roger lahu
ROROMAN

samedi 4 septembre 2010


MA TABLE

ma table de mes lois mais lesquelles ?
ma table de mes travaux  d’automne j’y épluche mes fruits
ma table multiple où je ne fais jamais d’additions
ma table  aux pieds fort malhabiles
ma table vieille sioux parcheminée
ma table  à lire l’été dehors (à lire quoi ? l’été ? les dehors ?)
ma table de je ne sais quel bois mais peu nous importe à elle et moi

juste une table
mais  très juste
« en tant que »
table

lundi 30 août
UNE ÉPOQUE DE « DÉCLIN » POUR LA POÉSIE ET LE CINÉMA ?

DÉCLIN, subst. masc.
Action de décliner (cf. décliner1); résultat de cette action.
A.− [Avec une idée de déviation, à propos de choses, notamment d'astres, de phénomènes cycliques de la nature] Fait d'arriver progressivement au terme de son cours après avoir atteint son apogée. Déclin de l'été. Cloche de l'angélus qui semble pleurer le déclin du jour mourant (Barrès, Cahiers, t. 4, 1905-06, p. 117) :
1. ... un jeune homme (...) s'échappait tous les matins (...) pour assister au lever du soleil (...). Il le voyait renaître, et renaissait avec lui; comme cette large fleur jaunissante, ornement de nos parterres, qui le soir ferme son calice, et le r'ouvre le lendemain aux premiers rayons de l'astre qu'elle semble suivre dans son cours. Guèbre par instinct, il en suivait religieusement la marche jusqu'à son déclin.
Dusaulx, Voyage à Barège, t. 1, 1796, p. 340.

GUÈBRE, adj. et subst.
Adepte, d'origine persane, de la religion de Zoroastre. Synon. parsi. Instituer un commerce de lettres par quoi le sérail, (...) les intrigues des sultanes et les caprices des danseuses, les Guèbres, (...) les rêves du harem, (...) les observations politiques s'entre-croisent, c'était donner le spectacle d'un esprit dans sa pleine vivacité (Valéry, Variété II, 1929, p. 70) :
Les Guebres établis à Surate conservent précieusement dans un temple, remarquable par sa simplicité, le feu sacré dont Zoroastre enseigna le culte à leurs pères.
Dupuis, Orig. cultes, 1796, p. 21.

 

tiens ? je me sens assez « guèbre » ce soir !

ciel d’encre l’orage
arrive d’ouest
mais sur la « carrière » de sable blanc
une cavalière blonde
et tout de blanc vêtue
tourne et saute
sur un beau cheval noir
sans d’autres soucis
que son tournoiement
et ses sauts
par-dessus les obstacles
qu’elle s’est choisis

ses cheveux libres
sur le plomb
du ciel

étincelles
d’or

22/08/2010 18:54


vendredi 20 août
"suppression des niches fiscales"

"Ils veulent tous affirmer qu'ils sont vivants, mais pas un seul n’est capable d’en apporter la preuve » JEAN-PIERRE MARTINET
L'ombre des forêts

très bonne remarque ! remarquable remarque ! à premiere lecture
parce qu’à seconde lecture quelque chose «pêche » dans le raisonnement
puisque « raisonnement » il y a (le « connecteur logique » - d’opposition – « mais »-  en est la marque textuelle)
pourquoi « prouver » quelquechose qu’on affirme ?
sans « preuve » une affirmation est-elle fausse ?
exemple : « ce matin je fus réveillé  à 6H30  et tonitruamment par un fuckin coup de tonnerre , me suis levé , ai fait couler le café , ai allumé la radio , ai entendu  le « bulletin météo » : « beau fixe sur toute la France excepté quelques orages dans l’extreme sud est »
suis allé regardé dans mon dehors qui  n’est pas du tout dans un quelconque « extreme sud-est » : brumes très  épaisses sur les « monts » de mes alentours , pluie assez soutenue, ciel plus que grisou  et pétarade continue des éclairs ! »
quelqu’un devait manquer de « preuves » , non ?
le « monsieur météo » de la radio
ou moi !
j’ai survécu à cette matinée de fin novembre au milieu d’aout
et ce soir le ciel est tout bleu le soleil « brille »
et je ne vais surtout pas chercher des « preuves »  en consultant la météo

 

suis-je vivant ?
en ai-je une « preuve » ?

à la bonne vôtre ! (de preuve / de vie / et de santé)




« avec quelques misérables effets personnels  sur un coin de trottoir »

France inter info de 19h samedi 14 août 2010
une journaliste à propos de ROMS expulsés
et je me dis que c’est le sort commun
« frère humains … » comme disait Villon
ne laissons nous jamais autre chose
que « quelques misérables effets personnels »

quand nous sommes tôt ou tard « expulsés »
de ce monde ?

entre temps  il y a ce qu’on appelle « la vie »
la vie qu’on vit
enseveli sous des « coulées de boue »
ou au soleil couchant
d’un mont de bourgogne
ou au 67 eme étage d’un immeuble new-yorkais
avec vue sur « ground zero »

mais « quelques misérables effets personnels »
ce sera notre seule  « trace »

 vite oubliée

sous la  « coulée de boue »
du Temps

 

Les poètes ne sont pas du tout des hommes d’expérience, peu d’entre eux entrent vraiment dans la vie intérieure pour voir exactement ce qui s’y passe. Ça, c’est leur métier, mais très peu acceptent le défi de leur métier. Les grands poètes sont très rares, très peu disent des choses qui illuminent. Beaucoup se plaignent, souffrent, parlent de leur amour perdu, de leur amour trouvé

Leonard Cohen  dans les Inrocks

jeudi 12 août
NAME DROPPING  POEM

la boîte de « bonbons sève de pin  LA VOSGIENNE »
« suc des Vosges »
« ingrédients d’origine natuelle »

me sert de cendrier
pour mes roulées
de « Fleur de pays »
« mélange N°1 coupe fine »
BLOND
« american blend »

papier OCB noir
« natural arabic gum
finest quality »

avec  SLIM filtres/ filters/tips
les 14 sommets vosgiens de plus de 1 300 m sont :

je n’irai sans doute jamais
au haut de ces monts
parce que je fume trop

« Ces monts  apparaissent en contre-coup de l'effondrement rhénan, preuve d'une gigantesque faille active parmi d'autres qui fracturent l'Europe il y a soixante-cinq millions d'années au début du Tertiaire. La pression de l'orogenèse alpine née de la poussée de la plaque africaine sous la plaque européenne n'est qu'une des grandes causes de la reprise des mouvements tectoniques »
lire ça me donne envie
de m’en rouler
une
et de laisser ma tectonique  de mes plaques
se débrouiller avec ses embrouilles orogénétiques alpines

et ses « fractures »

tournetourteausols
tournemissilesolsol
tournesolsrossini

Les tournesols de Van Rorogh

 

http://www.youtube.com/watch?v=qZ3l8r2wgtg

 

lundi 9 août


 

 

ah quelle tambouille la vie
qu’on vit jours
après jours
et nuits afférentes
une jolie  jeune luthière
précède une vieille amie
qu’un crabe mord vicieusement
la lune funambule sur le fil du téléphone
et les chevaux hénissent avant l’orage
ta fille coud un « petit haut »
dans le tissu d’une ample jupe
de sa grand mere morte
et son amieJulie cueille des plantes le long des chemins
en disant « goutez monsieur c’est vraiment bon »
et le très vieux Pierrot va bientôt « rentrer » à l’hosto
pour se faire enlever des trucs malpropres
dans son anatomie
et le père de Dom la plus belle indienne à tresses brunes
que tu aies vue
vient de mourir
et tu as cherché via « michelin.fr » le chemin le plus court
pour aller au lieu de l’enterrement
et la voix de Nathalie Marchant
s’ajoute à toutes ces voix de chanteuses
qui te comblent de tu ne sais quelle aise
et il a enfin vraiment plu
pluie fine et dense pendant des heures
qui  a merveilleusement « ravigoré»
un mot que ta morte mère employait volontiers –
 fleurs  légumes arbustes arbres (tout le tralala végétal
qui t’environne plaisamment)

zavaient soif
toi aussi
comme toujours

de tout ça
y compris …

dimanche 25 juillet 2010


Roger Lahu
dépôts de bricos
Roroman



Les fenêtres
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