable accumulation de merdouilleries (mais « numériques ») sans aucune importance ?

ne jamais oublier que sur un clavier d’ordi la touche essentielle est la touche SUPPRIM et l’icône le plus précieux  sur nos écrans  est

PS : et ne pas oublier non plus que nombre de pyramides ont été réduites en tas de pierrailles et de sable !


jeudi 18 mars

ce terrible sentiment
d’impuissance à dire
l’odeur merveilleuse de la grande flambée
des branches et herbes  et fleurs  d’automne et d’hiver
qui doucement fume dans l’air de mon soir de printemps
et les voix des débateurs qui causent
d’assainissement des finances publiques
et d’identité nationale
et de montée du FN
et « c’est important qu’on va se battre »
et « faire croire aux français »
et « c’est leur mentir »

qui ment ?
ce poème ?
l’odeur de ma grande flambée printanière ?
les voix qui causent « dans le poste » ?

quoi ? nulle trahison ?
ces mensonges sont sans raison ?

dans la cuisine bruissements
de quelque chose qui rissole

demain ça sera

deman

 

17/03/2010 19:40

dimanche 7 mars

rien à rien
je pas comprendre
moi rien comprendre
ni même moi
vous non plus
 ne vous comprends pas
pas bien
ni tout ce rien qui
se trame autour
de moi vous nous

on est quoi vous moi nous
dans tout ce rien
qui se trame :
araignées
ou mouches ?

et ça va finir comment
tout « ça » rien qui
ne sait pas même
faire différence
entre une mouche
et une araignée ?

ça va mal finir
forcément

une tuerie invisible
mais bien saignante

nulle part
sans que rien
ne bouge
une absence de doigt

« la vérité je pense comme lui c’est la mort oui c’est la mort »  (Arletty  à propos de Céline )

mercredi 24 février
DES FOIS JE ME DIS…

…qu’il  faudrait que j’arrête de « m’informer » en écoutant la radio et lisant des journaux
Au bout du bout du compte ne reste , après avoir vaguement ingurgité ces « informations » qu’une vague bouillie insipide  et  un mauvais goût dans la bouche et dans la tête
et tout se mélange :

il n’y a plus d’essence nulle part parce qu’un multirécidiviste black du Val d’Oise  a siphonné toutes les  raffineries Total & dans une cour des comtes gauches décomptent maniaquement leurs médailles d’or ou d’argent ou de bronze &  une crise a commencé de finir de finir de commencer & c’est le fin donc du début & le début de la fin & il faut moraliser le Capitaine Ali’sm  parce que c’est un foutu terroriste & le passer au scan dans tous les aeroports  etc etc

 MERDE ALORS , juste pile poil now à la radio !!!!! j’ai peut être un « syndrome post-traumatique » ? (France Inter - 24/02/2010 18:30:48  émission « et pourtant elle tourne » : les marines US de retour d’Irak)

Faut vraiment que j’arrête de « m’informer » !
C’est  une conduite à vrais risques !

je vais lancer une campagne de PUB, j’ai plein d’idées de slogans :

 

S’INFORMER  nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage
S’INFORMER  bouche les artères et provoque des crises cardiaques et des attaques cérébrales
S’INFORMER provoque le cancer mortel du poumon
S’INFORMER  pendant la grossesse nuit à la santé de votre enfant
Protégez les enfants : ne leur faites pas respirer vos INFORMATIONS
S’INFORMER  crée une forte dépendance, ne commencez pas
 S’INFORMER peut entraîner une mort lente et douloureuse
Faites-vous aider pour arrêter de vous INFORMER
S’INFORMER peut diminuer l'afflux sanguin et provoque l'impuissance
S’INFORMER provoque un vieillissement de la peau
S’INFORMER peut nuire aux spermatozoïdes et réduit la fertilité

vendredi 19 février
UN MOT POUR l’AUTRE

Ce matin , temps embrouillardé , pisseux et passablement frisquet , allant chercher Libé à l’Epicerie-Bureau de tabac-Presse-Relais Postal etc  de mon micro bled , je vois une camionnette d’artisan rouge (la commionnette tout du moins , je ne connais pas les préférences politiques du dit artisan) garée devant . Je lis , d’un œil distait et peu réveillé à vrai dire : « Plomberie/chauffage/énergies nouvelles /CIVILISATION »
et ce « CIVILISATION » me trouble intensément
jusqu’à ce que je lise plus attentivement « CLIMATISATION »
Mon lapsus visuel me fait alors grand sourire et je devais avoir l’air un peu niais en payant mon Libé.
 Ah ! si seulement il y avait des artisans en CIVILISATION  ! Sûr qu’ils auraient du boulot ces spécialistes là ! Mais je me demande bien quel serait le « cursus scolaire » à suivre pour obtenir la validation officielle nécéssaire : BAC PRO en génie civilisateur ? ça sonnerait bien , non ?


CIVILISATION, subst. fém.
A.− Emploi imperfectif. Fait pour un peuple de quitter une condition primitive (un état de nature) pour progresser dans le domaine des mœurs, des connaissances, des idées.
1. La civilisation n'est nécessaire qu'à l'époque où les hommes, devenus trop nombreux pour vivre du produit de leurs chasses et de la pêche, sont obligés de se courber vers la terre pour en tirer leur subsistance. C'est alors que les loix, la subordination, les prestiges du gouvernement, deviennent indispensables.
Crèvecœur, Voyage dans la Haute Pensylvanie, t. 2, 1801, p. 210.
2. Les Mexicains et les Péruviens, ces peuples naturellement si doux et déjà avancés en civilisation, offraient chaque année à leurs dieux un grand nombre de victimes humaines; ...
Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814, p. 298.
3. C'est l'effet et le but de la civilisation, de faire prévaloir la douceur et les bons sentiments sur les appétits sauvages.
Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 5, 1859, p. 235.

lundi 15 février
c’est nouveau ça va bientôt sortir : l’ordi dopé à l’E-coli !
Lisant le numéro spécial (passionnant) du Courrier International sur « LE MONDE EN 2O1O » , je tombe page 97 sur cette info :

« à surveiller ! bioinformatique.La bactérie E-Coli a trouvé  une nouvelle fonction puisqu’elle est utilisée  comme neurone d’un ordinateur à calcul bactérien concçu par les scientifiques de la Missouri Westen StateUniversity et de la Davidson University. A ce jour l’ordinateur qui fonctionne grâce à ces micro-organismes peut effectuer des calculs et résoudre des équations complexes » .

Cette info me tourneboule :
et d’un je me sens con ! une vulgaire bactérie peut « résoudre des équations complexes » et moi pas ! bonjour la honte !

et de deux je m’interroge : un ordi fonctionnant aux bactéries , si il se met à bugguer ,  ça risque-t-il pas de nous faire choper des trucs qu’à côté la grippe du cochon ou de la poule c’est du pipi de sansonnet ?

et de trois , est ce que les « scientifiques » vont s’arrêter en si bon chemin ? à quand un frigo avec une cervelle de phoque pour régler la température ? un micro-onde régulé par une cellule d’orang-outang ? une bagnole dont le freinage est « assisté » par une cellule d’œuf d’oie ? etc

et de quatre : est-ce qu’on lui a demandé à la miss E-coli si elle voulair bien pédaler comme une folle pour faire tourner un ordi et résoudre des équations complexes ?  vite ! créons le MLEC :  Mouvement de Libération de l’E. Coli !

et cette remarque  : la bactérie E Coli est franchement moins photogénique que Marlon Brando dans le génial « Missouri Breaks »

 

samedi 13 février
Je viens de lire ça :
L'ADN d'un Homme de 4000 ans décrypté

NOUVELOBS.COM | 11.02.2010 | 12:58

Grâce à une poignée de cheveux retrouvés dans le pergélisol, des chercheurs ont pu reconstituer le génome d’un Homme mort au Groenland il y a plus de 4000 ans.

Inuk, c’est son nom. Il vivait au Groenland il y a environ 4000 ans et avait probablement des yeux bruns, une peau brune et des cheveux foncés. Les analyses montrent également qu’il était génétiquement adapté aux basses températures avec toutefois une fragilité des oreilles et que son groupe sanguin était A+.

et ça me trouble infiniment cette nouvelle !

Ah la vache , je me pense , tu laisses trainer une poignée de cheveux , voire trois poils de cul , et vlang ! 4 millénaires plus tard  des savants très savants  se permettent de raconter ta petite histoire perso à tout le monde ! Comme quoi t’avais la peau comme ça , les yeux comme ci  et ils étalent même  tes petites misères  auditives .

Le plus dur c’est que ces savants très savants scrutateurs de poils de cul coupés en 125 (avec leurs scalpels zelectroniks ils arrivent à faire ça !)  ils se permettent de te coller un nom , comme ça , selon leur bon plaisir ! INUK ??? je te leur en foutrai moi des « Inuks » !

Mon nom c’était Personne ! et si j’étais en état de leur apprendre une certaine politesse à ces Polyphème à lunettes et blouses blanches  ils verraient  que si j’étais un pur dur d’oreille j’étais plutôt costaud , et qu’avec une bonne massue en pogne je me défendais mieux qu’eux avec leurs scalpels à couper en 125 les poils de cul !

NON MAIS OH !

jeudi 11 février

VOUS , VOUS AVEZ ÇA :

quype radar 
première
parisbouge
marmiton
rocket taxi 

NON !  et bien apprenez que vous ne pourrez pas devenir « expert en soirées réussies » !
si j’en crois un pleine page de réclame pour le Nifone
par exemple avec quyperadar  « diner romantique ou soirée entre amis ? trouvez un restaurant à la dernière minute »
même tabac avec les autres « applications »
(et en bas de la réclame peut lire qu’il y a plus de 100000 applications disponibles)
et moi, j’imagine … j’imagine des mecs et des nénettes … tout seuls avec leur niphone …  tapotant sur leurs « applications » … cherchant des trucs et des machins « grâce au GPS intégré » … pendant des heures … dans leur piaule … en mangeant un morceau de pizza qui refroidit ….
vrais « experts en soirées réussies »  grâce à leur niphone et ses 100000 applications


vendredi 29 janvier
DANS LE COURANT D’UNE ONDE PURE

Au programme de français des classes de 6eme il y a « les fables » .  De La Fontaine évidemment mais pas seulement . D’où voix fraiches et claires de chtiots mimis « récitant » 

« un agneau se désaltérait
dans le courant d’une onde pure … »

(mais ouïr 25 fois ces dites voix claires et fraiches récitant cette  « onde pure » ça vous a un effet endormissant !!!!)

Je les avais en tête , ces voix et cette « onde pure » et désaltérante  en revenant du turbin  quand j’entendis à la radio parler – encore et encore- de l’affaire « Clearstream » .

« courant clair » en français

« onde pure »  en langage « soutenu »

Et je me suis doucement marré ! Qu’une histoire aussi boueuse , bourbeuse ,  en un mot bref « sale » soit connue sous l’appellation « clearstream » n’est pas , avouez le , sans prêter à , pour le moins , ironie !

Mais revenons à notre loup et à notre agneau .  Vous vous souvenez bien évidemment de la « morale » de cette fable :

« La raison du plus fort est toujours la meilleure »

Croyez vous qu’elle sera vérifiée cette fois encore , dans cette affaire « onde pure » ?

Et question subsidiaire : vous y croyez vous à Villepin dans le rôle de l’agneau qui « tête encore sa mère » !

(je ne vous demande pas si « l’autre » peut faire un « loup » à grands crocs )

Mais vous souvenez vous du dernier mot de la fable ?

je vous le donne en cent , je vous le donne en mille comme disait la Marquise (j’aime me la jouer « marquise » de temps en temps) :   « Procés » !!!!!!

 

mercredi 20 janvier

...L'art a dans ses prérogatives d'édifier la cathédrale de l'émotion, du sentiment, de l'affect qui résonne de lui-même et qui, dans l'ascension de son timbre, porte haut les couleurs de l'humain. Dans l'équilibre de la tension contradictoire et magnifique que je viens d'évoquer se dresse en effet la dignité possible de l'homme, dont l'art a la charge et que l'art officiel d'aujourd'hui s'est donné pour mission (la convergence est telle qu'on peut parler de mission) de nier sans état d'âme.Négation de la jouissance comme substance de la vie, négation de son effroi, de sa vivacité, de son intensité paradoxale et nécessaire.
Jubilations de Paul Audi

J’ai copié/collé sur une page blanche ces lignes lues à/sur/dans  Portnawak
parce que m’intrigue le double sentiment qu’elles m’ont immédiatement inspiré :  le premier , une adhésion  immédiate à la teneur des propos tenus , le second , antagoniste , une irritation forte quant à l’écriture 
je suis en même temps parfaitement d’accord avec ce qu’écrit  Paul Audi et  parfaitement  gonflé par sa « manière de le dire »
nul anti-intellectualisme primaire (ni secondaire )
mais une , comment dire , une impression qu’il y a contradiction entre le « contenu » et la « forme » pour employer un vieux clivage .
pas très jubilatoire , la prose du mec Audi
un peu plombée aux entournures
et , c’est drôle non ? , j’ai tendance à immédiatement pouffer comme un gosse mal éduqué  (qui met ses doigts dans le nez , ne remonte pas ses chaussettes , dégomme les moineaux au lance-pierre etc.)quand j’entends  ou  lis cette expression   « la dignité de l’homme » !
L’art – ou , en tous cas ce minuscule quartier que je fréquente  assidûment , la poésie – n’a pas à se poser la question de la dignité et de l’indignité de l’homme , mais seulement de son humanité ordinaire, banale , contradictoire  : jouissances , souffrances , jubilations , desespoirs , petits soucis et profondes misères , vastes conneries et belles échappées libres etc etc
Pfffffouh ! « prise de tête » ! vite un verre de calmant rouge !

addenda  quelques minutes plus tard : France Inter , le journal du soir , voix d’une journaliste  qui s’étonne que personne autour d’elle pleure et elle utilise le mot « digne »  , une voix  de femme  lui répond , calmement : «  ce n’est pas le moment de pleurer » , sans faire nulle mention d’une quelconque « dignité » .On venait d’apprendre qu’elle se débrouillait face à l’extreme et urgente misère du présent  (elle venait de rattrouper autour d’elle des gosses perdus , la journaliste avait auparavant et littérairement dit « une fillette avec un bandana ensanglanté » ! )

AH que lis-je ?


La Grande-Bretagne boxe la barbe hors des rings
LEMONDE.FR avec AFP | 13.01.10 | 18h28

Des associations musulmanes et sikhs s'offusquent de l'interdiction de se présenter barbu sur les rings britanniques, un règlement récemment imposé par la fédération nationale de boxe amateur (Abae), rapporte mercredi la BBC. Un responsable de l'Abae, Barry Jones, a expliqué que cette interdiction n'avait "rien à voir avec l'origine" des boxeurs, "uniquement la santé et la sécurité". Un visage glabre permet de repérer les coupures sur le visage, qui conduisent à l'arrêt des combats en boxe amateur.

bien que ni musulman ni sikh ni boxeur ni anglais (parfois on sent qu’on n’est pas grand-chose !)

je m’offusque par solidaritité pileuse !

(mais aussi parce que j’aime bien le bruit que fait en bouche le verbe : « s’offusquer »)

J’ai toujours aimé que l’on s’offusquât !


lundi 11 janvier

A l’occasion de la sortie en DVD de son dernier film « Les plages d’Agnès » , Agnès Varda en commente quatre séquences sur le site de Télérama . http://www.telerama.fr/cinema/revoir-les-plages-d-agnes-avec-agnes-v,51147.php
On peut lire ces phrases :

« Ensuite, dans le vaste décor de la plage belge, vers Knokke-Le-Zoute (quel beau nom de lieu !), j’installe des miroirs. Je profite du vent qui cache mon visage derrière un foulard et je me regarde dans un miroir pourri. L’autoportrait idéal ! »

Pourquoi  ces lignes me plaisent-elles autant ?

Nulle coquetterie chez cette « petite vieille rondouillarde et bavarde » comme elle se qualifie elle-même , mais , qui sait ? , peut être la lucidité d’une grande artiste à la longue expérience . Peut-être une leçon de savoir regarder  , de savoir créer  , de savoir vivre même  ! en tous les cas une leçon guillerette , moqueuse , facétieuse !
Merci m’dame Agnès


mercredi 6 janvier

AH LA LA ! j’ai la trouille !
je vous raconte : ce midi rentrant du turbin , ma douce & chère me dit :
« y a des taupes dans le potager »
Moi , je croyais que les taupes , l’hiver , elles pionçaient dans leur sweet home . Et puis , vu l’état du dit « potager » en cette saison je n’ai pas trop pris l’affaire au sérieux.
Or ne voila-t-il pas , ce soir , qu’en parcourant « Le Monde » sur Nenet ,  je lis ça :

En Afghanistan, sept agents de la CIA tués par leur "taupe"

Alors là , pour le coup , je m’inquiète , même si mon lieu-dit perso « Les Varennes » est fort éloigné de l’Afghanistan et que je ne suis pas (sauf perte de mémoire façon Al Zeimer) agent d’une quelconque CIA .
Putain ! j’ai une taupe dans mon jardin !
et je n’ai pas de gilet anti-balles ! ni de satellite d’observation ! (et jy a longtemps que je n’ai plus ma chère Winchester à canon scié « au nom de la loi » en plastique dur  de mon enfance !
je vais dormir avec mon Laguiole sur la table de nuit !
(mais paraît que les taupes , on peut les faire fuir avec des emetteurs de sons infra machin ou supra truc : peut être que mes ronflements vont faire l’affaire ?)

dimanche 3 janvier
FAUT-IL Y AVOIR UN « SIGNE » DU TEMPS ?

il y a une dizaine de jours le bracelet de ma vieille montre  (oh ! pas une de ces montres bling-bling que tout quinqua doit avoir au poignet s’il a « réussi » dans la vie) a définitivement craqué .  J’en ai racheté un neuf pour ma cher au grand Carrefour de la ville proche (qu’est ce que c’est chiant à mettre un bracelet de montre !).
Hier , en remettant ma montre au poignet (je ne la mets pas en temps de vacances) , je me suis aperçu qu’elle était hors d’usage : une des aiguilles ballotait librement quand je bougeais la main : ça me donnait une heure très aléatoire !
Qu’est ce qui l’a fait flancher cette petite aiguille ? le changement d’année ? de décennie ? ou la perspective de minuter mon temps de non-vacances à partir de demain ?
Elle s’est chopée un coup de blues ?  « j’veux plus décompter le temps ! j’veux plus de cette routine ! j’veux qu’IL passe à mon gré,à mon envie ! » . Je la comprends très bien cette petite vieille aiguille et si j’étais toujours en temps de vancances je garderais ma montre en cet état avec cette aiguille bringuebalante , trésautante , faisant « passer » le temps à son gré . Ca me plairait beaucoup : « tiens il est 15h 45 maintenant alors qu’il était 18h37 il y a peu ! »
Bon ! j’ai été sur Nenet et je me suis acheté (« en temps réel » ?) une nouvelle montre   (remise de 70%) . Elle a un bracelet neuf , forcément . Qu’est ce que je vais faire de l’ancien , mais neuf lui aussi ?
Peut être vais-je conserver ma vieille montre et son bracelet neuf , pour avoir un autre « cours du temps » à portée de main ?

MAIL-FENETRE d’un 31/12/2009 à 19:06:37 précisément
soit à moins de 3 heures
d’une de ces années qu’on dit « nouvelles »
et même   d’une nouvelle « décennie »
la deuxieme d’un millénaire nouveau
ça va en faire du neuf tout  ça


mais moi ce 31/12/2009 à 19:08:30 – le temps passe comme à sa petite habitude
assez perverse au demeurant –
je ne pense pas à des trucs « nouveaux »
je pense en gromelant intérieurement
aux piles de mon appareil photo
qui m’ont laché juste alors que je voulais prendre
le dernier coucher de soleil
de cette année
qui allait se coucher elle aussi
(derrière quelle colline noire ?)
et je pense aussi
aux « sushi-makis » que j’ai fabriqués ces derniers jours
qu’est ce que j’en ai bavé avec la cuisson du riz
pas une seule recette n’indiquait  la même technique
et mon riz à sushi-maki
(du vrai riz rond japonais gluant)
il n’a jamais été au point
et j’ai ri – jaune –
en lisant ça :                              
« La cuisson du riz est peut être l’étape la plus difficile pour faire des suhis et des makis . Les maîtres du suhi japonais mettent des années à en apprendre l’art »

et je me demande :
« est-ce que le 31 décembre 2010
je maitriserai l’art de la cuisson du riz
pour sushi-makis ? »

mais ce soir
pas de makis
pas de riz

faut quand même pas finir
cette dernière année
de la première décennie
 d’un millénaire nouveau
sur un échec

 

collant

31/12/2009 19:17:37

lundi 28 décembre

Feuilletant un gros bouquin intitulé « De mémoire de potagers » je découvre  que l’étymologie du mot « légume » est  « legumen » , de « legere »  cueillir, recueillir . 
Et me dis : « tiens donc ! legere  ça a aussi donné « lire » , si je ne me trompe . »
Illico j’ai été vérifié . Ca semble vrai ! notamment pour ce cher vieux Littré (dont les étymologies ne sont pas très certaines , je le sais , mais pour cette fois j’ai envie de lui donner raison)
Provenc. legum, liume ; catal. llegum ; espagn. legumbre ; ital. legume ; du lat. Legumen ( u long), de legere, cueillir et lire (voy. LIRE) : récolte, chose cueillie, le suffixe men étant participial et passif. Légume est refait sur le latin ; l'ancienne forme est leün, avec chute, comme c'est l'ordinaire, de la consonne médiane.
Ainsi donc (peut-être) LEGUME  et LIRE auraient la même … racine !
Cela me plaît infiniment
Je dérive volontiers :


- la bibliothèque serait donc un potager !
- lire/cueillir/éplucher/cuire les mots, les phrases , les pages
- un lecteur peut il « relever » sa soupe – jugée trop fade- de légumes-mots-phrases-pages ? avec quelles épices ?
- lecture-soupe : mixer le même jour quelques chapitres d’un fort vieux roman d’anticipation de Rosny Ainé & quelques poèmes d’Alvaro Mutis & un long « fichier pdf » contestant le « global warming » ?
- et les écrivains ? les poètes notamment :  culture « hors sol » ou « plein champ » ou  «en  biodynamie »ou jardinier à la «va comme ça poussera » ?


et je me marre retrospectivement beaucoup d’avoir participé , et avec plaisir , à un festival nommé …..

« POETES AU POTAGER » !

en me disant (dans ma barbe) : « l’essentiel  – au jardin & en poésie – c’est de bien « arroser »
pour que ça pousse , ce qui peut , pousser .
Post Scriptum :  et quel est le nom de l’éditeur de « De mémoire de Potagers  ?

PLUME DE CAROTTE

je vous le jure !

 

dimanche 13 décembre

Relisant une fois de plus  les « tribulations de Maqroll le gabier » j’ai trouvé ce mot « lamaneur »
LAMANEUR

(la-ma-neur) s. m.

Terme de marine. Pilote qui connaît particulièrement l'entrée d'un port, d'une baie, d'une rade, d'une rivière, et qui guide les bâtiments à l'entrée et à la sortie. Le lamaneur est commissionné.On dit aussi pilote lamaneur.

c’est un très beau mot , non ?

 

On aurait bien besoin d’un « lamaneur » perso dans la vie .La première phrase du premier récit des « tribulations » de ce cher Maqroll est :

« Les informations que je possédais indiquaient qu’une bonne partie du fleuve était navigable jusqu’au pied de la Cordillère . Naturellement c’est inexact . »

Ce « naturellement c’est inexact » , à chaque fois que je l’ai lu m’a comblé .

Tout ce qu’on sait , a su , saurons , toutes les « informations » qu’on nous donne  , immédiatement , vite vite vite , leur ajouter cette précision « naturellement c’est inexact »

Nous vivons une époque si fière de ses certitudes de tous poils et pelages (de « il faut sauver la planète » à «  j’ai le profil parfait d’un président d’une EPAD » en passant par « Mickael Jackson est un artiste génial »  etc etc que le réflexe de penser illico « naturellement c’est inexact » devrait être considéré comme un réflexe de … survie !

 


mardi 8 décembre

«  Le télescope spatial Hubble (Nasa/Esa) a photographié l'Univers plus profondément que jamais. On voit sur cette image des galaxies telles qu'elles étaient 600 à 900 millions d'années seulement après le Big Bang qui remonte à près de 14 milliards d'années. »

viens-je de lire sur Libé-Sciences
mais l’image en question ne m’a pas semblé bien passionnante
beaucoup moins en tous cas que le ciel que j’ai présentement sous les yeux 
 le soleil se couchant nous fait un très chouette Big Bang
qui ne durera que quelques secondes
et dont on ne parlera jamais plus
ni demain ni dans 14 milliards d’années

pas besoin d’un télescope spatial de quelques milliards de dollars
pour se délecter les mirettes 

VOUS : et tu ne tires quelle conclusion vieux barbudo ?
MOI : euh ?... que je ne vais pas demander un télescope Hubble comme cadeau au Père Noel !
VOUS : ??????????????????
MOI :  et c’est bientôt l’heure de faire péter mon Big Bang préféré : celui d’un bouchon d’une bouteille de vin !

poème  expreS(MS) « capté » en écoutant « le téléphone sonne » sur France Inter ……

60 millions de téléphones portables
« chargeur universel »
recyclage des mobiles  « une idée sur laquelle les opérateurs sont d’accord »
budget familial du mobile : « négociation familiale »
le budget « mobile » des familles françaises  1.4%
« en situation de crise … joindre la famille …les amis »


« nous avons en ligne … directeur adjoint … vous confirmez … pour les fêtes de fin d’année ..  je confirme … sous les sapins … tout à fait considérable ..  produit plébiscité … au sens large … de loin le produit qu’on va retrouver sous le sapin … »
« a pu changer nos vies… »

alors je vous le demande existe –t-il une dépendance au …

« «vous votre regard de spécialiste »

« agir en vrai sur les situations qu’on vit … »

ils manipulent l’objet
ils font énormément de choses avec cet objet
on n’est plus en train d’attendre
pauvreté de la pensée oui et non mais je sais pas ce que c’est une pensée ri

objet qui émerge …. je ne partage pas ce point de vue … addiction … accélération … temps réel …

négocier leur joignabilité

alors pour en revenir à cette idée de dépendance
phase de   et de   et de
« réenchantement » du mobile

« y aune explication à ça   on a travaillé là-dessus » (le journaliste)
 « c’est une façon pour eux de se soustraire à la tyrannie du regard »
(spécialiste sur les ados)

comme pour tout couteau suisse il faut voir ce qu’il se passe … moi j’ai les chiffres

on compare de choses qui n’étaient pas les mêmes

en retard d’une innovation
les jeunes manquent de

obsolescence rapide

« vous vouliez intervenir je vous en prie … »
se construire au niveau identitaire
les sms
il est clair que

c’est plus un témoignage qu’une question
règlement intérieur
fléau

 

courriel de claudine
profs de terminal
pendant les interros

comme dans les cinémas brouilleurs de portables

nouvelle ressource pour un « chahut »
avant boulette de papier maintenant sms

« ‘je serai en retard ça sera ton papa ma chérie 

UN SAVOIR VIVRE DU TELEPHONE MOBILE EST EN TRAIN DE S’ISNTALLER

« sans faire de la sociologie de bazar » (le journaliste)

une petite idée du portable qu’on s’offrira à Noel dans 10 ans ? (le même)

nous chez Nokia c’est ce qu’on voit ….

merci pour ces explications  (le journaliste)

ce dernier message marguerite en vendée

« et voila comme de gentilles grands-mères sont …. »

(« nouvelle scène sociale ... » la spécialiste)

8 décembre 2009

fin du début d’à peine un commencement d’art poétique
un dimanche  6 décembre

ce picotement que c’est dans les doigts
le poème à écrire
rien de plus de moins de pareil
au picotement que c’est dans les doigts
le poème à écrire

des fois ça finit par démanger
on se gratte

un poème

06/12/2009 18:52


le poème à écrire
tu voudrais  oh
toujours le saisir
dans l’œuf

même
punais*

06/12/2009 19:15

*Du lat. pop. putinasius « qui sent mauvais », comp. du rad. de putere (v. puer) et d'un dér. de nasus « nez », sur le modèle de nariputens « qui sent mauvais »

 

ce qui est le cadet
de tes soucis :
la « poésie »

mais un poème ça alors oui
ça te pose problème
 
même si tu fais semblant
que pas

06/12/2009 19:19

vendredi 4 décembre

« Gioa de vivere » ? Homme libre tu chériras l’amer …..

« Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime. Vous connaissez sans doute un voilier nommé « Désir ».
(L’ELOGE DE LA FUITE - Henri LABORIT)
http://simv.over-blog.com/pages/CUBA-1870058.html



Ces lignes magnifiques que le cinéaste Gilles Porte met en conclusion de son blog-carnet de voyage d’un « tour du monde des maternelles » d’où il a rapporté photos , films etc … (expo-événement  à Paris Place du Palais Royal actuellement et dans 20 villes de France/films programmés chaque jour sur Arte/Gulli/ TV5monde et sur une vingtaine de chaines dans le monde) , ces lignes donc me  touchent d’autant plus qu’aprèsun voyage au long cours dans les 20 romans « de mer » de Jack O’Brian (en compagnie du « captain & commander » Jack Aubrey) je poursuis mon périple avec les 10 aventures du « captain » Hornbloyer d’A Kent . Ai dû souventes fois « mettre à la cape »  avec eux , et tout aussi souvent « fuir » devant les tempêtes .  Ah la la ! quelle pétoche à chaque fois !
Lectures-fuites ?  oh oui ! on ne peut tout de même pas rester « encalminé » dans le « pot-au-noir »  du quotidien , non ? dans le « calme plat , ennui sans bornes » des jours après les jours « voiles battantes »

ENCALMINÉ, ÉE, adj.
MAR. [En parlant d'un navire à voiles] Pris par le calme (cf. calme1 I), immobilisé par l'absence de vent ou à l'abri. Navire encalminé. C'est à bord d'un voilier encalminé, en plein océan; calme plat, ennui sans borne (Vailland, Drôle de jeu, 1945, p. 156). La brise de terre tombait régulièrement vers les dix heures du matin et jusque vers les trois, quatre, cinq heures de l'après-midi, (...) nous restions encalminés, les voiles battantes (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 178).
Prononc. : [ɑ̃kalmine]. Étymol. et Hist. 1856 (La Châtre). Dér. de calme*; préf. en-*; suff. -iné, v. -iner. Fréq. abs. littér. : 4.

« téléphoner Doudou » … j’acquiesce …
tout
est dit … d’un coup d’un seul …
l’indispensable …
ce qu’aucun de mes poèmes  n’a pu
même de loin … atteindre ….

Post-Poème : ne surtout pas oublier de
« téléphoner Doudou »

Al  Zimmer  (adaptation en français par RL)

01/12/2009 19:40:32

 

D’ailleurs, les poètes ne communiquent quasiment qu’entre eux. Comme des indiens qui s’enverraient des signaux de fumée. Ils cultivent un lien mystérieux. Je suis pour ces sociétés secrètes.
dixit Jim Jarmusch dans l’entretien que publie Télérama sur Net http://www.telerama.fr/cinema/much-about-jim-jarmusch-1-2,50083.php#cmtavis
Je trouve ça très exact !
02/12/2009 19:11:41

heure d’hiver 12.jpg

mardi 1 décembre

MOI : je ne sais pas vous mais ….
VOUS : moi moi moi ! on sait ! tu rabaches !
MOI :  je ne peux quand même pas commencer par « je ne sais pas moi mais vous …. » , non ?
VOUS : et pourquoi pas ?


MOI : okay ! let’s go . Je ne sais pas moi mais vous  … vous  titrez mal vos photos … ou plutôt vos « fichiers images » …. parce que désormais on n’a plus des « photos » mais des « fichiers images » …
VOUS : bon ! vu comme ça , on préfère que tu recommences avec ta formule  «pas vous mais moi » !
MOI : faudrait vous décider ! bon ! on rembobine tout , on appuie sur la touche rewind :
Je ne sais pas vous mais moi je  titre mal mes  photos … ou plutôt mes « fichiers images » …. parce que désormais on n’a plus des « photos » mais des « fichiers images »
L’autre jour j’ai envoyé une zimage titrée « moon » à my great webmastrice préférée et elle m’a fait remarquer : « y a pas de lune sur ta photo » . Elle avait entièrement raison . Mais je « titre » en lots ! quand le machin truc qui me sert à « exporter »  dans l’ordi les zimages (les « photos » ? non ! les « fichiers ») me demande  , dans son langage (alors je traduis) : « eh mec tu veux que je te les balance où tes zimages ? et sous quel pseudo ? » , je pare au plus pressé :  je mets un mot et j’indique « bureau ». Ensuite ,  le « dossier » (sur le bureau)  plein de « fichiers images » , je le fiche dans un aut’ dossier intitulé « photo » .
Et quand j’ouvre ce dit « dossier » , c’est un tel souk que fréquemment je me marre
Ainsi par exemple , sous l’appellation « heure d’hiver 12.jpg » j’ai découvert
un sucrier !
Ca m’a beaucoup plu .
VOUS : c’est tout ? c’est ça l’histoire ?
MOI : j’avais rien promis de plus !

 

La page Roger Lahu sur Lieux-dits

alors j'ai demandé
si ma grand-mère par hasard
n'avait pas possédé un vieux hachoir à viande
pour faire des pâtés et des terrines
on m'a dit que si

j'ai dit que j'en voulais bien

"Au plus près". Ed Le dé bleu

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