vendredi 25 avril
BOIRE OU ECRIRE IL NE FAUT SURTOUT PAS CHOISIR
La semaine dernière je suis « rentré au pays » : dans les « monts » du Maconnais . J’ai fait de la peinture (en blanc) (normal , c’est la spécialité de la région !) mais j’ai quand même pris le temps d’aller chez un vigneron qu’un ami m’avait conseillé . Je vous donne l’adresse : domaine Turpoz à Loché , Saone et Loire . Il produit notamment un crémant brut absolument génial !
En dégustant quelques flacons dans sa cave j’ai feuilleté un bulletin qu’il fabrique maison . Dans le dernier numéro il y avait un portrait d’un écrivain que j’aime beaucoup , Jean Claude Pirotte .
Or , rentré at home , je vais lire les dernières pages de Poezibao , LE site de poésie de Florence Trocmé et qu’y lis-je parmi les nouveautés : des textes de JC Pirotte . Des phrases , des aphorismes , des maximes , des « conseils » . L’une de ces phrases m’a fait illico réagir et j’ai eu envie d’écrire des
bribes pour un art poétique oenologique (Jean Claude Pirotte)
« L’écriture est la quête d’un vin qui n’existe pas » (Jean Claude Pirotte )
écrire cul-sec !
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écrire des poèmes tire-bouchons
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« de la musique avant toute chose » , certes , mais ah le « pop » du bouchon qu’on « fait sauter » : foin d’assonnances et allitérations , c’est la plus poétique des musiques !
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ne pas craindre les lies dans un poème , les impuretés de fond de bouteilles , ça leur donne du goût.
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poèmes « de soif » , sans millésime , pas pour collectionner , pas pour spéculer , pas pour s’enrichir .
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écrire /boire : affaire d’enthousiasme , d’échauffement et « les deux font la paire »
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poème de terroir : il faut bien connaître son propre sol et ne pas vouloir se faire Château Yquem si l’on est planté en Chardonnay
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tes poèmes ne les chaptalise pas , ne les souffre pas , n’y fais pas mariner des copeaux , ne les trafique pas .
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un poème le faire doucement rouler en bouche , le « siroter », et nul besoin de dégoiser de grands mots pour se la jouer grand connaisseur : il est « à ton goût » ou pas , c’est tout .
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un compliment somptueux : « ils sont gouleyants tes poèmes »
23 avr. 08
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