roger lahu 2011


La B…. à Papa
(chant 1 d’une épopée parmi d’autres)

 


 « celui                qui            le premier »

 

« les armes et l’homme – de Troie… je les chante !...celui qui le premier (…)
(L’Eneide – chant 1-  trad  D. Buisset  in Action Poetique  208 – avant dernier)

ne suis – ni vous – né
ni d’eve ni d’adam
mais de jeanne et de marceau – changez les noms
en ce qui vous concerne –
un jour d’hiver  lointain ils me génitèrent
ah !
image troublante  - s’il en est –
de la queue de vieux papa  désormais
réduit à l’etat d’os épars
pénétrant plus ou moins fougeuseusement
le vagin de maman
réduit désormais en je ne sais quelle poudre

il devait faire fort froid ce soir
(je n’imagine pas  papa/maman baisant  de jour)
(pourquoi pas ?)
(réponse fastoche : ils étaient au turbin tous les deux)

un soir fortfroid d’un février adonc
papa éjacula

n’oublions jamais qu’il s’agit toujours
de notre début de vivre
cette giclette de spermatozoïdes
inside
le vagin de maman
qui peut être atteint  ce mot

 

que je  n’ai jamais aimé
« l’orgasme »
je la lui souhaite post portem
cette jouissance
au tas d’os  sans doute bien « corrompus »
qu’est  mother dorénavant

leur petite gymnastique  amoureuse finie
que firent ils ?
papa fuma sans doute une gauldo
sans filtre
empuantissant l’air de la chambre
ce saloupiot me refila ma premiere clope
à 11 ans au restau « le rocher de Cancale »
sis sur les quais de saone
loin de toute mer
 le jour de ma communion dite solemnelle
en me disant narquois  « t’es un homme non ? »
j’ai toussé  il a ri

je tousse toujours
ses dents rient toutes seules

ne jamais oublier
que la bite à papa
est notre point - d’exclamation - de départ
« celui qui le premier … »

 

18  janvier 2012

Petit matin . Tu t’es  tôt levé bien que tu n’ailles pas au turbin . Un premier  grand bock de café . La première clope roulée . Tu pousses les lourds volets de chène . Le jour aura de la peine à  se sortir de sa couette de brume .
Tu ouvres l’ordi  (pas de lourds volets , un bouton , tu appuies dessus  , il bleuit , geste aussi « naturel » désormais que le bock de café et la clope) . La bestiole se met à ronronner : pour un peu tu lui donnerais un bol de croquettes !
Premier « favori » que tu vas visiter : « lieux dits » 
Photos : un mur taggué  d’un mot           WAR
Tu entends  immédiatement – pourquoi ? – la voix de Leonard  Cohen
« There is a war between the rich and poor …. »
Tu connais bien cette chanson même si tu n’as pas écouté Cohen depuis un bail .
Tu  chantonnes l’air .
Envie d’entendre la voix caverneuse de Cohen . Grooveshark . Ouais ! et tu te retrouves à écouter  tout le disque « new skin of old ceremony » . Le jour s’extirpe vaille que vaille de la grisaille .  Déjà trois bocks de café et  autant de roulées .
Ça nuit grave à la santé le clopes et trop de café . (et ouvrir Internet dès si tôt le matin ?)
Mais moins que ce mot    WAR   taggué en grand sur la façade d’un immeuble .
Il en fallait de la rage , de la haine ? , pour aller tagguer ce mot sur cette façade .
« There is a war between the ones who say there is a war
And the ones who say there isnt.”
Quelles guerres “font rage”  dans les têtes & les cœurs & autres bas morceaux  de gens ordinaires que nous  croisons au hasard de nos jours ?
Le soir venu - maintenant  que tu écris -  tu ne sais pas répondre à cette question : tu n’as rencontré aucun de tes « contemporains » aujourd’hui .
Juste « le » Franky , le commis de la ferme voisine : il semblait en paix . Des fois , il est en guerre lui aussi , il engueule véhémentement sa brouette ou  un des poulains qu’il mène au pré . Mais ça ne dure jamais longtemps , ses guerres à lui .
Ailleurs des hommes se sont entretués pour de  vrai .
Mais  toujours pour de mauvaises raisons .

« there is a war »
Cohen devait être optimiste (c’est pourtant pas son genre) en  employant le singulier .
Ca y est la nuit est tombée .
J’écoute – hasard précieux – EXTRAMUROS  de GianMaria Testa :  ah ah ah !  on ne peut pas tagguer  les « extramuros » ! no war  « extramuros » ? et un sax véhément  se met à beugler dans la chanson « via da quest’avventura »


Marie Bateau-Lahu


tu rajoutes des mots

tu rajoutes des mots
aux mots
maillons de quelle chaine ?

point ne jappent
ni bavauxlèvrent
vont pas te mordre
nulle  contagion

tu rajoutes des mots
aux mots
tricoteur  troullard
petite laine pour tes hivers ?

tu rajoutes  des mots
aux mots
 quand même

au cas où ?
même pas 
nul effroi

juste pour t’occuper
les doigts

 

05/12/2011 20:02

faire du peu d’un jour

faire du peu d’un jour
une compote  de mots 
-certains   ah merde sont pourris dans les  cagettes-
new orleans  ça n’est  pas « chez toi » c’est loin
c’est dans le dernier roman de james lee burke
l’horreur  katrina
et  la voix  d’une vielle et chère amie
sa fille en hosto psy depuis 4 mois
anorexique
« elle a tout pour elle belle   a tout réussi  je comprends pas »
la quatre voix crisse faux sa contre basse
le soleil a fait son paon pour son coucher
et  bon dieu je n’ai pas encore trouvé
mes cadeaux de noel
gillian welch chante
« dark side of mind »
sur la sono

reste à  prendre
le « repas du soir »

l’air est frisquet dehors
l’hiver  pointe les poils
de son museau

 

30-nov.-11

Écrire un poème en novembre 2011

clic sur l’icône microsoft office 2007
attendre que la page s’ouvre
des fois  ça prend du temps
avec ta vieille bécanne arthritique

page blanche sur l’écran samton  94v
doigts  qui clapotent sur le clavier logitech
appuient  aléatoirement sur
la touche « entrée »

sur la sono
« talking at the same time »
de tom waits

page 1 sur 1 mots 68
accueil
insertion ? non
mise en page ? non
références ? non
publipostage ? non
révision ? non

calibri(corps) 11

appuyer sur la touche « enregistrer » ?
pourquoi pas !

non
avant
insertion « date et heure » 
 25/11/2011 19:50

satisfait ?
quelle question !


Ah ces putains de grecs !

C’est bien vrai que ces fuckin greeks nous ont mis – et profond –  le nez dans not’ marde  et ça ne date pas d’hier !
« connais toi toi-même »   c’est un grec qui a dit ça jadis naguère

Et d’autres de ces vieux  hellenes ont enfoncé  les  clous
(avant qu’on s’improvise des clous dans les mains et les petons d’un crucifié  divinement envoyé du ciel  pour nous décharger de nos péchés – et pourtant le LSD n’avait pas été inventé)

 « connais toi toi-même »
Tu n’as qu’à lire ces quelques mots et pif paf tu te chopes une  vraie « crise grecque »
(et va pas illico chercher tes ptiotes gélules homeo-phyto-thérapiques – que des « racines » grecques note le bien)

« connais toi toi-même »
Ah ces putains de grecs !
Des siècles qu’ils nous posent « problème »

Et l’autre ,l’« alter » absolu ,qui osait claironner haut et fort devant l’Empereur conquérant : « ôte toi de mon soleil » !!!!

Ah ces putains de grecs !

Allez  hop ! dansez maintenant : avec Zorba
http://www.youtube.com/watch?v=5sxWR35S710

histoire  d'un soir de novembre sans paroles



Poème d’un   dernier jour d’octobre

À Thierry le Pennec

la rivière papier peint kitsh de vieille chambre d’antan
tapissée de feuilles mortes
tandis que s’y reflètent les arbres déplumés
pas facile vraiment  au pêcheur
d’y suivre  la lente dérive
de son bouchon

mais  oh  qu’il est plaisant
d’y perdre tout sens 
de toutes   « orientations »

comme autrefois petit
je me perdais ravi
dans la contemplation
de  gondoles très vénitiennes
sur fond de ruines antiques
dans  la  chambre chez « mémée »
qui devenait port non d’attache
mais de départs miraculeux

toutes amarres larguées
sans même besoin d’océan

31/10/2011

à  Carlos Drummond de Andrade (1902-1987)

Carlos  vieil homme mort
permets-moi la familiarité du tutoiement
mais je me suis senti si proche de toi aujourd’hui
en lisant un de tes poèmes
intitulé « coin d’ombre »
que je ne saurais te vouvoyer

ainsi donc toi aussi tu as vu
ce qu’il faut voir
que peu savent
cette vérité qui invariablement
se tapit dans un « coin d’ombre »
sais tu que ça me rassure ?
je me croyais un peu bizarre
et n’osais pas  surtout pas
faire part des éblouissements inouïs
que j’avais dans certains « coins d’ombre »
(je me souviens  d’un pan de mur
d’une grange ruinée
qui me souleva  d’un enthousiasme véhément)
(et combien de portes vermoulues
dissimulées sous des épaisseurs
de ces plantes qu’on dit « rudérales »
m’ont  comblé d’une aise merveilleuse)

tu as raison  tellement raison
« la paix existe dans la boite de conserve abandonnée »

mais dis moi Carlos ?
comment faire passer cet étrange message
d’espoir  si banal ?

crois tu qu’un poème
suffit pour dévoiler
ce genre de  secret si peu caché
qu’il  en est éblouissant d’évidence ?

25/10/2011 18:46

LA POÉSIE VAUT 2 EUROS 70

je décide  ce jour d’hui  20/10/2011 18:44
qu’un poème   tout poème  
 de  l’odyssée en texte intégral
à un seul haiku de matsuo basho
devra « coûter » 2 euros 70 centimes
ni jamais plus ni jamais moins

façon de « fixer » une bonne fois pour toutes
la « valeur » marchande de la poésie

« qu’est ce qu’il vaut ce poème ? » :   2 euros 70
« et çui ci »   :  2 euros 70
« et l’œuvre poétique entière du poète suédois nobélisé ? trans … quelque chose » : 2 euros 70

ça serait bien je trouve cette fixation a priori et définitive
du « cours » de la poésie
nul ne pourrait jouer à la hausse ou à la baisse
faire des transactions de gré à gré

pas moyen pour un « hedge fund »
de demander un « rendement plus élevé»
 pas moyen de faire s’enfler une quelconque « bulle » spéculative

2 euros 70  mon poème  je vous dis  2 euros 70
à prendre ou à laisser
rien à perdre
rien à gagner

le poème impossible du lundi  17/10/2011 au soir tombant

au Patron

trois canards
sauvages noirs
sur fond  gris
 et vieux rose
quelques stries
pourpres
et violines
des touches d’un vague
bleu si pâle que bleu
 ne dit pas ce qu’il n’est plus                             bleu
 (mais bleu quand même)

j’abdique

Parler français ?

«Est-ce que le facteur est passé ?» Réponse a/ «Non, tous les jours», réponse b/ «Non, pas encore...». A partir de janvier 2012, tout candidat à la nationalité française devra prouver qu'il sait comprendre ce type de question (entre autres). Deux décrets et un arrêté parus ce mercredi au Journal officiel (JO) renforcent le contrôle du niveau de français exigé pour devenir Français.

http://www.liberation.fr/societe/01012365272-il-faudra-parler-francais-pour-devenir-francais

Je ne suis pas opposé à cette exigence , le seul problème c’est qu’il faudrait l’étendre à tous les gaulois de souche !!!!!
« est-ce que le facteur est passé ? » j’en connais, des petits gaulois,  qui répondraient  « oui » en rayant les choix proposés ci-dessus , d’autres qui cocheraient a et b (le facteur passant tous les jours mais pas encore au moment où ils doivent cocher la « bonne » réponse) ; d’autres encore qui  ne cocheraient rien de peur de se tromper ; d’autres qui  claironneraient : « j’m’en bats les couilles du facteur ! MSN et Facebbok vous connaissez tas d’vioques » ; et d’autres fils ou filles de militants alter qui calligraphieraient au crayon « de bois » : « les attaques continues du pouvoir capitaliste contre la fonction publique explique la récéption aléatoire du courrier , les facteurs étant en état de stress continû alors qu’antan ils prenaient le temps de boire le café chez les anciens et etc etc » ; d’autres encore , dans un nuage de fumée odoriférante : « euh  ch’sais pas … c’est quand aujourd’hui .. on est le matin ou encore avant-hier soir ? » ; et quelques pointilleux : « pas encore de combien de nanosecondes ? »  etc
Je pense que ça serait bien marrant de faire passer ces tests à tous les petits « vrais » français d’Auvergne et du 93 en passant … par la Lorainne … of sure !

PS : proposition de question : « Jeanne d’Arc  était   1/ une pucelle  d’Indre & Loire  2/  la meuf chaudasse au  gars Marcel   3/ une punkette sous acide qu’entendait des voix dans son e-pod  4/ un cas socce de cambrousse profonde



Que faire avec un soleil ?

A perfect beauty of sunflower ! a perfect excellent lovely sunflower existence !
(Allen Ginsberg – Sunflower sutra  - 1955)

allen ginsberg  le barde claironnant et tintinabulant
de la beat generation célébra un tournesol
dans un poème de son célèbre recueil « howl »
moi les sunflowers je leur zy  coupe les têtes
                                          « soleil cou coupé »
pour les mettre à sécher

et cet hiver je les donnerai
à  becqueter aux oiseaux
qui se gorgeront de leurs graines

et rêvant au prochain été

 pour un soleil c’est  plus belle mort
que d’être célébré
dans un poème

DCO   DCA  &   œufs au plat

raaah lovely !
sur la même page du Monde sur Nenet
ces deux "news" qui m'attachent l'oeil
et si on extrapole à peine on imagine en guise de Dieu  Créateur Omnipotent (DCO : son cousin est le Dieu Créateur Amnésique , DCA , qui dézingue tout ce qui vient du ciel , ah le sale petit diable !)  , une chef  barbue penchée sur son fourneau et bichonnant une demi douzaine d'oeufs au plat  (mets délicieux s'il en est )
Mais je préfère quand même la "chef" de la série Tremé   (et cerise sur la .... toque , elle adore la bonne zique)


poème du 11/09/2011

écoutant  Eric Satie
un disque que je ne connaissais pas      « œuvres mystiques »
je me  dis
qu’il faudrait vérifier
si Thelonious Monk connaissait et appréciait
Eric Satie

peut être est-ce le mot « mystique »
qui m’a fait glisser de Satie à Thelonious  le « moine » ?

ou leurs petites barbichettes ?

ou parce qu’aucun des deux
« n’en rajoute » ?

quand j’aurai fini d’écouter
les « œuvres mystiques » de Satie
dans la mielleuse lumière de fin de ce jour  de septembre

je mettrai  «Monk alone »
sur la sono
et le soir tombera doucement

pianissimo

dix ans après « jour pour jour »
que soient tombées certaines tours
à NY city

Satie et Monk
auraient certainement composé
un morceau  à partir de ces chutes
Satie l’aurait peut être titré « musique en forme de tours chues »
et Monk « blues for the fallen towers »

et tous deux auraient été
j’en suis certain
fascinés
par la célèbre et tragique photo
de « L’homme qui tombe »

mais ils auraient  gardé
pour eux
la musique
qu’ils auraient entendue
en la regardant

et  je regarde par la fenêtre d’ouest
le soir tomber
ce jour mourir               mais lui                de sa « belle mort »

11-sept.-11


titre en UNE de Libé by Net samedi 10 septembre 2011

SCIENCES Aujourd'hui à 15h56
La Nasa lance deux sondes pour étudier les entrailles de la Lune

aie aie ! et pan ! dans la lune ! deux sondes !
retour aux vieilles traditions médicales d’antan : le lavement ?
« étudier les entrailles de la Lune » : une coloscopie lunaire ?
pour détecter quoi ? un cancer du colon ? une grappe d’hémorroîdes ? une constipation « psycho-lunatique » ?
pas besoin de « sondes » pour détecter qu’en Somalie (par exemple) des milliers de mioches crèvent la dalle (et n’ont donc pas besoin de faire caca)
dites m’dame Nasa ? vous auriez pas pu faire un geste ? «Allez ! j’envoie pas mes sondes dans le troufignon selenique ! j’envoie à la place des trucs pour remplir les ventres des chtiots somaliens ! »
dites m’dame Nasa ? z’avez pas honte un peu , des fois ?

le 11 septembre 2001  est-ce aussi une sorte de « sonde » que des affreux-sales et méchants  ont lancée dans le trou du cul de l’AmeriKKK ? voulaient ils « étudier les entrailles » du pays de Gw Bush alors ? 

Ah que de Diafoirus !  font chier !

"on ne saurait mieux dire "

« on ne saurait mieux dire »
cette expression « toute faite » (j’aime énormément  ces expressions) (là s’entend mieux qu’ailleurs le creux de la langue , le vide de nos langages : comme une conque , on pose l’oreille à l’ouverture et on entend …. pas le bruit de la mer mais le bruit d’une chasse d’eau qu’on tire et des étrons qui s’enfuient à tire d’absence d’ailes vers le « tout-à-l’égout » - ou les fosses « septiques »  (sans C !!! surtout sans C !!! nul doute que la merde coule toujours et partout et s’évacue tant bien que mal)
par curiosité
j’ai « tapé »   cette expression « on ne saurait mieux dire »  en guise de requête
dans Glooglougleuh  (le mega collecteur des gouts  contemporains , le pipe-line de la nouvelle huile de la Terre , l’aqueduc des eaux de toutes les vidanges)
64 millions de réponses
en 0.13 secondes
« rien à redire »   balèze m’sieur Gooogleuh
« on ne saurait mieux dire »
c'est-à-dire rien
rien d’autre  que ces chiffres proprement insensés

aujourd’hui j’ai ramassé un beau panier de « pieds de mouton »
(je ne les ai pas pesés)
dans la forêt des Trois Monts
(je ne connais pas l’altitude précise des ces dits Monts)

on les mangera ce soir persillés et aillés (modérément)
ça sera très  bon à manger (les « pieds de mouton » sont des champignons très gouteux)
je ne « saurais mieux dire »

"pas de quoi pleurer "

pas de quoi pleurer (mais quand même !)

 (sur un air de Paul Verlaine qui pêcha des baleines blanches dans ses verres d’absinthe)

 

quoi ? nul poisson
je pêche sans raison

c’est bien de la déveine
je ne sais pas pourquoi
asticot ou bien graine
le poisson ne mord pas !

"ce qui importe "

ce qui importe ?                
                                                 (certains disent « compte »)
                                                                                à  M .

 

c’est peut être cette « funky blue note »
que cherche Madlib ?
une partie de « 10000 » aux dés
et combien de fois on entend hurler
« merde »
pour un 1 ou un 5
qui ne vient pas ?
les 510 grammes d’un chevesne
et le ouaip de Tom
qui vient de battre mes 480 gr ?
les deux paniers de cèpes
ramassés  un 31 juillet
dans une forêt « des 3 monts » ?
le plaisir d’enfin dégotter les sous-titres
français des épisodes 9 & 10
de la super série US « Tremé » ?
les brouettes de poussières du temps
évacuées de la vieille grange ?
les rourourous  des tourterelles
qui nichent sur une des poutres
de la « galerie » ?
le petit bidon gonflé d’un enfançon 
d’une jeune & adorable « luthière » ?
écouter le String Quartet In G Major, D. 887, Op. 161
de Schubert  sur Deezer
un soir où chacun chacune
fait sa « proposition » de zique ?
renforcer  un précaire escalier dit « de chantier »
après un quart de siècle
d’usage audacieux ?
ne pas avoir pu lire pendant 15 jours
une ligne
d’un roman de 1200 pages
& ne pas s’en porter plus mal ?
ta vieille paire de « galoches » de jardin
en caoutchouc vert
qui te sont décidément pompes tous usages ?
le « temps » qu’il a fait
ce mois de juillet et certains disent :
« pourri »

 qui n’ont jamais rien compris
aux plaisirs du « temps qu’il fait » ?
la lumière du soir
sur un bouquet de chardons
dans une petite poterie d’un ovale
parfait ?

le sang
qui coule
dans mes veines
&
de corps troués de balles
ailleurs 

soir d’été       il           quelque chose               - ici-
fait « beau »
ailleurs aussi                forcément                    sinon  ………………          

 

31/07/2011 20:10:09

pronostic vital

cette expression  désormais  usuellement employé dans les « media » :
« le pronostic vital est engagé »
ne vous titille-t-elle pas quelque peu ?
(nulle inquiétude ! être « titillé » par une expression stupide n’engage en rien votre « pronostic vital »  mais témoigne plutôt de votre bonne santé mentale – ou pour le moins lexicale)
[Jésus] reproche à ceux qui ne croient pas en lui de ne pas savoir lire les pronostics du règne futur (Renan, Vie Jésus, 1863, p.289)
Le vénérable chanoine Monnoyer remercia Pierre Mille (...) et, prenant la plume, se mit à rédiger les pronostics des chevaux gagnants aux prochaines courses. Car il tenait les écritures d'un bookmaker (A. France, Île ping., 1908, p.394)

Empr. de l'adj. lat. de basse époque prognosticus «de pronostic», issu de prognostica, plur. neutre, employé surtout comme titre d'ouvrage, lui-même empr. au gr. προγνωστικά de même empl., dér. du verbe προγιγνώσκειν «connaître à l'avance»

ce qu’on peut connaître « à l’avance » c’est que dès qu’on est né   (et tête un doux néné ) notre « pronostic vital » est prévu : on va clamser ! (peut être même  en têtant le dit doux néné potentiellement contaminéné ! )

comme le chantait autrefois Higelin : « ALERTEZ LES BEBES ! »

memento mori , baby !

de la philo & des baleines aux yeux fluo 

quelques « sujets » de l’épreuve de philo du bac 2011

« L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?"
"La culture dénature-t-elle l'homme ?"
"Peut-on avoir raison contre les faits ?"
« L’art est-il moins nécessaire que la science ?"

mais en même temps ce même jour  cette photo et ce titre « les baleines deviennent radioactives »

je propose pour la cuvée 2012 ce sujet de philo :
« Si Moby Dick avait été radioactive Achab aurait il eu des démangeaisons dans son pilon ? »

Et pour revenir au quatre « sujets » ci-dessus mentionnés je me serais contenté des réponses ci-dessous  (le sens  du dessus est dans les  dessous ? )
« L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?"
 mieux vaut avoir des illusions sur soi même qu’avoir des morpions au même endroit

"La culture dénature-t-elle l'homme ?"
Pas de danger ! mais un traitement préventif  à la bouillie bordelaise est tout de même recommandé

"Peut-on avoir raison contre les faits ?"
eh ducon ! essaye d’avoir raison (ou tort) contre un pot de fleurs qui te tombe sur la tronche depuis un  5eme étage ! fais juste un pas « de côté » !

 

« L’art est-il moins nécessaire que la science ?"
nécessaire à quoi ? si c’est pour faire une bonne andouillette vaut mieux du cochon ! (et un certain « savoir-faire »)

« Un Américain de 40 ans étudiant en Ecosse a avoué se cacher derrière la jeune lesbienne blogueuse de Damas, devenue icône du mouvement démocratique en Syrie » http://www.liberation.fr/monde/01012343102-la-blogueuse-de-damas-etait-un-fake

Je sais qu’il ne faudrait pas !
mais je n’ai pu m’empêcher d’avoir un immense sourire goguenard en lisant cette « information »
dans le genre « cherchez l’erreur »  avouez que c’est fort :
homme / femme
4O ans / jeune
américain / syrienne
hétéro ? / lesbienne

Chaque époque a les « icônes » qu’elle mérite , non?
La nôtre a droit a des  pseudo-icônes , des « fake » !

petite précision lexicale :
« L’iconoclasme (du grec εικών eikon « icône » et klaô « casser ») est, au sens strict, la destruction délibérée de symboles ou représentations religieuses (appartenant à sa propre culture), généralement pour des motifs religieux ou politiques. Ce courant de pensée rejette l’adoration vouée aux représentations du divin, dans les icônes en particulier »

Nenet et consorts associés (blogs/ « réseaux » dits « sociaux » etc etc …) sont en fait   les vraies icones modernes (le media est le message , remember Mc’Luhan) : soyons catégoriquement  iconoclastes !
(note : si l’on tape « icône » en recherche images goooogleuh on a en premier ’les images « saintes ? » ci jointes )
(note 2 : et où lisez vous cet éloge  de l’iconoclasmie ? et où ont été « pêchées » les zimages saintes ?  cherchez les erreurs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)
 

JE ME SOUVIENS ….
happy Birthday  master  Bob Dylan

1

ce mois ci Dylan a 70 ans
j’en ai  57
j’ai écouté Dylan la première fois  l’été 65
sans savoir que c’était  lui
« dans le souffle du  vent »  d’Hughes Aufray
 chanté 
par un jeune frère mariste
lors d’un « camp »

2

j’ai écouté Dylan
 sur des jukeboxes
en 45 tours
en vynile (sur un « tourne disques » mono puis sur des « chaine Hifi »)
en cassettes « magnétiques »
sur bandes (ah  les vieux Uher ! )
à la radio (en grandes ondes & en FM)
en CD
en MP3
sur Deezer

3

un copain prof de maths et musicien
avait une énorme  collection de disques « pirates »
de Dylan
l’un d’entre eux était  violet fluo

la compagne d’un ami
m’a donné tous ses « 33 tours »
de Dylan
après son suicide

4

à sa sortie
j’ai vu trois fois la même semaine
« Pat Garett et Billy the kid »

5

j’ai acheté à Lyon
“Ecrits et Dessins” aux éditions Seghers
bien trop cher pour mes « moyens » d’alors
mais trop volumineux pour le voler
sans me faire choper
 
j’étais inexplicablement
en compagnie de la sœur
d’un ami d’enfance

j’en étais amoureux
depuis l’enfance

mais plus à cette époque là

6

j’ai écouté jour après jour
les 15 épisodes
du feuilleton de François Bon
sur France Cul

« Bob Dylan :  comment repousser les bords du monde »

7

« something is happening but you don’t know what it is … »
j’ai employé ces vers de Dylan
dans un poème
qui a fini par être titré (au dos d’un carnet de chèques)
« tout ce que vous avez voulu savoir de la poésie
sans jamais oser le demander »

mais ça n’était pas le titre de départ

8

ma fille s’appelle Sarah
à cause d’une chanson
de « Desire »

sans h
dans la chanson

9

c’est bête je sais
mais la photo de Dylan avec Allen Ginsberg
sur la tombe
de Jack Kerouac
me touche

(et à la fin de l’envoi je …)

10

j’ai revu hier
vendredi 3 juin 2011-06-04
« don’t come knocking »
de Wim Wenders

Sam Sheppard
qui tient le “rôle » principal
a écrit  « rollinh thunder  sur la route avec Bob Dylan »

Dylan aurait été « très bien »
dans « Paris Texas »

le fils – inconnu de lui –
de Sam Shepard
(du personnage)
est  un chanteur de folk-rock blues

qui  jette tous ses biens meubles
par la fenêtre
de son petit appartement

à Butte Montana

(Sam Sheppard à la fin du film
lui jette les clefs d’une vieille bagnole
en lui disant
« c’est la voiture de ton grand père »

mon fils s’appelle Sam
(né avant le film)

11

à une certaine époque
avouer qu’on adorait les duos Dylan-Cash
dans « Nashville skyline »
vous faisait passer pour un proto fasciste
de la pire espèce
(bien avant que Bush « father and son » soit prez of the states)
et vous aggraviez votre cas
en déclarant avoit adoré itou
« Dirty Harry »
au cinoche

certaines époques
sont très catégoriques

12

est ce « la faute à Dylan »
si j’ai immédiatement
été scotché
par  le premier album d’Eminem ?

ah  si Zimmerman chantait en duo
avec Marshall Bruce Mathers
j’aimerais bien entendre
ce que ça ferait !

13

la première trad de Tarantula
a été éditée
en 10X18

la seconde
chez Hachette « littérature »

j’ai lu les deux
mais je préfère la couv’
de la première

(et le mot « littérature »
me gêne
à je ne sais quelles « entournures »)

14

je me souviens
m’être marré
mais alors vraiment marré
en écoutant la première fois
le « Live in Bukodan »

‘mais qu’est ce qu’il nous fait
mais qu’est ce qu’il nous fait ? »

la réponse (sans aucun vent pour la souffler)
« il fait du Dylan »

point bar

15

cette réponse (sans crier) (juste parce que c’était évident) (son évidence)

« YOU’RE A LIAR »

il avait mis  comme « de l’ électricté dans l’air »

il avait « trahi »
les gratteurs de guitares
« folk »

on a toujours des amateurs
de carottes bio

aux trousses

And I am, whatever you say I am
If I wasn't, then why would I say I am?  (Eminem)

16

“Chroniques volume I”
est une autobiographie
sacrément plus vibrante
que les Confessions de JJ R
ou les Mots de JPS

et les auto-fictionneurs et euses
peuvent aller
traquer leus « moutons »
mémoriels
sous leurs lits

«J’ai foncé tout droit.La porte était grande ouverte .Une chose est sûre, ce n’est pas Dieu qui commandait, mais ce n’est pas le diable non plus »  (dernières lignes de « Chroniques vol I »)

17

si j’avais un cadeau d’anniversaire
à offrir à Bob Dylan
ce serait sans hésiter
ma vieille « machine » à écrire mécanique
« Olympia Traveller Delux »

mais je l’ai donnée
il y a trente ans
à un jeune écrivain marocain
à casablanca

ah dear sweet miss

SORRY ! vraiment sorry ! mais c’est plus fort que moi  (ce qui n’est pas difficile , je ne revendique aucune « force ») (même pas cap de m’’indigner » : c’est tout dire , pas les temps indignés qui courent)

Libé sur Net ce soir samedi 28 mai 2011
je lis (capture d’écran pour « preuve » )
qu’une « marche gay »  a été réprimée à Moscou
et que la justice est à « pied » d’œuvre
dans l’affaire « Tron »
et je ne peux m’empêcher de m’esclaffer
(s’esclaffer tout seul devant son écran d’ordi est , je le concède volontiers , d’un ridicule – contemporain – achevé)
méli-melo  mentalo-lexical qui m’a parcouru la caboche :


 

  • pour marcher (même gay) faut des pieds  , à l’œuvre
  • un homme –tronc peut il être gay ? no problem je pense
  • la justice marche –t-elle sur ses deux pieds ?
  • la police moscovite prend-elle son pied en réprimant les gays marchant sur leurs deux  dits pieds ?
  • y a –t-il des gays moscovites unijambistes ?
  • y a-t-il des policiers moscovites gays ?
  • Tron est accro aux massages de « voutes plantaires » c'est-à-dire des pieds
  • Si les policiers moscovites s’étaient fait masser les pieds  auraient ils « réprimé » la marche gay ?

étonnez vous ensuite que je m’esclaffasse !

 

mais envie soudaine d’être islandais !
d’avoir un vrai gros problème existentiel (ex-isl’and’tiel ?) : un big volcan qui pique une grosse colère volcanique !
alors là pour le coup plus personne ne se demande s’il est gay , flic moscovire , masseur de voutes plantaires , justiciers à l’œuvre etc : tous aux abris les mecs ! (remember Pompéi !!! et à Pompei y avait des gays , des flics , des justiciers etc etc ) (l’Histoire n’est qu’un recommencement d’un comique ahurissant quand on y pense)

« UN CONCERT D’OISEAUX »
 

ziques   avec  birds pour une convalescente

par UtamaRoro

""crtl+clic" pour accéder aux ziques sinon ça ne marche pas "

 

 

pour Elice

à Elice Meng

le pays d’Elice
est le pays des oiseaux  des merveilles

 

et ça pépie et ça roucoule et ça cuicuite
à pleins poumons
oh  ça a de tout petits petits  poumons
les oiseaux
mais quand  ils s’y mettent tous
à pleins poumons
à pépier roucouler cuicuiter

on dirait que le ciel se met à décoller
réacteurs poussés à fond

et monte monte monte
au-delà de lui-même

vers un air encore plus libre
et délectablement respirable

Les mots vous lâchent, il est des moments où même eux vous lâchent" (Samue BECKETT)

Cette phrase , lue  dans le dernier « message » d’ une amie blogueuse qui a l’air de vouloir laisser tomber son blog (très écrit , très bien écrit , très richement écrit) , m’étonne.
M’étonne de la part de Samuel B.
Je ne pensais pas que cet homme pouvait avoir – in fine ?  – tant confiance aux mots !
Confiance n’est peut-être pas … le mot (juste) (mais ils n’existent pas les mots ….. justes) (sont et ont toujours « tout faux ») (par malformation congénital) (n’y sont pour rien les pauvrets)
mais il semblerait à lire ce « même eux » que Samuel B croyait encore (un peu) (tout petit ?) aux mots et à leurs illusions de (m)optique !
ça me déçoit

les mots ne nous lâchent  jamais
ne peuvent pas
puisqu’ils ne nous ont jamais « retenus »
et encore moins  soutenus

les mots ne sont pas des « lâcheurs »
mais des fuckin traitres
qui vous plantent leurs couteaux (mal aiguisés qui plus est)
dans le dos
en ricanant comme des hyènes
(ajouter  la rouille  du couteau & les crocs des hyèmes , zêtes certains de vous choper la gangrène !)

Il ya  dans la phrase de Samuel B quelque chose qui sonne comme le «  pourquoi m’as-tu abandonné ? »
de l’Autre

décevant oui vraiment décevant

NOTE : le mot « serviette » et les mots « lumière d’un soir » n’ont aucun sens  (et pourtant !)

je me contente peut-être de peu

même si trois jours de boulot ça n’est pas peu
ce « peu » c’est un vieil escabeau . Très artisanal visiblement .  Fait jadis de main d’homme .
Je l’avais déniché dans une grange . M’a servi à ce quoi servent usuellement les escabeaux .
S’en est retrouvé le pauvre , maculé de platras , de peintures diverses  etc …
Ai eu envie de le toiletter . De le faire beau .
Et vas –y que je décape , ponce , reponce , et vernis , revernis . L’est tout beau .
Enfin , moi je le trouve tout beau .
Et ça me contente bien de l’avoir refait tout beau
ce vieil escabeau

« ENTRE »        TEMPS

 

un temps      on dit ça      « pour tout »
il y a ce temps là
un homme  - son nom est Personne –
grimpe  dans le noir un escalier
d’un Barrio Alto un temps
« pour tout » même
dans l’épaisseur de la nuit
un temps « pour tout »
éclate  « en même temps » la splendeur
rose d’un vieux prunus
ailleurs                  ici
un temps « pour tout »
eclatent ailleurs encore
mais « en même temps »
des bombes et des hommes – leur nom est Personne-
meurent à grands feux
un temps « pour tout »
et ailleurs encore et encore un monstre
fuit des liquides mortifères ça va
faire du mal
un temps « pour tout »
ce sera demain ailleurs
mais maintenant
aussi

un temps « pour tout »
et c’est le printemps                    ce temps

le printemps 
 inexorable
et indifférent

 

05/04/2011 19:51

quoi manque ?

ce soir de printemps
où tout
est en place  et lumineuse et juste :
le jeune étalon  ruant comme un foudingue dans le corral
le rayon de lumière d’or tombant sur le bouquet des tulipes fanées
et l’œuvre complète de Jack Spicer
la voix de Piers Faccini
et c’est vendredi soir
quoi manque  quand tout
« colle impec » ?

je porte à mes lèvres
le petit  ballon de rouge

pour savoir ce qui

m’échappe

encore et encore

 01/04/2011 19:44

"Goutte à goutte la pluie dissout les crottes de chien » P.K.

rue unique de mon hameau
(mais on peut la prendre dans les deux sens)
terrain de jeu de quatre chiens libre- vaguant
un gros très gris poilu un autre tout en souplesse fauve
et deux chtiots délicieusement fou dingues
ils courent partout  s’amusent  batifolent
très plaisamment
sans jamais aboyer tant ils sont heureux de vivre
leurs vies de chiens tout fous tout crados
dans la rue unique de mon hameau

régulièrement ils viennent chier
dans mon terrain

je ne leur en tiens aucune rigueur
sauf quand je mets la main
dedans
en désherbant un parterre de fleurs

même pas

j’ai pas les mots
pour dire le camaieu des gris
d’un ciel de printemps
ni  comment le rose d’un vieux prunus
« pète » là en dessous de ce camaieu gris
et cependant printanier

dire « le prunus pète son plein de rose
sous les gris du ciel d’un soir
de printemps
orageux » ?

ça n’est pas « ça »

même pas cap’ de dire « ça »

même pas

autour d’un titre

Titre d’un article consacré  à Jeff Bridges : « l’inertie comme moteur »
Très taoïste cette expression proche de  cette figure de style qu’on nomme l’alliance de mots ou oxymore
du grec oxumôron, de oxus «  aigu, fin  » et môros «  sot, fou  ».
sottise aigue ? fine folie ? sagesse folle ?
« Folle sagesse » titre d’un bouquin de Chögyam Trungpa , un « maitre spirituel » thibétain que j’ai lu jadis avec enthousiasme (avant de savoir qu’il était « de surcroit »  carrément alcoolo !) (ce qui , quand je l’ai découvert n’a rien ôté à mon enthousiasme !!!)



Chögyam Trungpa décrit la folle sagesse comme un état d'esprit innocent comparable à l'aurore - éveil d'une fraîcheur étincelante. En retraçant la vie de Padmasambhava - le maître indien qui introduisit le bouddhisme au Tibet -, il met en lumière le principe de la folle sagesse, conçu comme le point inaugural d'un voyage spirituel étourdissant. Approchée sous cet angle éclairant, la pratique spirituelle n'a pas pour objet d'apporter quelque réponse confortable à la douleur ou à la confusion qui nous habitent. Au contraire, notre souffrance, nos émotions, nos "défauts" sont perçus ici comme autant de tremplins vers une nouvelle découverte de nous-mêmes. "On creuse dans ce que la vie a d'irritant, dit Trungpa, on y plonge et on s'y établit." Exploration radicale de la voie directe du tantra, Folle Sagesse peut aussi se lire comme le manifeste d'une liberté authentique.  


l’article consacré à Jeff Bridges (l’inoubliable « Dude » dans « the Big Lebowsky » des frères Coen)  était accompagné d’une photo  qui , à mes yeux , est  pleine d’une « liberté authentique »

note : est-ce que     Chögyam Trungpa  a bu un jour un « russe blanc » dont  Jeff Bridges/The Dude se délecte  tant ?
recette :    La composition traditionnelle du russe blanc est de 50% de vodka pour 20% de liqueur de café (la plupart du temps du Kahlua) et 30% de lait. On ajoute ensuite quelques glaçons et on mélange lentement.

la table à force de
la table d’y manger
la « mettre » la table
la nettoyer la table

la table
et ses cicatrices
et ses étranges  « signes »
graphiés dans son bois

la table à force de
la voir
tu ne sais plus
entre elle
et toi
quoi ?

la table 
ne te propose
aucune réponse

pourquoi
l’interroges-tu ?

ce que tu ne sais pas
la table
ne te l’apprendras pas
 
prends tes chiffons
cire
et  renifle
la table
qui brille

dans la lumière du soir

 

15/03/2011 19:49:23

« une perte d’adhérence au réel »
ai entendu ces mots à la radio
un expert parlait
de la schizophrénie

pourquoi ai-je pensé bêtement
à une poèle Tefal* ?

et eu   envie soudaine
de crêpes
beurre salé + miel + noix brisées

 

01/03/2011 19:14

*note en bas de page (pour les paranoïaques) :

Utilisée normalement, une poêle en téflon dégage des particules qui se logent profondément dans les poumons. Mortelles pour les oiseaux, ces particules peuvent provoquer la "fièvre des polymères" selon l'expression consacrée. Il s'agit d'une atteinte de type pseudo-grippal (malaise, fièvre, douleurs thoraciques, dyspnée, toux).[...]

Toxicité chez l'animal... et chez l'homme : Chez les primates, l'exposition à un dérivé du téflon, l'acide perfluoro-octanoïque (PFOA), a mené à de "l'hypothyroïdisme" c'est à dire à un sous développement de la glande thyroïde. Cet effet a aussi été mentionné pour l'homme, avec pour conséquences possibles de l'hypothyroïdie l'obésité, la résistance à l'insuline et le cancer de la thyroïde. Des études montrent que chez certains animaux le PFOA est nocif pour au moins neuf types de cellules qui régulent le fonctionnement immunitaire. Les cellules de la rate et du thymus y sont vulnérables et l'exposition au PFOA réduit les fonctions immunitaires de la souris.

MATCH NUL
poème des titres de poèmes qu’on n’écrit pas mais quand même si ….

un titre vient :
« poèmes aveugles »
aussitôt rectifié :
« poèmes à l’aveugle »

un titre
(deux  si l’on compte bien)

souvent      ensuite      arrêt
(« arrêt sur titre » ?)

la plupart du temps
ite missa est
j’en « reste là »

là       au titre
(ou aux )

paresse d’aller
plus loin
et peur soudaine

de ne pas pouvoir
être à la hauteur
de ces titres
(un titre
resté sans auteur ?)

je m’en tire toujours
de cette impasse
en bottant
en touche

(la touche
« Suppr. »
de préférence )

 

mais parfois raté
 l’arbitre siffle :
« corner  »

et merde ! va falloir
garder
« les buts »
pour ne pas « en encaisser un »
pour le moment le match
est « nul »

envie soudaine d’écrire
« le poème d’un match nul »

 

28/02/2011 19:26

 

« bricoler notre rapport aux normes, être un inventeur ordinaire »
(dixit un « intervenant »)
lundi 28 février 2011
Et vous, êtes-vous normal ?

émission « le téléphone sonne » sur France Inter »

Mitsuharu Kaneko
Hier , dimanche pluvieux, gris , venteux , frisquet . Bref , le genre de temps « à ne pas mettre un chien dehors » . Alors, comme souvent , j’ai glané . Dans ma bibliothèque . Grapillé .Picoré . Prenant un livre , puis un autre . Les feuilletant . Lisotant quelques phrases. Une page ou deux parfois .
A un moment j’ai retrouvé   un  bouquin de chez Gallimard ,  NRF ,  avec cette  merveilleuse couverture blanche à liseré rouge : « Anthologie de poésie japonaise contemporaine » (1986)
J’ai ouvert au hasard et  suis tombé sur un poème qui m’a soulevé d’enthousiasme . Je sais , je sais , un dimanche pluvieux, gris, venteux , frisquet , on a tendance à se soulever plus facilement d’enthousiasme . Pour se réchauffer ?
Titre bref et claquant : « CONTRE » .
J’ai illico effectué quelques recherches sur son auteur , et je ne résiste pas au plaisir de partager toutes ces trouvailles . Dommage , pas de recueils de poèmes publiés en français (hormis trois textes  dans  l’anthologie citée ci-dessus) . Mais un bouquin au titre alléchant :

Histoire spirituelle du désespoir - L'expérience du siècle de Meiji dans ses tristesses et cruautés
Parue en 1965 pour faire pièce à la réaffirmation d'un Japon en marche à l'approche du centenaire de Meiji, l'Histoire spirituelle du désespoir est une réécriture libre du parcours du Japon contemporain, de la fin du XIXe siècle jusqu'à la catastrophe de 1945, à équidistance entre l'essai historique, les mémoires personnels et l'anthologie poétique.
Pour étayer son postulat d'un désespoir nippon conditionné par la géographie et l'histoire, Kaneko tire de ses souvenirs une série de personnages rencontrés à différentes étapes de sa vie, dont le dénominateur commun est la propension à l'échec. Les convictions libertaires et nihilistes de l'auteur, son existence aventureuse, au Japon, mais aussi en Europe, en Chine ou dans l'espace malais, écartent cette fresque expressionniste des sentiers battus.
De la bohème de Tôkyô aux trafiquants de Singapour et aux artistes ratés de Paris, c'est là le portrait d'une société nippone méconnue, disparue dans l'absurde du totalitarisme et de la guerre.

 

CONTRE   ( HANTAI)
                                                              

Déjà, enfant
J'étais contre l'école.
Et maintenant
Je suis contre le travail.

Moi, d'abord, la santé
 La droiture me répugnent.
Rien de tel que la santé, être droit
Pour rendre l'homme insensible.

Bien sûr, l'« âme japonaise », je suis contre.
Devoir, charité : je vomis.
Tous les gouvernements, je suis contre.
Les hommes de lettres, les artistes, je leur montre le cul.

Si on me demande pourquoi je suis né,
 Je réponds sans hésiter : pour être contre.
Quand je suis à l'est,
Je veux aller à l'ouest,

Mon kimono est sens dessus dessous, ma chaussure droite à gauche,
 Mes pantalons devant derrière, et je monte à cheval à l'envers.
Ce qui dégoûte les gens, voilà ce que je préfère.
Ce que surtout je hais : les cœurs à l'unisson.

Ce que je crois : être contre, c'est dans la vie
La seule chose magnifique.
Être contre, c'est vivre.
Etre contre, c'est se trouver soi-même.

Traduction d'Yves-Marie Allioux

Mitsukaru KANEKO (1895-1975)
Né dans la préfecture de Aichi. À la suite des déboires professionnels de son père, il fut adopté par un entrepreneur, hérita de sa fortune et la dilapida en quelques années. En Belgique il découvrit Baudelaire et Verhaeren, mena une vie errante difficile en Europe et en Asie du Sud-Est. De retour au Japon il exprima une passion violente, une révolte marquée d'un certain nihilisme et s'opposa vivement à l'impérialisme militaire japonais,

(ci-dessous  étonnante « traduction » par m’sieur Googleuh d’une page en anglais !!!)
Mitsuharu Kaneko (1895-1975), l'un des grands poètes plus du XXe siècle au Japon, est unique de bien des façons. Il était sans doute le seul poète au Japon, qui a continué à écrire des poèmes anti-guerre au cours de la Deuxième Guerre mondiale. En outre, il était un étranger pour les Japonais société homogène, passé de nombreuses années à l'étranger et, plus important encore, en conservant les yeux et l'esprit de l'exil, même après le retour. En outre, Kaneko a été exceptionnellement intellectuel pour un poète japonais, bien que sa vaste connaissance de la littérature chinoise et occidentale classique est généralement caché par son sans prétention, à la terre de style vers le bas. Enfin, il aimait les femmes - peut-être même plus que ce qu'il aimait la poésie - et plusieurs de ses poèmes, ainsi que ses peintures, sont chargés de l'amour érotique. Mais peut-être le plus unique de tous est le fait que ces traits distinctifs assemblés si naturellement en lui, sans aucun signe de contradiction.
http://japan.poetryinternationalweb.org/piw_cms/cms/cms_module/index.php?obj_id=12096

UN AUTRE POÈME

Mon amour. 
En fin de compte je suis devenu 
votre merde.
(….)
(en VO ci-dessous)

"Dans les faits de langue, il n'existe pratiquement plus de place pour les variables, les subtilités, les restrictions, les exceptions ou les hésitations. Le doute n'est plus un outil de pensée ; le flair n'est plus un instrument de recherche […] Le relativisme culturel est devenu scientifiquement incorrect et politiquement suspect. C'est oui ou c'estnon, jamais peut être ; c'est blanc ou c'est noir, pas gris, et encore moins gris perle ou gris tourterelle. Mots de liaison, adverbes de nuance, propositions subordonnées concessives sont désormais des éléments grammaticaux obscurs ou inutiles. Des mots tels qu'éventuellement et probablement sont considérés comme synonymes, et les subtilités qui les accompagnent sont aujourd'hui indéchiffrables par bon nombre de nos contemporains. En revanche, l'emploi d'adverbes comme absolument ou totalement est devenu envahissant, de même que toutes les formes superlatives. Dans les langues occidentales, le mot très est de nos jours l'un des plus employés et des plus galvaudés. Il n'existe plus de place pour la nuance, le relatif, l'ambivalence."

(Michel Pastoureau, Les Couleurs de nos souvenirs, éd. du Seuil, coll. La librairie du XXIe siècle, 2010, p. 231)
(billet de KL/LOTH sur son blog « daily life »  billet qu’elle a intitulé « nuance »)
Ces observations  de M Pastoureau me vont droit au cœur .
J’aimerais écrire un « éloge du gris » ou un « petit traité de l’approximatif » ou un « manifeste de l’à-peu-prés » ou un « panagérique de l’indistinct »
Notre temps est devenu (irrémédiablement ?) binaire : 0/1      yes/no    in/out    on/off   
Temps (pseudo)  « scientifique » « scientiste » plutôt , « positiviste »  (alors que ces catégories sont de vieilles lunes depuis longtemps)  (sauf dans les pubs : « just do it »  « positivez » )

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.

(merci Paulo ! c’est pile poil ce que j’avais envie de dire)

note :  quand je dis « éloge du gris » , j’en rajoute un peu : j’en ai marre du temps de merde grise qu’il fait depuis des jours ! envie de bleu bien cru , sans nuances !

Marcel Proust a écrit un texte merveilleux sur le « petit pan de mur jaune » dans un tableau de Wermeer .
Je ne suis pas Proust .
Et les murs de mes alentours sont en pierre qui prennent des teintes différentes selon les  lumières des saisons et des  heures , le bon plaisir des jours (et des nuits aussi d’ailleurs)
Mais je regarde aussi , très attentivement , les petits « pans » dans mes alentours .
Un  coin (bordélique comme d’hab) de ma table  par exemple .
J’aime (par l’intermédiaire de l’objectif de mon appareil photo) (objectif très « subjectif » bien sûr : « prendre » une photo c’est  « cadrer » un petit pan du réel environnant , on le sait)  dépayser mon regard .
Dans le meli melo aléatoire qui peuple le coin de la dite table ce jour d’hui  il y a un bouquin consacré à Céline . Un vieux bouquin , plusieurs fois lu , la couverture est un peu cassée , frippée . Je zoome . Le visage de Celine est parcouru d’une balafre . Comme une sorte de scarification rituelle . Ca lui aurait déplu énormément d’être ainsi scarifié .
Mais moi ça me plaît beaucoup .

APRÈS LA RÉVOLUTION DU JASMIN
ET LA RÉVOLUTION DU PAPYRUS ?

la révolution de l’artichaud ? (libeuhrons les brheutons !!!)

la révolution du chou de Bruxelles ?

la révolution  des petits pois :

 Variétés hâtives : 
Pois nain merveille d'Amérique à grain ridé
Pois nain de Bandol
Pois nain Gontier blanc
Pois nain d'Annonay
Pois nain Gontier vert
Pois nain serpette à grain ridé
Pois nain vert l'Unique
Pois nain merveille d'Angleterre
Pois chemin nain.
Variétés demi hâtives
Pois nain de Hollande
Pois nain Lévêque
Pois sénateur à grain ridé
Pois abondance de Bliss
Pois téléphone nain
Pois serpette express
Pois serpette à rames à grain blanc et à grain vert
Variétés tadivesPois Filbasket à grain vert hauteur 80 cent
Pois téléphone à rames à grain vert ridé à grosse cosse
Pois de Ruelle à grain blanc
Pois de Knigh
Pois Standard
Pois Clamart

la révolution des tomates :

 

si la nuit
ne tombait pas
le petit matin
ne s’éveillerait pas

vagissant
dans ses couches
de brume

ou le cul croustillant
de gel

(et merde !
au lieu d’écrire
ce poème d’un soir d’hiver
j’aurais dû aller bacher
le pare brise
de la vielle R11 :
va falloir
que je gratte
demain matin
pour aller
au boulot)

 

09/02/2011 19:45:38

fumée sans feu

j’ai voulu brûler
un gros tas de branchages & d’herbes mortes
ça n’a pas bien pris
beaucoup de fumée
(je sens la viande boucanée)

j’ai voulu brûler
ça n’a pas pris

fumée sans feu

les branchages & les herbes mortes
avaient l’air de se gausser
en vaguement  grésillant
au lieu de flamber

j’ai voulu brûler
ça n’a pas pris

n’est pas flamboyant qui veut
ni doué pour les autodafés

06.02.2011

sans hors

photos récentes
« nouveau dossier »
 pour le renommer
je tape : « sans hors »
alors que je voulais écrire : « dans – hors »

sans hors      !    

  je me sens soudain coincé
dans mes dedans
privé d’ailleurs
par une erreur de frappe :
 dégats collatéraux ?
friendly fire ?

j’aurais dû laisser
« nouveau dossier »
comme titre  pour ces photos

et pas le renommer
en faisant une erreur

de frappe

08/02/2011 18:30

ENFIN !
Ne vous méprenez pas ! ce cri du cœur n’a strictement rien à voir avec les révolutions en cours en Tunisie ou en Égypte ! ni avec la possible victoire de l’équipe de rugby vanzaise !
Non non non !
ENFIN  de la lumière dans le ciel ! et du soleil !  après d’interminables jours en camaïeu de gris (bien embrouillardés de surcroit) (et ça caillait humidement)
C’est un coquin ce sun ! il fout le camp pendant des jours et des jours (où ? vers quel pays « du soleil  levant » ?) et quand il revient il fait son mariolle ! il vous bouffe la moitié d’une page d’un roman dont le thème est une ile (au pays du soleil levant !!!) où tout diaprait peu à peu . Il vous caresse vos bottes d’hiver comme pour vous dire : « eh eh eh ! j’vois qu’on s’est glacé les ripatons ! » . il s’amuse à projeter des petits « effets spéciaux » sur vos murs .
Joking Sun !
mais je lui passe ses petites moqueries , d’autant qu’il a réussi une chouette petite culbute très réussie ce soir derrière les collines dans mon Ouest :  une jolie petite pétarade dans les vieux roses et les orangés fanés , avec quelques éclats de rouge bien saignants ! 


pourquoi as-tu si souvent ces envies de « prendre » des photos
tu les rates presque toutes
presque toujours  elles sont floues elles tremblent
et quand par hasard elles sont « nettes » et sans tremblements
elles te déçoivent encore plus
mais pourquoi aimes tu tant « prendre »
des photos « ratées » ?

que tu « effaces »

03/02/2011 18:53

extraits d'une photocopie d'un bouquin d'orthographe (sans retouches)


©   4 poèmes malgré eux

1
Donner un brutal coup de volant dans un virage resserré
Assister fréquemment à un meetin aérien
Travailler au chantier naval de Saint Nazaire
Attendre le résultat final des délégués
Patauger dans un sentier forestier étroit et boueux
Déchiffrer une partition musicale pour violoncelle

2
Des lampes de chevet ajourées
Des tasses en porcelaine bien décorées
Des films d’aventure captivants
Des journaux quotidiens régionnaux
Des combats de boxe bien confus
D’étranges bourdonnements continus
Des effets spéciaux très visuels
Des exercices de grammaire trop longs

3
Les accidents d’avion sont peu fréquent mais catastrophique
Des pigeons téméraires envahissent la place public
Certains touristes fortunés effectuent des voyages spatial
Les joueurs de rugby disputent des mélées confus
Le matin, quelques élèves empruntent des lignes de transport régulier
Le notaire remet à m delorme des documents officiel

4
Posséder des amis loyal
Être caressé par une léger brise
Participer à une joyeux farandole
Passer une soirée plutôt ennuyeux
Rencontrer les élus local de la mairie
Arborer une beau perruque roux
Porter une combinaison gris
Réunir les etats général à versailles
Jouer sa toute dernier carte
Commettre une gros erreur

 

on the road

poeme du poeme -coelacanthe

quand je n’écrivais pas
des poèmes je n’écrivais pas
des poèmes mais ça ne leur faisait
ni chaud ni froid
aux poèmes à écrire que je n’écrivais pas

 il faut régulièrement
que je me rappelle « à la mémoire »
cette évidence-là :
le poème-à-écrire
se contrefiche absolument
que vous l’écriviez vous ou pas ou un autre

il barbotte
peinard
dans ses profondeurs plus ou moins abyssales

le poème-à-écrire
est un vieux vieux vieux très très vieux  coelacanthe
à qui «on ne la fait pas »

 

http://www.youtube.com/watch?v=_8PTTsLHtg0
http://www.fan-de-cinema.com/bandes-annonces/dessine-toi---.html


Nouvelle pluie mystérieuse d'oiseaux morts aux Etats-Unis
LEMONDE.FR avec AFP | 04.01.11 | 20h30  •  Mis à jour le 05.01.11 | 10h23
                   poème des meilleurs vœux pour une année nouvelle

« pluie d’oiseaux mort » je lis
ça je lis « pluie d’oiseaux morts »
c’est en Amérique du Nord
que cette pluie est tombée
Bob Dylan américain du nord
chantait autrefois « a hard rain’s a gonna fall »
mais il n’y avait pas d’oiseaux morts
dans sa chanson
et pourtant il y en avait des trucs bizarres
dans sa chanson
une pièce pleine d'hommes avec leurs marteaux qui saignaient,
une douzaine d'océans morts
cent batteurs dont les mains étaient en flamme
une femme dont le corps brûlait
sept forêts tristes
mais pas de pluie d’oiseaux morts

et ces oiseaux morts
sont tombés en pluie
dans la nuit d’un 31 décembre

quelle « bonne année »
nous souhaitent ils ?

“And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard,
It's a hard rain's a-gonna fall.”

mais le jour même
où j’ai lu “pluie d’oiseaux morts”
j’ai  vu  loin de toutes les Amériques 
un petit arc en ciel entre les pattes d’un oiseau
figé depuis longtemps dans le plâtre
d’un bas relief
une adorable femme morte depuis longtemps
l’avait modelé
et ce jour d’hiver un rayon de soleil
« dévié » par des pampilles de verre
y a rajouté un instant
unpetit arc en ciel miraculeux

ça redonne un espoir possible

non ?